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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 19:27

 

Présentation de l’éditeur

HIVER 1860. Nouvelle mission pour Mary, et pas des moindres : la reine Victoria en personne fait appel à l'Agency pour découvrir qui, parmi son entourage, dérobe jour après jour les objets d'art de Buckingham.
Mais la tâche se complique : le beau James est lui aussi mandaté pour les travaux du palais, alors que sa relation avec Mary est plus tumultueuse que jamais ! Et voici qu'il met au jour un complot contre la reine... 

 

Mon avis

Je ne m’attendais pas à autant aimer ce livre ! Je ne sais pas pourquoi, j’avais déjà repéré les couvertures, belles et originales, mais j’aurais été bien en peine de dire de quel genre de livre il s’agissait en retombant dessus, le résumé ne m’était pas resté en tête bien longtemps…

 

En fait, je me rends compte qu’à chaque fois que je chronique un roman policier, je dis « d’ordinaire je n’aime pas ce genre littéraire », mais ça doit me plaire, car plus j’en lis plus j’accroche. Je crois que j’ai un faible pour les romans policiers adolescents, dans lequel le personnage principal est souvent attachant.

 

C’est le cas pour ce livre ! Et ce qui est bien, dans « The Agency », c’est qu’il y a autre chose que l’énigme que doit résoudre l’héroïne pour nous tenir en haleine. D’une part, Mary fait face à son passé en découvrant un homme qui pourrait bien être son père – disparu lorsqu’elle était toute petite – et d’autre part, ses rencontres avec James sont délicieuses, alliant joutes verbales et baisers enflammés. On ne sait pas trop sur quel pied danser avec eux et j’ai adoré leur couple !

 

Le roman baigne dans une ambiance victorienne. On passe du luxe de Buckingham Palace où Mary est employée comme domestique dans le cadre de sa mission aux rues mal famées de Londres., voire aux… égouts. Il n’y a pas énormément d’action mais l’intrigue se tient et le temps et les pages filent une fois le livre ouvert. Il y a également un sacré rebondissement pour l’Agency, cette société d’espionnage employant exclusivement des femmes et grâce à laquelle Mary a échappé à la misère lorsqu’elle était enfant.

 

Ce livre est une friandise pas cucul la praline pour un sou. Il y a du suspense, de l'humour, de l'amour, des émotions... La recette est simple mais originale, et a totalement pris pour moi ! Je n’ai pas lu les autres tomes mais ça n’a pas gêné ma compréhension de l’histoire et je compte bien les lire maintenant. Ce livre m’a rappelé « Enola Holmes » avec une toute petite dose de « Night School »... avis aux fans !

 

Mon ressenti

9/10


The Agency, tome 3 : Les secrets du Palais, de Y.S. Lee, éditions Nathan (15,50€) 

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 14:05

 

Bonjour mes petits cappuccinos (désolée mais c'est Sarah, qui est juste à côté de moi qui m'a forcée à écrire ça !),

 

En décembre dernier, j'avais participé au concours de la collection R pour lequel il fallait écrire une scène inédite entre Allie et Carter de la série "Night School". Et hier soir, j'ai appris que j'avais remporté le cinquième prix ! C'est avec grand plaisir que je partage mon texte avec vous.

 

Petite précision : j'ai intégré cette nouvelle entre les chapitres 17 et 18 du deuxième tome, donc elle paraîtra certainement incompréhensible  pour qui n'a pas lu les livres. ;-)

 

J'espère que ça vous plaira, bonne lecture !

 

~

 

 

17,5.

 

 

 

A

llie marchait dans les bois de Cimmeria, sans se presser. C’était comme une étrange balade nocturne. Elle ne savait pas pourquoi elle était là, mais elle continuait à avancer. Elle n’était pas en mission pour la Night School, elle ne cherchait rien de particulier… Dans le lointain, une horloge sonna onze coups.

Soudain, la panique monta en Allie. C’était incroyable, elle faisait une crise en plein milieu de ces bois pourtant gigantesques ! L’espace s’étirait autour d’elle, elle en avait conscience, et pourtant… C’était comme si, mentalement, un étau se resserrait autour d’elle, l’oppressant… Allie se recroquevilla sur elle-même, les bras autour des épaules. La crise de panique allait prendre le dessus sur elle… Difficilement, elle se força à se lever et à faire quelques pas pour se calmer. Au début, la sensation fut encore plus insupportable, et puis, elle diminua enfin.

Onze pas, douze pas, treize pas…

« Inspire deux fois. Expire une fois », s’admonesta-t-elle. 

Peu à peu, elle reprit ses esprits. Mais la paix fut de courte durée. Un bruit agita les fourrés, une forme serpenta parmi les buissons. La jeune fille se figea.

« Qu’est-ce que c’était que ça ? »

C’est alors que sortit d’un des bosquets, paresseusement, avant de se planter face à elle, un renard au pelage roux, la fixant de ses yeux d’un bleu glacé.

Etrangement, l’horloge se remit brusquement à sonner en coups irréguliers, résonant dans la tête d’Allie comme si un batteur de jazz s’entraînait à l’intérieur de son crâne…

 

Toc, toc, toc.

Allie se réveilla en sursaut et en sueur. La migraine lui vrillait les tempes. Se tournant vers sa fenêtre, elle aperçut un visage derrière la vitre. Réprimant un cri, elle se ressaisit et reconnut Carter. Il toquait doucement, hésitant.

Elle se composa une parade tout en se levant pour lui ouvrir. Il était minuit passé et elle était encore habillée des vêtements de Sylvain. Elle lui fit signe qu’elle arrivait dans deux minutes et, profitant de la pénombre qui empêchait Carter de voir ses vêtements, elle attrapa son peignoir bleu marine aux armoiries de Cimmeria et se couvrit du mieux qu’elle put avec.

Allie débarrassa son bureau de devoirs inachevés qu’elle déménagea sur son lit, alluma sa lampe de bureau et ouvrit enfin à Carter. Il entra jambes les premières dans la chambre, se laissant glisser sur le bureau. Ses cheveux étaient ébouriffés et il claquait des dents. Ensuite, il attrapa le visage d’Allie entre ses paumes glacées et lui déposa un léger baiser sur les lèvres.

-         Salut. Tu m’as fait attendre.

-         Salut.

-         Comme je ne t’ai pas vue ce soir, au dîner, j’étais venu prendre de tes nouvelles.

Allie resserra les pans de son peignoir autour d’elle.

-         Oh, euh, je ne me sentais pas très bien, je suis rentrée pour me reposer et je me suis endormie comme une masse. Je viens de me réveiller. 

« Encore un mensonge », songea-t-elle. « Serait-ce enfin le dernier ? Probablement pas… »

-         Désolé.

-         Non, ce n’est pas grave. Je… je suis contente de te voir. 

Carter baissa les yeux et remarqua le pantalon de pyjama d’Allie, ou plutôt, de Sylvain. Il fronça les sourcils mais ne fit aucun commentaire. Impossible qu’il le reconnaisse, même s’il était un peu trop grand pour la jeune fille.

Au lieu de ça, il l’attira contre lui et l’embrassa avec plus de passion.

« Se pourrait-il qu’il sente l’odeur de Sylvain sur moi ? » craignit-elle.

Même si les pensées d’Allie étaient à des années lumières du moment présent, envahie par la culpabilité, elle agrippa les cheveux de Carter et lui rendit son baiser. Puis le jeune homme s’écarta et lui demanda d’un air soucieux :

-         Alors, comment ça s’est passé, avec Sylvain ?

« Voilà probablement la véritable raison de sa visite... »

-         Plutôt bien. Nous sommes allés dans une salle de classe et je n’ai pas eu droit à des questions auxquelles je ne voulais pas répondre. Ah, il m’a quand même posé une question sur Lucinda.

Elle pouvait bien lui dire ça, non ? Les bras de Carter, refermés autour des épaules d’Allie, se crispèrent. Elle tenta de le rassurer.

-         Il m’a simplement demandé le nom de ma grand-mère. Je ne pouvais pas lui mentir.

« C’est pourtant ce que tu t’apprêtes à faire, en omettant volontairement de lui dire que tu es allée dans la chambre de Sylvain… Même s’il ne s’est rien passé avec lui, sauf si on tient compte de nos plans pour rejoindre Christopher, demain, à minuit, et dans le dos de tout le monde… »

-         Allie ?

-         Excuse-moi. J’avais la tête ailleurs.

-         Je te demandais si Sylvain n’avait rien tenté.

Allie soupira.

-         Carter, tu sais très bien que Sylvain ne me ferait pas de mal.

-         Oui, c’est ce que tu me disais déjà l’été dernier.

-         Tout ça, c’est du passé, Sylvain a changé. Il… il m’a sauvé la vie, tout de même !

Les yeux de Carter lancèrent des éclairs. Il lâcha brutalement Allie, qui en frissonna.

-         Ah oui, c’est vrai, Sylvain t’a sauvé la vie, répéta-t-il sur un ton sarcastique.

Allie se rapprocha de Carter et passa ses bras autour de son cou.

-         Je ne veux pas qu’on se dispute.

Il s’adoucit, sans pour autant redevenir complètement celui dont Allie était tombée amoureuse.

-         Moi non plus, dit-il néanmoins.

Il semblait se retenir d’ajouter quelque chose.

-         Je vais te laisser, alors, si tu ne te sens pas bien, finit-il par dire, mais Allie savait qu’il y avait autre chose.

-         D’accord, murmura-t-elle, à nouveau envahie par la culpabilité.

Elle avait beau ne pas se sentir mal physiquement, la simple pensée de passer du temps avec Carter tout en lui mentant davantage, car elle ne pouvait que s’enfoncer dans ses mensonges, lui donnait la nausée. La lettre de Christopher lui brûlait la cuisse à travers la poche de son pyjama, enfin, du pyjama de Sylvain, plutôt.

-         On se retrouve au réf’ demain matin ?

-         Oui, répondit-elle.

-         Tu es sûre que ça va aller ? Tu es bizarre. Tu ne veux pas que je t’emmène à l’infirmerie ?

Allie, qui avait baissé les yeux sur ses pieds nus, releva la tête et sourit timidement à Carter.

-         Non, non, ne t’inquiète pas.

Carter avait l’air déçu par son attitude. Allie espérait qu’il la mettrait sur le compte du fait qu’elle n’était pas dans son assiette, mais elle savait qu’elle se berçait d’illusions. Une distance s’était installée, et continuait à prendre du terrain, entre Carter et elle.

Comme pour l’annuler, elle fit quelques pas vers son petit ami. Ce fut alors que l’enveloppe ivoire glissa doucement de sa poche pour tomber comme une feuille morte sur le sol. Un peu trop rapidement pour ne pas que ça paraisse suspect, mais pas assez vite pour devancer Carter, Allie s’accroupit pour la ramasser. Il lui tendait déjà l’enveloppe, les sourcils froncés, guettant sans doute une explication. Il baissa les yeux sur l’enveloppe où le nom d’Allie était inscrit d’une belle écriture manuscrite.

La jeune fille s’efforça de faire disparaître de son visage toute trace d’anxiété et prit l’enveloppe des doigts de Carter.

-         Merci. C’est… un mot de Zoé.

Elle se serait donné des baffes. Elle fourra l’enveloppe dans sa poche, l’air faussement nonchalant.

-         Oh, vous vous entendez mieux maintenant ?

-         Oui, beaucoup mieux.

Allie appuya ses propos d’un sourire.

-         Et toi, avec Julie, ça va ?

-         Impeccable.

-         Super.

Après un silence et un baiser, Carter reprit :

-         A demain, Allie.

-         A demain.

Le jeune homme se retourna et, sans un mot, il se glissa par la fenêtre restée entrouverte avant de s’évanouir dans la nuit pour regagner son dortoir par le toit. Dehors, l’air était glacial mais le sol sec. Quand viendrait la neige, et avec elle, les traditionnelles batailles de boules de neige ? Allie ferma les yeux et huma l’odeur musquée de la nuit. Puis, après avoir retiré ses devoirs de son couvre lit bleu-marine, elle ferma sa fenêtre et ses rideaux et retourna sous ses épaisses couvertures. Elle relut encore quelques fois la lettre de Christopher qu’elle avait trouvée sur son bureau la veille.

« Comment aurait réagi Carter si je lui en avais parlé ? », s’interrogea-t-elle encore une fois. 

La réponse était évidente. Carter était trop protecteur vis-à-vis d’elle. Il lui aurait interdit d’y aller, même accompagnée, avant de s’emparer de la lettre pour la donner à Isabelle. Leur directrice aurait alors pris la décision de surveiller Allie pour empêcher qu’elle ne se rende dans les bois et, pire que tout, elle aurait ordonné à Raj Patel et à sa bande de kidnapper Christopher. Et que serait-il arrivé de lui, alors ? Allie préférait ne pas l’imaginer.

Elle songea au fait que Carter avait parlé d’elle à Gabe. Il avait fait ça dans son dos, ne le lui avait révélé qu’il y a peu de temps. Ne pouvait-elle donc pas lui cacher des choses, elle aussi ? Peut-être lui avouerait-elle plus tard… si tout se passait bien.

Allie avait besoin de voir son frère, besoin de lui parler. Elle devait comprendre pourquoi il s’était rangé du mauvais côté, pourquoi il l’avait abandonnée, elle, sa petite sœur… Elle ne voulait pas que quelqu’un ou quelque chose lui mette des bâtons dans les roues.

Alors qu’elle relisait la lettre écrite sur du papier de luxe pour la énième fois, s’y accrochant comme à une relique, les yeux d’Allie commençaient à fatiguer. Elle tenta alors de se rendormir, non sans difficulté. Le reste de son corps était empli d’une sorte de stress mélangé à la sensation d’avoir commis une faute, pas vraiment plus rassurante…

 

Les brindilles craquaient sous ses pas en un bruit assourdissant dans le silence de la nuit. Allie accéléra jusqu’à ce que les arbres autour d’elle deviennent flous. La pleine lune éclairait leurs branches saupoudrées de neige. Quelque part au loin, une horloge sonnait les douze coups de minuit.

Sans s’en rendre compte, elle s’était dirigée droit vers le cimetière. Plutôt que d’y entrer, elle s’approcha de la berge du ruisseau juste à côté. Elle ne prenait plus aucune précaution. Elle se fichait pas mal de faire du bruit à présent, elle savait pourquoi elle était là. Elle était anxieuse mais n’avait plus peur. Elle se sentait en sécurité, étrangement. Allie se rapprocha davantage du bord du ruisseau, scrutant la rive opposée vierge de toute trace de pas. Une brise la fit frémir et elle s’avança encore un peu. Soudain, emportée par son élan, elle trébucha dans la neige et manqua de tomber dans le ruisseau gelé. Elle retrouva son équilibre juste à temps et, quand elle leva les yeux, il y avait maintenant quelqu’un en face d’elle. L’eau les séparait comme une frontière de glace. La pleine lune sortit de derrière un nuage et éclaira la silhouette d’un jeune homme. Mais il ne s’agissait pas de Christopher, comme Allie l’escomptait. C’était Carter, un sourire mauvais sur les lèvres.

 

Allie se réveilla en criant. Son réveil indiquait trois heures et demie du matin. Sa lampe de bureau était restée allumée et la lettre de Christopher gisait sur le sol, à côté de son lit. Elle la ramassa et la glissa entre les pages de son livre d’histoire, resté ouvert sur son bureau avant d’éteindre et de se rendormir.

 

Quand Allie sortit du sommeil pour de bon, quelques heures plus tard, elle bondit de son lit. Il était déjà presque neuf heures. Elle ôta son peignoir et prit son nécessaire de toilette. Elle ne croisa personne, ni dans le couloir, ni dans la salle d’eau. En prenant une douche rapide mais brûlante, elle songea à sa conversation d’hier avec Carter. Ils avaient beau ne pas s’être disputés, une étrange impression continuait à la tourmenter. Quand Allie revint dans sa chambre, elle décida de cacher la lettre dans son armoire. Elle allait arrêter de la transporter sur elle. De toute façon, elle n’avait même plus besoin de la sortir de l’enveloppe pour la relire, elle en connaissait chaque mot par cœur. Et malgré les risques contenus dans chacun d’eux, Allie était convaincue que son choix d’aller à la rencontre de son frère était le bon, quoi qu’en dise Sylvain ou quoi que Carter aurait pu en dire, s’il avait été au courant.

 


~

 

PS : pour découvrir celle de alittlematterwhatever qui a remporté la troisième place, cliquez ici, pour celle de Clèm (deuxième place), ici et celle d'Emilie (première place), ici

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 12:28

 

Présentation de l’éditeur

Peut-on tomber amoureux en seulement un jour ? Un voyage vers la connaissance de soi-même et le grand amour par l’auteur de « Si je reste ». Allyson "Loulou" Healey, sage Américaine, rencontre Willem de Ruiter, acteur hollandais ténébreux lors d’une représentation théâtrale en Angleterre. Une étincelle se produit. Elle le suit alors à Paris où ils vont passer une journée inoubliable. Mais, le lendemain matin, quand elle se réveille, Willem a disparu.
Allyson commence alors un long voyage afin de guérir de son premier chagrin d’amour, se libérer de ses chaînes et, un jour, retrouver l’amour. « Pour un jour avec toi » est le premier tome d’un duo de romans romantiques. L’histoire de Willem, « Pour un an avec toi », en écho à celle d’Alysson, paraîtra à la rentrée 2013.

 

Mon avis

Le hasard a voulu que le jour où j’ai reçu ce livre, avant même de le commencer, j’avais posté en guise de statut Facebook : « Exercices de math ou lire "Pour un jour avec toi" ? Telle est la question... » (même si, finalement, une migraine aura eu raison de l’un comme de l’autre projet mais ça c'est une autre histoire) et acheté le DVD « Shakespeare in love » qui était en réclame au supermarché.

 

Et dès les premières pages du livre, je me suis rendu compte qu’on citait aussi bien la phrase culte que le film, et pour cause, le livre mentionne pas mal de pièces du célèbre dramaturge anglais, qui ont leur place dans l’intrigue. Dernière coïncidence : l’élément central du livre est un voyage à Paris, et j’y pars justement cette année avec l’école…

 

C’est pour ça et pour d’autres raisons que je pense que ce livre a été un « accident » pour moi (ceux qui ont lu le livre comprendront). Je me suis en plus retrouvée dans le caractère d’Allyson, pas débrouillarde pour un sou. Je ne vais pas passer cette chronique à me psychanalyser, mais peut-être que ce livre pourra, en plus d’être une lecture agréable, vous apporter quelque chose de fort comme il l’a fait pour moi.

 

Je n’ai vraiment, vraiment pas l’impression d’avoir passé le weekend durant lequel j'ai lu ce livre en Belgique. J’ai bouclé mes devoirs le plus vite possible pour me plonger dans ma lecture et, même si j’ai eu fini le livre trop rapidement à mon goût, j’ai l’impression d’avoir fait plein de choses, comme si j’avais partagé le voyage avec l’héroïne, et même plus, vécu son voyage.

 

Le roman démarre sur les chapeaux de roue, par une escapade imprévue et romantique. Allyson, jeune fille réservée et peu débrouillarde, décide pour une fois de dire « oui à la vie ». Et, par conséquent, dire oui à Willem, un Hollandais rencontré grâce à une représentation manquée d’ « Hamlet » à Stratford-Upon-Avon, quand il lui propose de passer un jour avec lui avec Paris. En sa compagnie, Allyson devient Loulou, plus téméraire, mieux dans sa peau.

 

Aussi, quand Willem disparaît le lendemain matin de cette journée fantastique, Allyson est déboussolée. Elle ne parvient pas à se reconstruire, et ce n’est pas seulement une histoire de garçon, elle n’arrive pas à supporter son « vrai elle » et, à l’université, reste sur le carreau et passe de résultats brillants à une moyenne médiocre. En plus de cela, il y a la pression de ses parents, qui la voient devenir médecin, et ses relations battant de l’aile avec son amie d’enfance. Allyson va essayer de rebondir, et elle ne sera pas toute seule pour ça. J’ai adoré le personnage de Dee, un acteur né, avec une personnalité vraiment intéressante.

 

Je crois, non, je suis certaine, que ce livre m’a apporté plein de choses. La journée d’Allyson à Paris a changé sa vie et est susceptible de changer celle de pas mal de lecteurs. A partir de là découlent une série de voyages, de questions, de réponses, de doutes, de tristesse, de joie, de rencontres… Et, surtout, une évolution énorme.

 

J’avais hésite à lire ce livre en anglais et, finalement, j’ai préféré attendre un peu plus longtemps pour avoir la version française et ne pas perdre une miette du texte (et je trouve ça très agréable soit dit en passant que Marie-France Girod soit la traductrice de tous les romans de Gayle Forman).

 

Il faut dire que, sur les trois livres que j’avais lu de cette auteure, un est mon livre préféré, un autre un coup de cœur et le troisième a récolté cinq étoiles de ma part sur Goodreads. Cette quatrième découverte rentre dans la catégorie des coups de ♥. Je trouve que tous les livres de Gayle Forman sont des sources d’inspiration et c’est pour ça que j’adore ce qu’elle fait.  « Pour un jour avec toi », quant à lui, donne envie de prendre le premier avion ou train venu et de dire « oui » à la vie. Vivement le deuxième tome !

 

Mon ressenti

9,5/10


Pour un jour avec toi, de Gayle Forman, éditions Kero (17,90€) 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:59

Tess

 

Présentation de l’éditeur

La jolie Tess est d'une fraîcheur à faire chavirer tous les cœurs. Surtout celui de son prétendu cousin, Alec. Mais l'odieux personnage n'est qu'un imposteur… et un profiteur ! Lorsqu'il séduit la jeune fille puis la déshonore, la belle se promet une chose : ne jamais se marier. Jamais ! Jusqu'à ce qu'elle rencontre Angel. Éduqué, riche, généreux. Tess succombe, résiste, doute. Sera-t-elle à jamais poursuivie par son inavouable passé ? Ou se pourrait-il qu'Angel la sauve de sa destinée ?

 

Mon avis

J’ai beaucoup entendu parler de ce roman – et pour cause, il s’agit d’un classique de la littérature anglaise – mais sous le nom de « Tess d’Urberville ». Avec cette réédition à la jolie couverture, le titre est devenu « Tess », preuve qu’il s’agit d’une version abrégée. Et je dois dire que ça m’a un peu perturbée dans la mesure où j’avais un peu peur de « ne pas tout lire ». Mais, au final, je n’ai pas la sensation d’avoir zappé une partie de l’histoire. Tout se suit, il n’y a pas de flou, pas de blanc ; j'ai lu le début en anglais et la traduction m'a semblé très fidèle… et en plus, il fait tout de même 445 pages. Donc, si vous aviez peur de passer à côté du livre à cause de cela, n’ayez crainte ! (^-^)

 

Je n’ai pas non plus eu l’impression qu’il s’agissait d’une version simplifiée pour plaire aux jeunes. J’ai d’ailleurs dû un peu m’accrocher au début parce que, j’ai beau aimer les belles phrases et le style propre à l’époque durant laquelle le roman a été écrit, s’il ne se passe pas grand-chose, la lecture devient lourde et parfois indigeste. Et au début, je m’ennuyais un tout petit peu. Heureusement, le récit a repris du poil de la bête.

 

Alors, non, « Tess » n’est pas un livre plein d’action, mais il s’y passe plein de choses au niveau de la psychologie des personnages. Tous sont admirablement créés. Il y a beaucoup de dialogues en plus, les chapitres sont courts et le livre est divisé en sept parties. Je pensais que c’était propre aux livres d’aujourd’hui, j’ai d’ailleurs cru au départ que ça faisait partie de la réédition, mais non, j’ai été vérifier. (^-^)

 

Mais de quoi parle ce roman ? Il raconte la vie de Tess, jeune fille de la campagne, à partir du jour où son père apprend qu’il descend de la famille noble des d’Urberville. A partir de cette découverte, il tentera de tirer avantage de ce statut et c’est ainsi que l’aînée de ses filles – Tess – se retrouve à frapper à la porte d’une de ses riches parentes. Mais ce n’est pas elle qu’elle trouve sur place mais son fils, Alec. Tess étant d’une beauté sans pareille, il se met en tête de la séduire. A force de ruses, il parvient à l’attirer dans la maison de sa mère. Ce que Tess ignore, c’est qu’il n’est qu’un imposteur, et qu’il va parvenir à abuser d’elle dans un moment de faiblesse. La vie de la jeune fille en sera bouleversée.

 

D’un côté, elle est victime de sa nouvelle et mauvaise réputation dans son village où les bruits courent à la vitesse de l’éclair. De l’autre côté, elle est prisonnière de son secret pour ceux qui n’ont pas eu vent de l’affaire. Elle décide alors de ne jamais se marier. Mais quand Tess rencontre Angel, ses certitudes sont remises en question… Tess s’en veut horriblement pour une faute qu’elle n’a pas commise et hésite à avouer son passé à Angel. Elle va jusqu’à mettre d’autres jeunes femmes en avant pour lui éviter de l’aimer et d’être malheureux…

 

Tess est une héroïne qui m’a profondément touchée. J’avais mal au cœur pour elle, mais même si je savais qu’elle n’était pas coupable, je comprenais qu’elle puisse douter à ce point. Je n’avais pas envie de la secouer comme ça m’arrive quand les héroïnes tergiversent trop. Ici, j’ai trouvé ça terriblement justifié – et terrible tout court.

 

Les descriptions créent l’ambiance de la campagne anglaise à l’ère victorienne, aux antipodes du malheur de Tess. Cette dernière voyage beaucoup, nous fait découvrir de nouveaux paysages, mais on reste dans sa tête, pour l’essentiel. Ce qui n’empêche pas les rebondissements : parallèlement à la lente évolution de chaque personnage (même si tous n’arrivent pas au bout de cette évolution…) il y a des éléments que l’auteur distille à merveille : des superstitions et des pressentiments qui nouent le ventre et laissent le lecteur angoissé mais impatient de connaître le fin mot de l’histoire.

 

Il y a quelque chose de terriblement moderne dans ce livre, par rapport au parti que prend l’auteur pour les femmes, dont la vie est beaucoup plus régie par les contraintes de la société que celle des hommes ; un événement peut bousculer toute leur vie alors qu’il n’entacherait pas celle des hommes. J’ai également remarqué qu’il y avait de multiples allusions aux étoiles et c’est un détail que j’ai apprécié.

 

L’issue ne m’a pas laissée indemne mais reste magnifique à mon sens pour son côté symbolique. Si ce livre est avant tout l’histoire d’une femme dont la vie a tourné autour du malheur à cause d’un seul événement, il s’agit aussi d’une histoire d’amour maudite mais très belle. Ce n’est pas un livre facile à lire car il y a beaucoup de tristesse entre ses pages, mais il n’est pas non plus difficile dans le sens où il est très agréable à lire et brillamment construit.

 

Mon ressenti

9,5/10

 

Tess, de Thomas Hardy, éditions Hachette jeunesse, collection Black Moon (18€) 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 22:35

 

Présentation de l’éditeur

En route pour le pays des Hamburgers ! Georgia embarque Jas, sa meilleure copine, dans une folle virée familiale dans la ville d'Elvis. Elle compte bien retrouver là-bas Massimo, l'Italien de ses rêves. C'est quand même pas si grand que ça, l'Amérique !... La suite du journal de Georgia : toujours aussi tonique, mordant et drôle ! 

 

Mon avis

En finissant ce sixième tome du Journal de Georgia :

 

1)      Je me dis que je suis de plus en plus Team Dave la Marrade.

2)      Je suis satisfaite du fait que Georgia soit moins méchante mais encore plus folle.

3)      Je commence seulement à saisir l’origine du titre, mais il me perturbe, je suppose qu’il est lié au problème de Georgia mit ses croquenots, mais ça m’évoque plutôt Montélimar, et comme Georgia est partie à Memphis dans ce tome… C’est sehr sehr perturbant.

4)      Je parle façon Georgia, comme vous avez déjà dû le remarquer.

5)      J’ai la chanson de Libby, la petite sœur de Georgia, « Panpan cucul », sur l’air de « Sex bomb » de Tom Jones en tête.

 

Je crois que ce tome-ci fait partie de mes favoris, même si le premier reste indétrônable. Je pense aussi qu’il est incompréhensible pour qui n’a pas lu les tomes précédents, non pas parce qu’il se passe plein de trucs d’un tome à l’autre ou que l’intrigue soit très complexe (admettons-le : il ne se passe pas grand-chose d’autre que des raccords maquillage au service Pipi & cie ou des moments de philosiphitude sur Scooterino seulabre dans le paddock de l’héroïne) mais parce que le langage de Georgia devient de plus en plus fourni… (J’ai essayé de vous donner un exemple dans cette chronique, mais en même temps, ce n’était pas très difficile vu que j’ai des pensées intempestives en langage Georgia !)

 

Néanmoins, le voyage au Pays-du-Hamburger-en-Folie, même s’il est moins important et plus court que je ne le pensais, offre un rafraîchissement bienvenu !

 

En gros, cette série est géniale, complètement déjantée, mais géniale. Merci à Manon pour ce prêt ! Et pour finir, je laisserai la parole à Libby : « Panpan culcul, panpan culcul, popo et cucul !!! ».

 

Mon ressenti

9/10

 

Le journal intime de Georgia Nicolson, tome 6 : Escale au Pays-du-Nougat-en-Folie, de Louise Rennison, éditions Gallimard jeunesse, collection Pôle fiction (6,70€) 

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 20:31

 

Présentation de l’éditeur

En arrivant à Venise pour y démarrer une tournée européenne avec son groupe de rock, Perry croyait assurer. Il s’apprête à rencontrer le directeur d’une grande maison de disques et a même entamé une relation avec Paula, leur manager. Mais c'était sans compter avec la présence en ville de Gobija, une charmante et sulfureuse tueuse à gage venue d'Europe de l'Est. Car cette fille-là, quand elle a décidé que vous mordrez à son hameçon, elle ne vous lâche plus. Et votre paisible tournée se transforme en une course poursuite déjantée sur les canaux de Venise, sous les yeux des touristes ébahis. Et gare à vous si vous tentez de résister, car les balles risquent de siffler à vos oreilles !

 

Mon avis

Surprenant, ce livre l’est du début à la fin. Quand je me suis rendu compte qu’il s’agissait du deuxième tome d’une série, pourtant, j’ai eu un peu peur. Mais si cela n’est pas explicite c’est bien parce que ce tome peut se lire indépendamment du deuxième – même si, maintenant, j’ai très envie de lire le premier (^-^). Il n’y a qu’à la fin qu’un personnage que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam, et qui n’a pas été resitué, a fait son apparition, mais il n’a pas d’importance dans le récit, c’est donc passé comme une lettre à la poste.

 

S’il y a quelque chose que j’ai adoré d’emblée, ce sont les titres de chapitres : des titres de chansons qui tombent à pic, vraiment à pic, on s’en aperçoit quand on a fini le chapitre. Des titres bien rock étant donné que notre héros est bassiste dans un groupe.

 

Les chapitres sont courts et rythment un récit déjà endiablé au départ. Perry Stormaire, 18 ans, se trouve aux portes de la gloire ; George Armitage, un producteur célèbre, s’intéresse de très près à sa carrière et lui permet de partir en tournée. Mais lorsque Perry rencontre pour la seconde fois de sa vie Gobi, une… tueuse à gages, il ne lui arrive plus que des péripéties et ses rêves sont sur le point de partir en fumée.

 

Il n’y a aucun temps mort dans l’histoire, une fois que Perry retrouve Gobi, ils se mettent à fuir, les autorités à leurs trousses. Gobi tente de mener à bien sa sinistre mission et si Perry avertissait la police, elle serait dans de sales draps. Lorsque la famille de Perry est impliquée aussi, leurs destins se lient encore plus… Et, même si Perry sortait avec Paula, un personnage pesant son lot de surprises d’ailleurs, il n’est pas insensible au charme de sa compagne de voyage…

 

Étant une fille, j’ai plus facile à m’identifier au narrateur lorsqu’il s’agit d’une fille (quoique, parfois, dans certains romans, il serait préférable qu’une autre fille ou un garçon prenne la place de la narratrice. Bref.) mais j’ai adoré Perry. Il est timide et maladroit, mais pas trop. Il se réveille quand il le faut et, même s’il est beaucoup couvé par Gobi, cela ne m’a pas dérangée… J’aime quand c’est un personnage qui mène la danse. :-) On apprend aussi des choses étonnantes au sujet de cette jeune femme, et je me suis attachée  très rapidement à ce duo improbable. Chacun a eu sa dose de malheurs mais reste enjoué et attachant.

 

Si j’ai un regret, c’est que la couverture et le résumé laissent sous-entendre que l’intrigue se déroule à Venise, une ville que j’ai visité cette été et adorée, alors que, finalement, on n’y a droit qu’au début du roman. Les voyages de Perry et Goby ne m’ont pas dérangée mais je suis un peu perplexe quand je compare l’idée que je m’étais faite du livre, et que beaucoup ont dû se faire, par rapport à ce qu’il en est réellement.

 

Mais ça n’enlève rien à la qualité de ce thriller pour ados, à part ça, on va de révélation en révélation, les personnages sont typés et intéressants, on sourit à plusieurs reprises… Une histoire complètement folle mais vraiment agréable à lire. Je recommande !

 

Mon ressenti

8,75/10

 

Go just go, de Joe Schreiber, éditions de La Martinière jeunesse (16€)

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 16:17

FEVRIER

 

Hello,

  Voilà, le dernier jour du mois le plus court arrivé, et l’heure est au bilan…

 

~

 

[Lecture scolaire]  1. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, d’Eric Emmanuel Schmitt (3/5)

 

2. Paradise, tome 2 : Retour à Paradise, de Simone Elkeles (4/5)

 

3. Quantic Love, de Sonia Fernàndez-Vidal (4,5/5)

 

4. Rouge est l’océan, de Cat Hellisen (4/5)

 

5. La solitude des nombres premiers, de Paolo Giordano (3/5)

 

6. Pour toi je décrocherai la lune, de Gregory Hughes (4/5)

 

7. Le magicien du pharaon, d’Alain Grousset (2,75/5)

 

[Lecture en VO]  8. Perfect Chemistry, de Simone Elkeles (5/5)

 

9. The Lying Game, tome 1 : Tu es moi, de Sara Shepard (5/5)

 

10. Bloody Valentine, de Melissa de la Cruz (3,5/5)

 

[Album] 11. New York, de Miroslav Sasek  (4,5/5)

 

12. Un jeu interdit, de L.J. Smith (4,5/5)

 

13. Mon Journal Intime, de Lisa Azuelos (3/5)

 

14. Pour un jour avec toi, de Gayle Forman (6/5) [Chronique à venir]

 

15. Le journal intime de Georgia Nicolson, tome 6 : Escale au Pays-du-Nougat-en-Folie, de Louise Rennison (4,5/5) [Chronique à venir]

 

16. Zombies don’t cry, de Rusty Fischer (4/5) [Chronique à venir]

 

~


  Que de bonnes lectures ! Un méga coup de dont la chronique mijote depuis quelques jours (« Pour un jour avec toi ») et deux autres moins passionnels mais à peine, dont un livre en VO. :-)

 

Et pour vous, février a-t-il été bon ?

 

HanaPouletta

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 14:33

Zombies Don't Cry (Living Dead Love Story, #1)

 

Présentation de l’éditeur

Règle n°1 : Ne jamais sortir avec quelqu'un sans l'avoir présenté à mon père.

 

Règle n°2 : Le couvre-feu est fixé à 23 heures - non négociable.

 

Règle n°3 : Ne. JAMAIS. Faire le mur.

 

Pourquoi personne n'avait précisé qu'un enfreignant ces trois règles à la fois, même pour un garçon canon, on risquait tout simplement sa vie ? Parce que je vous parle, mais en fait, je crois que je suis morte ...

 

Mon avis

La quatrième de couverture laisse présager un roman un peu barré, un mélange entre le livre de zombies et la chick-lit. Et au final… Le livre s’est avéré encore plus décalé que je ne le pensais ! Parfois, j’étais un peu déboussolée, mais je me ressaisissais vite. J’ai été surprise par le fait que même quand il se passe des choses tragiques, il y a une petite phrase qui vient contrebalancer la tristesse… Ce manque d’émotion est étonnant mais il fait partie de l’atmosphère du livre. Il n’y a rien de sérieux, sauf à la fin, qui promet de laisser davantage de place pour les sentiments dans la suite (parce qu’il y aura un tome 2).

 

Ce qui est complètement fou également, c’est la version revisitée du mythe des zombies. L’auteur a créé une « nouvelle théorie de la transformation des zombies » : ils sont frappés par la foudre. C’est ce qui est arrivé à Maddy. Mais attention, si un zombie est frappé par la foudre une nouvelle fois… Il meurt à nouveau.

 

En plus de cela, il y a différents types de zombies. Il y a donc ceux qui sont frappés par la foudre, les gentils, gouvernés par les Anciens et dont la vie est dirigée par « Le Guide » ; et les méchants zombies qui mordent les humains, c’est ainsi que le virus se propage – ou mangent leur cervelle.

 

Je ne crois pas que le but du livre soit d’expliquer toute l’origine de ces clans de zombies, mais j’espérais en savoir plus, il reste pas mal de zones de flou. L’auteur distille ici juste assez d’infos pour titiller la curiosité des lecteurs, sans pour autant donner toutes les réponses (parce qu’il y aura un tome 2 bis).

 

A cause des Serks, peu à peu, la ville de Maddy est contaminée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur n’est pas avare de rebondissements ! Il n’y a pas d’intrigue à suspense et pourtant, plein de choses auxquelles je ne m’attendais pas. Par contre, même si les citer serait un spoiler, il y a des passages où j’ai trouvés les réactions des personnages illogiques, au-delà de ce « manque d’émotion » dont je parlais plus haut… Dommage !

 

Pour ce qui est des détails gore, et bien, il y a franchement pire, mais si les zombies vous dégoûtent au départ, mieux vaut passer votre chemin (même si je pense que si c’était le cas vous ne seriez pas en train de lire la chronique d’un livre dont le titre est « Zombies don’t cry » ; je crois donc que vous êtes plutôt bien partis).

 

Si le côté humoristique de ce roman m’a rappelé « J’ai embrassé un zombie (et j’ai adoré) », je l’ai préféré à celui-là. Je l’ai trouvé plus drôle et les personnages sont très attachants, pas trop stéréotypés. Mes chouchous sont Maddy et Dane.

 

En quelques mots, j’ai dévoré « Zombies don’t cry » comme Maddy s’est jetée sur de la cervelle fraîche après son Eveil… Excusez la comparaison. ;-) A éviter si vous aimez les zombies purs et durs et à ajouter d’urgence à votre wishlist si vous aimez à la fois les zombies et les livres qui ne se prennent pas au sérieux !

 

Mon ressenti

9/10

 

Zombies don’t cry, de Rusty Fischer, éditions J’ai Lu (14,50€)

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 17:40

 

Synopsis

Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes.
Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle.
Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret.
Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres…

Source : Allociné 

 

Mon avis

A chaque adaptation d’un roman en film, je saute de joie. Je sais que j’ai des raisons d’avoir peur mais je suis généralement optimiste. Et « 16 Lunes » n’ayant pas été un coup de cœur absolu, je ne risquais pas grand-chose. Néanmoins, j’avais apprécié ma lecture et espérait apprécier le film aussi.

 

Alors… comment dire ? Je ne l’ai pas détesté. Je ne me suis pas ennuyée comme un rat mort. Mais je l’ai trouvé long quand même. Deux heures pour ça ? Et pourtant, tout s’enchaîne très vite… trop vite. Ethan rêve d’une fille ? PAF, scène suivante, il la rencontre, PAF il va chez elle, PAF elle a des pouvoirs magiques, PAF Lena est maudite… Et ainsi de suite jusqu’à la fin, sans qu’on s’attarde ni qu’il y ait un gros chamboulement dans l’histoire.

 

Je ne sais pas vraiment comparer le film au livre à ce niveau, l’ayant lu il y a bien trois ans. Mais je crois pouvoir me dire sans me tromper que la fin a été changée. Et les personnages aussi, mais j’y reviendrai plus loin.

 

Il n’y a aucune scène particulièrement mémorable, pas d’émotion, pas d’action (mais bon, il n’y en avait pas vraiment dans « Twilight » non plus. Oups ! Je m’étais dit que je ne comparerais pas, comme les médias se plaisent à le faire), pas de soundtrack qui déchire, pas d’acteurs charismatiques…

 

Ah, venons-en, aux acteurs. Ethan pour commencer. Il est interprété par Alden Ehrenreich qui ne me convainquait pas physiquement au début pour le rôle. Alice Englert (Lena) non plus, mais elle a réussi à me faire oublier mes réticences (même si sa voix française est à se taper la tête contre les murs). Mais Alden ! Et l’ « adaptation » qui a été faire d’Ethan pour le film ! (J’y suis revenue.) Il est le stéréotype même du sportif sans cervelle, ne répondant que des conneries, et à chaque fois que le personnage est censé souffrir, être triste, surpris ou quoi que ce soit d’autre, les mimiques de l’acteur sont ridicules.

 

Je n’ai rien à reprocher aux autres acteurs, j’ai d’ailleurs beaucoup aimé la « nouvelle » Ridley (Emmy Rossum) et que dire de Jeremy Irons et Emma Thompson (respectivement Macon et Mme Lincoln) ? Mais ça a vraiment coincé avec Ethan et Alden pour moi. Et quand la sauce ne prend pas avec un des deux protagonistes principaux, surtout dans un film racontant une histoire d’amour… Ça fait mal.

 

Il y a quelques points positifs à souligner : il y a plus d’humour que dans le livre si je me rappelle bien, la chambre de Lena est plus spectaculaire – je l’ai adorée – et, dès la première minute du film, on parle d’un Starbucks Coffee. Mais il n'y en a pas dans la bourgade de Gatlin, ils sont trop loin de Charleston. Dommage.

 

Mon ressenti

5/10

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 21:19

 

Présentation de l’éditeur

Jenny a toujours mené une vie de rêve : des parents aimants, plein d’amis, et l’opportunité de faire tout ce qu’elle veut. Afin d’organiser la fête d’anniversaire la plus éblouissante de l’année pour son amoureux, elle décide d’offrir à ses invités une aventure dont ils se souviendront. Dans le nouveau magasin d’un quartier obscur, l’énigmatique vendeur aux yeux bleus la dirige immédiatement vers « le Jeu », une expérience unique…
Alors qu’elle construit le plateau avec ses camarades, Jenny en comprend, trop tard, les véritables règles. Ils vont devoir franchir une par une les pièces d’une demeure maléfique, affrontant au cours de ce voyage infernal leurs pires cauchemars. S’ils n’y parviennent pas avant l’aube, ils resteront emprisonnés dans la maison pour toujours.
Rester maître du jeu ou perdre la vie…

 

Mon avis

Tout d’abord, je dois dire que je ne suis pas une grande fan de L.J. Smith. Par exemple, je n’accroche pas à « Journal d’un vampire » et, même si j’avais bien aimé « Night World », voilà des années que j’ai commencé la série et que j’en suis toujours au tome un.

 

J’avais quand même envie de lui redonner sa chance et je ne l’ai pas regretté. Dans cette trilogie, elle a débridé son imagination et le résultat m’a... époustouflée.

 

J’ai d’abord lu le premier tome qui m’a filé un sacré "cauchemar" (je peux vous le raconter si vous voulez, j’adore raconter mes rêves bizarres, j’en ai plein en magasin, y a qu’à demander. Il ne s'est pas passé grand chose en fait, et si vous voulez vous pouvez zapper la fin de la parenthèse. Mais je me suis réveillée, j'ai vu de la lumière derrière mes paupières dans l'embrasure de ma porte. Je pensais que c'était quelqu'un qui voulait me tuer, j'avais super peur mais IMPOSSIBLE d'ouvrir les yeux. Du coup, j'ai voulu bouger mais IMPOSSIBLE de remuer ne serait-ce que le petit doigt. Dernier recours, je veux crier mais... attention suspense... IMPOSSIBLE d'ouvrir les lèvres. Pour finir, j'ai pensé à mon cours de yoga et je me suis concentrée sur ma respiration et... j'ai fini par me réveiller - ce qui est logique, sinon vous ne liriez pas cet article, à moins que je ne sois somnambule ou zombie, mais bref. J'ai mis un moment à me rendre compte qu'il s'agissait d'un rêve et pas de la réalité. Et je me suis également rendu compte que ce rêve ressemblait étonamment à une scène de « Un jeu interdit ». J'ai appris par après, quelques pages plus loin, qu'on appellait ça une "hallucination hypnopompique" et c'est ce qui expliquerait que certaines personnes aient l'impression de faire des "rencontres du troisième type"... Je semble m'éloigner de l'histoire mais pas tant que ça en fait *sifflote*) puis j’ai fait une pause parce que j’ai toujours peur de lire plusieurs tomes d'une série à la suite, ça me rend folle (je suppose que vous avez dû revenir avant la parenthèse pour vous rappeler de quoi au juste je parlais et je m'en excuse).

 

Je crois que j’ai bien fait – de faire une pause après le tome un – ce livre aurait vraiment pu me rendre folle, mais je n’ai pas pu résister à lire les deux tomes suivants à la suite à cause du cliffhanger de la fin du deuxième… J’avais peur que l’intrigue ne s’essouffle mais elle se renouvelle à chaque tome.

 

Dans le premier tome, on a droit à un genre de Jumanji quand Jenny achète à un étrange jeune homme un jeu étrange dans un magasin tout aussi étrange. Elle se retrouve piégée à l'intérieur, aux prises avec ses cauchemars et ceux de ses amis. Dans les suivants (ne pas lire la fin du paragraphe pour garder la surprise entière), l'horrible maison de papier a beau avoir disparu (à vous de découvrir comment), le personnage le plus troublant du livre, Julian, a recours à d'autres moyens pour faire de Jenny sa promise.

 

Les personnages sont un peu stéréotypés sur les bords mais je les ai beaucoup aimés, bizarrement, que ça soit Jenny, Tom, Michael, Audrey, Dee, Zach ou Summer. Pourtant, à partir du deuxième tome, honnêtement, ils commencent à se comporter comme des idiots. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis beaucoup attachée à cette bande d’amis ! Ils sont si différents mais si près à s’entraider, je sais, c’est vachement cucul, mais la sauce a pris chez moi.

 

Si je devais reprocher quelque chose à ce livre c’est un manque d’émotion et des descriptions superficielles à la limite du ridicule. Un personnage sur le point de sacrifier est décrit comme « super canon ». Ahem. Bon. On repassera.

 

En fait, je reproche plein de petits trucs à ce livre mais je l’ai vraiment savouré. Il y avait quelque chose dans l’ambiance, dans les frissons qu’il m’a procuré… qui m’ont rendu accro ! Une jolie brique de plus de 600 pages sans temps mort. Je suis prête à relire du L.J. Smith. ;-)

 

Mon ressenti

8,75/10

 

Un jeu interdit, de L.J. Smith,  éditions Michel Lafon (22,80€)

Aussi disponible aux éditions France Loisirs (17,50€).

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