Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:41

 

Présentation de l’éditeur

La suite tant attendue de Paradise ! Prix du meilleur roman pour jeunes adultes du Romantic Times en 2010.

 

Depuis que Caleb a quitté Paradise, huit mois ont passé. Maggie a mûri ; elle pense avoir tourné la page de leur histoire d'amour et a repris sa vie en mains. Mais quand le jeune homme réapparaît lors d'un camp d'été, soudain, ses certitudes vacillent et les émotions affluent. Se peut-il, malgré tout, qu'elle aime encore Caleb ? Et d'un amour plus riche, plus profond, plus complexe...

 

Le temps de la vérité est venu et avec lui, peut-être, celui du véritable amour.

 

Mon avis

Dur dur de sortir de passer directement à autre chose en terminant ce roman… Je suis si triste d’avoir quitté Maggie et Caleb !

 

Ce deuxième tome m’a davantage touchée que le précédent. Je trouvais que le premier n’allait pas toujours au fond des choses, j’avais l’impression que certains passages étaient survolés et c’était dommage compte tenu du fait que j’adorais l’histoire et les personnages.

 

Avec « Retour à Paradise » j’ai été servie : les émotions sont au rendez-vous et les réactions des personnages deviennent encore plus complexes. Caleb et Maggie sont à la merci de leurs démons intérieurs qui leur empêchent de vivre leur amour.

 

La première partie du livre concerne le programme RESTART que Caleb suit pour se tirer d’un mauvais pas et Maggie pour tirer un trait définitif sur son passé. Il consiste à raconter à d'autres jeunes du Middle West les conséquences de l'imprudence au volant, en sillonant les routes pendant 1 mois. Maggie et Caleb sont accompagnés de Matt, Lenny, Erin et Trish, des personnages portant eux aussi un lourd passé sur les épaules.

 

Mais les deux adolescents ne savaient pas qu’ils allaient participer ensemble à ce programme… Maggie en veut à Caleb de ne pas lui avoir donné de nouvelles pendant 8 mois mais est toujours attirée par lui… Caleb est attiré par Maggie mais ne cesse de se rapprocher d’elle pour mieux la quitter aussitôt, prisonnier d'un lourd secret.

 

Ils sont tous deux convaincus que leur histoire d’amour est vouée à l’échec : personne ne comprend leur relation entre « bourreau et victime » et, surtout, il y a ce mensonge qui plane entre et autour d’eux.

 

Il y a de nombreux rebondissements et, par moment, j’avais un peu l’impression de suivre un feuilleton télévisé à l'eau de rose, à la différence qu’il y avait toujours ces personnages que j’aimais tant et, surtout, que les thèmes abordés sont des thèmes chers aux adolescents, en ce qui concerne leurs relations amoureuses et familiales.

 

Je voulais à tout prix connaître le fin mot de l’histoire et, même si j’essayais de ralentir la cadence pour faire durer le plaisir, les pages filaient vite, trop vite...

 

Cette série, et ce deuxième tome en particulier, m'a beaucoup touchée. L’épilogue est un peu fleur bleue, mais l’ensemble m’a fait fondre. Les personnages, le lien qui les lie, leurs sentiments… Tout est réuni pour toucher et faire vibrer les lecteurs dans un tourbillon d’émotions. Je vous la conseille absolument ! Et il va sérieusement falloir que je me mettre à « Irrésistible alchimie » du même auteur...

 

Mon ressenti

9/10

 

Paradise, tome 2 : Retour à Paradise, de Simone Elkeles, éditions De La Martinière Jeunesse (13,90€)

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 15:57

JANVIER

[On prend les mêmes et on recommence ! ;)]

 

Bonjouuuuur !

 

Le premier bilan de l'année est arrivé et j'espère qu'il est annonciateur de la couleur de 2013. :)

 

~

 

1. Le journal intime de Georgia Nicolson, tome 5 : Syndrome allumage taille cosmos, de Louise Rennison (4/5)

 

2. Promise, tome 2 : Insoumise, d'Ally Condie (4/5) [Chronique à venir]

 

3. Le Demi-monde, tome 1 : Hiver, de Rod Rees (3,75/5)

 

4. L'attrape-coeurs, de J.D. Salinger (5/5)

 

5. Le chat beauté, de Florence Hinckel (3/5)

 

6. Dany dit non !, de Rachel Hausfater (3,5/5)

 

7. Où est passée Lola Frizmuth ?, d'Aurélie Gerlach (4/5)

 

8. A tout jamais, de Nicholas Sparks (4,5/5)

 

9. La forêt des damnés, tome 1, de Carrie Ryan (5/5) ♥


10. Je vais bien, ne t'en fais pas, d'Olivier Adam (2,5/5)

 

11. Phaenix, tome 1 : Les cendres de l'oubli, de Carina Rozenfeld (4,5/5)

 

12. Time Riders, tome 4 : La guerre éternelle, d'Alex Scarrow (4,5/5)

 

~

 

En somme, que de bonnes lectures ! Il n'y a que « Je vais bien, ne t'en fais pas » qui ne m'a pas plus emballée que ça, et je n'ai d'ailleurs écrit mon avis que sous forme de quelques lignes sur Goodreads. Je n'ai pas trouvé qu'il était mauvais en soi mais j'ai l'impression de l'avoir lu "en surface", le style m'a laissé une impression étrange qui ne m'a personnellement pas plu.

 

A part ça, la frontière entre "très bonne lecture" et "coup de ♥" a parfois été difficile à déterminer et mon mois de janvier fut très bon côté lecture. :)

 

Et le vôtre ?

 

HanaPouletta

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Bilans
commenter cet article
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 15:45

Alex Scarrow - Time Riders Tome 4 : La guerre éternelle.

 

Présentation de l’éditeur

Liam aurait dû mourir en mer en 1912, Maddy d'un accident d'avion en 2010, Sal dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire.

Or un nouveau bouleversement survient dans le cours du temps : Abraham Lincoln disparaît subitement de l'Histoire ! Maddy, Liam et Sal doivent le retrouver de toute urgence, car, en son absence, la Guerre de Sécession ne s'est jamais achevée !

 

Mon avis

Il est parfois difficile de chroniquer une série tome après tome car l’ambiance et les personnages restent les mêmes et… les chroniques tournent en rond, répétant à chaque fois ce qui va et/ou ce qui ne va pas.

 

Avec « Time Riders », ce problème peut être relégué aux oubliettes.

 

A chaque fois, le lecteur est embarqué dans une autre aventure, à une autre époque. Dans ce tome 4, on part en 1831 à la Nouvelle Orléans pour sauver de la mort Abraham Lincoln avant de revenir en 2001 pour avoir quelques mauvaises surprises… et finalement découvrir que la guerre de Sécession n’a jamais pris fin.

 

Il y a un climat de peur qui règne, on est plongé dans cette époque et, en même temps, l’Histoire ayant subi pas mal de modifications, on se rend compte que la civilisation est plus évoluée que nous dans certains domaines. Ce mélange est étonnant, angoissant, mais les personnages sont là pour nous offrir quelque chose de familier, nous émouvoir et même nous faire rire parfois.

 

Et si chaque tome a les mêmes ingrédients faisant mouche, il y a à chaque fois une progression : des rebondissements, des indices et, pardonnez l’expression, une fin qui laisse sur le cul. Il y a toujours un rebondissement que je n'ai pas vu venir et il reste des questions en suspens pour donner l'envie (le besoin ?) de lire le tome suivant...

 

Cette série a TOUT. Je n’ai pas un coup de cœur pour un tome en particulier, je n’ai jamais mis 5 étoiles sur Goodreads à l’un ou l’autre, mais la série en général, pour tout l’univers créé par l’auteur, pour les personnages, les vaudrait amplement.

 

Ce qui est drôle, c’est que j’ai lu le premier tome sans en attendre grand-chose, j’ai bien aimé, plus qu’escompté, mais sans en garder un souvenir impérissable. Cependant, depuis, chaque tome me rend plus addict que le précédent. J’ai l’impression d’être une Time Rider moi aussi, de voyager dans l’Histoire. Je me sens comme investie d’une mission et j’adore ça. (^-^)

 

Pourtant, d’habitude, je suis allergique à tout ce qui est trop "action" avec de nombreux combats à la clé, je n’y pige rien, pas plus aux grades qu’aux stratégies mises en place. Du coup, j’évite soigneusement les livres de ce genre. Dans le cas de cette série, l’écriture est très visuelle, les chapitres courts et les explications abordables. Et je peux vous conseiller dans ce tome la carte à la fin du livre qui m’a beaucoup aidée. (Heureusement que j’ai la sale manie d’aller jeter un coup d’œil vers la fin du livre, sinon je ne l’aurais pas vue avant de l’avoir terminé.)

 

En résumé, je suis devenue accro à « Time Riders ». J'ai l'impression que Liam, Maddy et Sal sont de vieux amis à moi et j'attends le prochain tome avec beaucoup d'impatience. A quand un film ou une série ? :)

 

Mon ressenti

9/10

 

Time Riders, tome 4 : La guerre éternelle, d’Alex Scarrow, éditions Nathan (15,50€)

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:27

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/2/1/1/9782221126974FS.gif

 

Présentation de l’éditeur

Elle a 18 ans, il en a 20. À eux deux ils forment le Phænix, l'oiseau mythique qui renaît de ses cendres. Mais avant de le devenir, ils devront se retrouver et s'unir dans un amour pur et éternel...

 

Depuis l'origine du monde, le Phænix meurt et renaît perpétuellement de ses cendres. L'être fabuleux est constitué de deux âmes sœurs. À chacune de ses résurrections, ses deux moitiés doivent se retrouver et s'aimer pour reformer l'oiseau légendaire. Car lui seul a le pouvoir d'éloigner les menaces qui pèsent sur l'humanité. Malheureusement, les deux amants ont été séparés et l'oubli de leurs vies antérieures les empêche d'être réunis... Aujourd'hui, dans le Sud de la France. Anaïa a bientôt dix-huit ans. Elle a déménagé en Provence avec ses parents et y commence sa première année d'université. Passionnée de musique et de théâtre, Anaïa mène une existence normale. Jusqu'à cette étrange série de rêves troublants dans lesquels un jeune homme lui parle et cette mystérieuse apparition de grains de beauté au creux de sa main gauche. Plus étrange encore : deux garçons se comportent comme s'ils la connaissaient depuis toujours... Bouleversée par ces événements, Anaïa devra démêler le vrai du faux, comprendre qui elle est vraiment et qui saura la compléter. Elle devra souffler sur les braises mourantes de sa mémoire millénaire pour redevenir elle-même. S'ouvriront alors les portes d'une nouvelle réalité dans laquelle amour et fantastique sont étroitement liés.

 

Mon avis

Ce livre, je l’ai repéré dès sa sortie et je mouraaaaaais d’envie de le lire. Mais, finalement, il n’aura fait son apparition dans ma PAL qu’il y a peu pour en sortir presque aussitôt. Je n’aurai pas résisté longtemps à l’appel de « Phaenix : les cendres de l’oubli »…

 

Cependant, il est dangereux de placer autant d’espoirs en un livre. Parfois, il a beau être bon, il ne répond pas à nos attentes et le rendez-vous est manqué… *soupir*

 

Bon, bon, d’accord, j’arrête de tourner autour du pot et de faire peur à ceux qui ont envie de lire ce livre pour entrer dans le vif du sujet !

 

Dans « Les cendres de l’oubli », nous faisons la rencontre d’Anaïa, dix-huit ans. Je me suis d’emblée prise d’affection pour elle : elle est réservée, aime la musique, mord les pailles de ses sodas jusqu’à les aplatir, est surnommée Ana (je pousse un peu) fait des rêves étranges (non, là, je rigole)…

 

Elle ressemble aux autre héroïnes des romans young-adult mais – et ce « mais » a toute son importance – elle s’en détache par un trait de caractère : lorsque sa vie est confrontée au paranormal et que deux garçons lui tournent autour, elle ne vire pas cruche et aveugle.

 

Certes, tout au long de ma lecture, certaines choses me paraissaient limpides et pas à elle, mais je me suis mise à sa place et je sais que si j’y avais été (on peut toujours rêver !), les théories abracadabrantes que je me formulais en tant que lectrice ne m’aurait pas effleuré l’esprit.

 

Ca pourrait valoir pour tous les autres romans où on a envie de secouer l’héroïne pour qu’elle voie ce que nous voyons, mais la différence avec Anaïa c’est qu’elle est juste… réaliste. Elle essaye de trouver une explication et l’explication est trop folle pour qu’elle l’intègre. Parce que, à bien y réfléchir, certaines héroïnes dont je ne citerai pas le nom intègrent bien vite des histoires tordues…

 

[ATTENTION SPOILER] C’est vrai qu’à la fin du livre, son choix semble bizarre, mais je pense qu’il l’a dépassée, et de toute façon c’est tant mieux sinon il n’y aurait pas eu de suite. (^-^) [FIN DU SPOILER]

 

Après avoir blablaté à propos d’Anaïa, parlons de l’ambiance du livre : Anaïa (encore elle) va à l’université, et si c’est comme ça partout, je crois que je vais revoir mes plans d’avenir ! :P En plus, la musique a une place très importante et j’ai adoré le fait qu’il y ait une playlist jointe au livre. J’ai (re)découvert de belles chansons, dont une absolument splendide : « I’m In Here » de Sia… ♥ Parallèlement à cela, les rêves d’Anaïa donnent un côté plus sombre à l’histoire, située dans ce coin de paradis qu’est la Provence…

 

Est-ce que parfois vous avez, comme moi, lu des livres avec une ambiance particulière qui vous reste au creux de l’estomac quand vous y repensez ? J’ai cette sensation avec « Harry Potter », « Twilight », « Si je reste », « Hunger Games » et bien d’autres de mes livres préférés… et pour « Les cendres de l’oubli » aussi.

 

Mais pour revenir aux personnages, au niveau des garçons, si j’ai un chouchou je ne dirai pas son nom car je considère cela comme un semi-spoiler, même s’il doit être celui de beaucoup de lecteurs(trices) qui auraient pu chroniquer ce livre. :) Garance est aussi un très chouette personnage. J’ai hâte de tous les retrouver dans un prochain tome, peut-être que je pourrai faire la rencontre « in real life » de Juliette et Simon ?

 

On connaît ces derniers à travers les statuts Facebook d’Anaïa, un des plus indéniables du livre. Les réseaux sociaux ont, sans vouloir faire de généralités, souvent beaucoup d’importance dans la vie des jeunes et Carina Rozenfeld en tient compte pour rendre son livre plus réaliste. J’ai trouvé quelques fausses notes, quelques dialogues qui m’ont semblé étranges, par rapport à la façon de s’exprimer de jeunes de dix-huit/vingt ans (les « méga-amis » par exemple, je trouve que ça fait cloche, je sais pas…), mais rien de bien grave.

 

L’histoire m’a envoûtée, elle ne laisse pas énormément de surprises – il y en a quelques unes, quand même – mais chaque passage m’a plu, aucun ne m’a semblé de trop, et elle change vraiment des autres romans y-a. Revisiter le mythe du phénix, il fallait y penser, et c’est du pur génie !

 

Côté écriture, le livre est très bien écrit et la plume d’une auteure française est une bouffée d’air frais dans cette forêt de traductions (sans vouloir cracher dans la soupe, je ne lis pratiquement que de ça, mais ça a le mérite d’être souligné).

 

En résumé (je sens que certains ont directement sauté à la conclusion ^^) : non, je n’ai pas été déçue, pas du tout. Je me demande ce que va donner la suite… Cette fois-ci, tant pis, je me jetterai dessus le plus vite possible, peu importe la longueur de ma PAL (elle est un peu comme le phénix, elle a tendance à renaître de ses cendres, mais le problème c’est qu’elle n’attend pas d’être complètement exterminée pour ce faire…) !

 

Mon ressenti

9/10 

 

[Note à moi-même : à force de ne lire que de bons livres et de leur mettre que des notes très hautes, tu vas perdre toute ta crédibilité. Tant pis. Je ne vais pas mentir, non plus.]

 

Phaenix, tome 1 : Les cendres de l'oubli, de Carina Rozenfeld, éditions Robert Laffont, collection R (17,90€)

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:13

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/7/0/6/9782070629718FS.gif

 

Présentation de l’éditeur

Mary habite un village entouré d'une clôture. Derrière, les Damnés, revenus de la mort, rôdent dans la forêt, avides de chair humaine. Promise à Harry, Mary vit une passion interdite avec Travis, le fiancé de sa meilleure amie. Pourtant, elle rêve d'un ailleurs. Mais comment franchir la Forêt des Damnés ?

 

Une envoûtante histoire d'amour post-apocalyptique dans un monde infesté de zombies.

 

Mon avis

« La forêt des damnés » est un livre très, très, très surprenant.

 

C’est d’abord l’écriture qui m’a emportée. Il y a de beaux passages sur l’espoir et les rêves que l’on poursuit et, quand il y a de l’action, elle devient plus concise pour coller au récit. En plus, je crois que c’est le premier livre depuis trèèès longtemps où je n’ai pas trouvé une seule coquille ! D’habitude j’en trouve au moins une, peut-être qu’il y en avait mais que je l’ai ou les ai loupée(s) car j’étais emportée par l’histoire, je ne sais pas... (^-^)

 

Pourtant, j’ai peur de m’ennuyer car j’ai vite compris que l’essentiel du livre allait se limiter à marcher sur un chemin cerné par une clôture retenant des zombies. Mais l’introduction m’a plu – quand Mary se retrouve chez les sœurs – car j’avais l’impression d’être l’héroïne. Comme elle, j’étais oppressée, j’avais l’impression d’être prisonnière. Je rêvais à la liberté en même tant qu’elle, à l’Océan, celui des histoires que la mère de l’héroïne racontait à sa fille…

 

Mais un instant, je dois vous prévenir. Toutes les dystopies ont, par définition, un cadre post-apocalyptique. Du coup, l’ambiance est rarement joyeuse. Mais… là… Carrie Ryan n’épargne vraiment pas ses lecteurs, le ton est donné dès les premières pages. Je ne sais pas si je m’exprime comme il faut pour vous donner envie de lire ce livre, mais il y a quelque chose de terriblement fascinant et prenant là-dedans ! Pour moi, ce roman a un petit quelque chose en plus qui vaut le détour.

 

Je crois que c’est le fait que Mary s’accroche à son rêve, c’est une formidable leçon et je pense que c’est quand je l’ai réalisé que j’ai compris que, même si elle m’a parfois parue un peu froide, c’est ce qui fait d’elle une héroïne, tout comme les personnes qui sont prêtes à tout pour lui permettre de voir l’Océan. En fait, Mary me semblait un peu fade, par moment, mais elle est en définitive très humaine. Travis, son amoureux, me semblait parfois trop mou lui aussi, mais au fil du récit, il se révèle courageux. Tous les personnages du livre ont ce mélange de force et de faiblesse qui les rend si vrais.

 

Mais tout le livre est crédible, ça a beau être une histoire de zombies pour adolescents, avec une histoire d’amour à la clé, Carrie Ryan n’enrobe pas le tout d’une couche de guimauve pour coller à un schéma convenu. C’est en lisant un livre comme « La forêt des damnés » que la frontière entre personnages et humains devient tangible ; qu’on découvre que certains auteurs ont un don pour nous faire croire peut-être plus que d’autres aux histoires qu’ils inventent.

 

« Qui sommes-nous, sinon les histoires qu’on transmet ? Que se passe-t-il quand il ne reste plus personne pour raconter ces histoires ? Et pour les écouter ? » (p.298)

 

Les histoires que nous racontons sont une part de nous, elles peuvent prendre autant d'importance et être aussi porteuses d'espoir que celles de la mère de Mary à propos de l'océan et des tours plus grandes que les arbres. Et parfois, leurs issues nous dépassent. Voilà quelque chose que Carrie Ryan sait transmettre à ses lecteurs : elle nous montre le destin de ses personnages de manière brute, mais un peu comme s’il était vraiment écrit quelque part que l’histoire devait se passer comme ça et que rien ne pouvait y changer quelque chose, que même dans les livres, parfois, la fatalité prend le dessus…

 

En résumé : amour, amitié, famille, réflexion, peur, doutes, espoir… Voilà quelques exemples de ce que vous trouverez dans ce livre, le tout bercé par une plume de maître.

 

Merci Mandy pour cette sublime découverte. ♥

 

Mon ressenti

9,5/10

 

La forêt des damnés, de Carrie Ryan, éditions Gallimard jeunesse, collection Pôle fiction (7,75€)

 

Aussi disponible en grand format (15,75€).

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:50

 

Présentation de l’éditeur [ATTENTION SPOILERS]

 

Chaque mois d'avril, Landon Carter est assailli par les souvenirs de sa dernière année de lycée. C'était en 1958, dans la petite ville de Beaufort, en Caroline du Nord. Fils de bonne famille, il aimait retrouver ses amis en classe, inviter ses jolies camarades, faire le mur de temps en temps, et se moquer de la fille du pasteur : avec sa bible, son éternel chignon et son dévouement sans faille qui plaisait tant aux grandes personnes, Jamie Sullivan avait le don de l'agacer. Pour le bal du lycée, Landon, qui se retrouve sans cavalière, est contraint de l'inviter. Elle le prévient : "D'accord, mais promets-moi de ne pas tomber amoureux de moi." La vie en décide autrement : entre les deux jeunes gens, c'est le coup de foudre. Mais Jamie apprend à Landon qu'elle n'a plus que quelques mois à vivre. Le roman profondément émouvant d'une passion plus forte que la mort.

 

Mon avis

Nicholas Sparks est un auteur que j’apprécie de plus en plus. A chaque fois que je lis un de ces romans, même si chacun est différent des autres, j’ai la même impression. A chaque fois, je m’attache aux personnages, j’ai beau n’en avoir jamais entendu parler avant (en toute logique, hein), j’ai l’impression de retrouver de vieux amis. A chaque fois, l’histoire d’amour qui y est racontée me transporte, alors qu’au départ les histoires d’amour contemporaines ne sont pas mon genre de prédilection !

 

Cette fois-ci, il s’agit d’une histoire d’amour entre adolescents. D’habitude, les protagonistes sont plus âgés mais j’arrive à m’y identifier quand même. Il n’empêche que c’est agréable d’avoir le même âge que les personnages pour s’immerger au mieux dans le récit, même si un bon livre n’a pas besoin de ça pour être bon, justement. Landon et Jamie sont à l’opposé l’un de l’autre mais ils vont être amenés à se rencontrer quand Landon cherche désespérément une cavalière pour le bal du lycée.

 

Au début, j’étais parfois un peu surprise par les propos qu’il tenait par rapport à Jamie par rapport à son attitude face à elle qui est un modèle de gentilesse… Mais ça n’en rend que le contraste entre les deux jeunes gens et l’évolution de Landon marquants. Peu à peu, ils vont se rapprocher, apprendre l’un de l’autre, s’apprécier… Leur relation évolue en douceur et je me suis découverte accro. Je ne voulais plus lâcher mon livre.

 

Je crois que si j’aime autant les livres de Nicholas Sparks c’est parce qu’ils sont parfaits quand on a le moral à zéro. Pourtant, dans le cas de « A tout jamais », les plus sensibles devront sortir les mouchoirs… Mais en refermant le livre, même si j’étais triste, mon moral était reboosté, je ne sais pas ce que M. Sparks met dans ses romans mais cet ingrédient secret est magique… Il y a quelque chose de vraiment beau et tendre, peut-être à la limite de la mièvrerie, mais elle n’aura pas été franchie pour ma part.

 

Bon, petit bémol tout de même : j’avais deviné la fin, mais quand je dis la fin, c’est vraiment toute la fin, jusqu’au dernier chapitre et ce, dès les premières pages. (Je n’avais pourtant pas relu le résumé avant de me lancer, même si, après coup, je vous conseille de zapper sa lecture.) Du coup, quand le personnage principal est étonné de certaines révélations… Je ne l’étais pas du tout.

 

Mais je dois dire que ça n’a rien enlevé au plaisir que j’ai pris à lire ce livre. Si j’en avais eu l’occasion, je l’aurais probablement lu d’une traite. C’est un roman terriblement touchant ; certain(e)s pourraient être étonnés par la place de la religion (même si, bon, la quatrième de couverture ne laisse planer aucun doute), je préfère le préciser mais ça participe vraiment au charme du livre.

 

Bref, j’ai adoré. Mais je suis perturbée, j’hésite à mettre un petit cœur après mon ressenti et j’oscille entre 4 et 5 étoiles sur Goodreads. Je n’arrive pas à déterminer si je l’ai plus ou moins aimé qu’ « Un choix »…

 

Mon ressenti

9/10

 

A tout jamais, de Nicholas Sparks, éditions Pocket (6,10€)

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:14

Le chat beauté

 

Présentation de l’éditeur

Une nouvelle aventure du chat Pitre !

 

Je sus un chat et je m’appelle Pitre. Ce que je préfère dans la vie, c’est faire la sieste sur mon coussin douillet. Malheureusement, mes maîtres ont toujours plein d’idées pour troubler ma tranquillité. La dernière : me faire participer à un concours de beauté !

 

Mon avis

Je n’ai pas de chat, mais je crois pouvoir dire sans trop m’avancer que si vous en avez un à la maison, ce livre plaira à vos enfants ! Ils devraient reconnaître en Pitre (c’est son nom) leur animal de compagnie.

 

Dans ce livre, notre ami est contraint à participer à un concours de beauté. Ses maîtres vont de tentative en tentative de le rendre plus beau pour battre à plat de coutures Malo, le chat de leur horrible voisine…

 

Ce qui est à souligner dans ce roman, c’est qu’il est raconté du point de vue de Pitre. Les jolies illustrations apportent un plus à ce livre un peu court, mais parfait pour une « histoire du soir » qui a du chat ! ;)

 

Mon ressenti

3,5/5

 

A partir de 8 ans. 80 pages.

 

Le chat beauté, de Florence Hinckel, éditions Nathan (5€)


Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 17:20

L'attrape-coeurs

 

Présentation de l’éditeur

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’œuvre, « L'attrape-cœurs », roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

 

Mon avis

J’espère que vous ne prendrez pas ça pour de la curiosité morbide, mais ce qui m’a poussée vers ce livre, c’est le fait qu’on en dit qu’il est le livre préféré des meurtriers.

 

Il y a de quoi intriguer, non ? En même temps, ça me repoussait. Car il y a un meurtrier en particulier qui aime ce livre, et il s’agit de Mark David Chapman, l’assassin de John Lennon… (Et, je ne sais pas si je vous ai dit, mais j’adore les Beatles.)

 

Bref, j’étais curieuse de découvrir ce qui fascinait les meurtriers dans ce roman et, en même temps, j’avais un peu peur de le lire, quelque chose me bloquait.

 

Finalement, ne vous moquez pas, mais la couverture a eu raison de moi ! [*regarde ailleurs et sifflote*]

 

Et j’ai bien fait de me laisser tenter. Je regrette simplement de ne pas avoir réussi à me sortir cette histoire de meurtriers de la tête et de continuer à vous ennuyer avec ça en ce moment-même. (^-^) Cela m’a quand même permis de réfléchir pendant ma lecture, à chercher ce qui pouvait les influencer. Bon, je ne m’y connais pas du tout en criminologie, mais j’ai aimé me prêter au jeu des recherches.

 

Je voudrais quand même vous rassurer : ce n’est pas un livre sanglant comme on pourrait le penser, loin de là. C’est un livre tendre avec un personnage attachant – si, si !

 

Holden Caulfield est un jeune homme de 16 ans s’étant fait renvoyer de son collège quelques jours avant Noël. Evitant la colère et la déception de ses parents, il prend ses sous et part vagabonder dans New York. Il va de rencontre en rencontre, dépense son argent à tout va, découvre de bonnes et mauvaises surprises…

 

Il n’y a pas de descriptions, ou quasi pas, et le roman se compose essentiellement des réflexions d’Holden. Certains passages m’ont beaucoup, voire énormément plu. J’ai souri, j’ai été émue…

 

Le style est très familier, et cela peut déstabiliser. Mais cela colle avec le personnage d’Holden, qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Cela fait partie de sa personnalité si particulière. Par exemple, Holden déteste ou est agacé par certaines choses qui ne nous feraient pas bouger un cil.

 

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a agréablement dépaysée. « L’attrape-cœurs » est un livre unique, l'histoire d'un adolescent  qui se cherche. Je l’aurais envisagé d’une autre façon en ne sachant pas qu’il s’agissait du livre préféré des meurtriers, mais tant pis, ce point de vue là était intéressant… d’une autre manière ! J’aimerais beaucoup le relire, en anglais, cette fois.

 

PS : est-ce que les fans de Georgia Nicolson ont noté qu’Holden Caulfield et elle avaient la même prédilection pour les expressions « tous azimuts » et « passer un coup de bigo » ? Ou bien suis-je définitivement folle ?

 

Mon ressenti

9/10

 

L’attrape-cœurs, de J.D. Salinger, éditions Pocket Jeunesse (5,70€)

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:59

Dany dit non !

 

Présentation de l’éditeur

Dany est élu délégué de classe. Son programme : tout renverser !

 

Dans la vie, Dany dit toujours non.

 

Non à ses cours, à ses profs, à ses camarades de classe. Non à l’école, tout simplement. Oui, mais voilà : par erreur, il se retrouve candidat aux élections des délégués de sa classe de 6e. Et il est élu ! Alors, puisque personne ne le laisse en paix, ça va être… la guerre.

 

Mon avis

Au début, j’étais légèrement déroutée, j’avais l’impression que ce livre faisait un peu l’apologie des cancres. Mais au fil des pages, la morale du livre se révèle…

 

Cependant, il n’est pas rébarbatif du tout car il est plein d’humour et de jeux de mots (ces derniers révélant parfois du génie !).

 

Même si son comportement est parfois un peu limite, Dany, le héros, est plutôt attachant comme bad-boy miniature.

 

Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est que ce roman évite les stéréotypes en ne terminant pas « tout blanc ou tout noir ». Et ça fait du bien, dans un livre pour enfant !

 

Mon ressenti

4/5

 

A partir de 10 ans. 128 pages.

 

Dany dit non !, de Rachel Hausfater, éditions Nathan (5€)

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 16:29

 

Présentation de l’éditeur

Lola Frizmuth, dix-huit ans, un charisme hors normes et un physique de rêve, décide de fuguer vers le Japon, quelques semaines avant de passer le bac, pour retrouver Tristan, son âme sœur... Et la voilà embringuée dans une histoire trop "chelou". Dans l'avion, un ganster japonais échange la carte SIM de son portable, truffée d'infos top secret, avec celle de Lola. Résultat : arrivée à Tokyo, Lola, qui ne connaît pas un mot de japonais, n'a plus un seul contact dans son téléphone. Des types armés en costume rayé la talonnent. Et Tristan est dans les bras d'une autre...

 

De la répartie, pas mal d'autodérision et une bonne dose d'inconscience, Lola Frizmuth ne passe pas inaperçue et c'est pour ça qu'on l'aime.

 

Mon avis

Dans la catégorie héroïnes frappadingues, je demande… Lola Frizmuth !

 

Sur un coup de tête, cette jeune fille au caractère bien trempé décide d’embarquer pour le Japon afin de retrouver son âme-sœur, Tristan, parti à Tokyo suite à l’emploi d’ambassadeur de son père.

 

Mais rien ne va se passer comme prévu. Lola va se retrouver embarquée bien malgré elle dans une aventure complètement folle, et ce n’est pas son amour des beaux vêtements et des téléphones portables édition limitée qui la sauveront…

 

Heureusement pour elle, Lola rencontre Lionel par hasard. Ce jeune homme diplômé de Sciences Po a beaucoup plus les pieds sur terre qu’elle mais cela ne va pas l’empêcher de se prendre d’affection pour la jeune fille. Il va l’aider à se tirer de ce mauvais pas, se mettant lui-même en danger…

 

Le ton est loufoque, les situations cocasses, les personnages hauts en couleur, de Lola à son père en passant par Tanaka… Les points de vue se succèdent de chapitre en chapitre et aucun ne ressemble au précédent. J’ai trouvé ça rafraîchissant ! Je pensais n’avoir que le point de vue de Lola et ce n’est pas plus mal de ne pas être tout le temps dans sa tête, car son comportement deviendrait fatigant à la longue, je pense. Bien entendu, on se doute qu’elle « ne fait pas exprès », et on l’aime comme elle est !

 

J’ai beaucoup souri, parfois ri, et les pages ont filé à la vitesse de la lumière. Petit bonus : les SMS échangés entre Lola, sa mère, Madeleine, Tristan… Il y a de quoi se régaler. C’est ce que ce roman est, en somme : un régal ! Je ne suis pas contre un tome 2… Et Aurélie Gerlach est fan de café glacé japonais, ce qui ne gâche rien ! :)

 

Mon ressenti

8,75/10

 

Où est passée Lola Frizmuth ?, d’Aurélie Gerlach, éditions Gallimard, collection Scripto (12,20€)

Repost 0
Published by HanaPouletta - dans Books
commenter cet article

En Savoir Plus

  • : Books and iced coffee
  • Books and iced coffee
  • : Chroniques sincères, rarement méchantes et souvent pleines de digressions de livres ados et enfants (principalement). J'adore recevoir du courrier par mail et par commentaires ! Et je suis un peu trop présente sur Facebook...
  • Contact

Des pubs sur le blog ?

Téléchargez Adblock Plus pour vous en débarrasser !

Qui Cherche...

A la une

Présentation

Une poulette qui lit et qui est accro au café glacé ? Oui, ça existe : voici mon blog.

 

Au programme : des livres, des livres, des livres. Un peu de musique. De cinéma. De café glacé. Des "Comme un air de famille" (couvertures jumelles ou presque) et des "Stars en couverture"... Bonne visite !

 

Si nous avons lu un livre en commun et que tu es d'accord avec moi ou pas du tout ; si je t'ai donné envie de lire un livre ; si tu penses qu'il existe un livre que je dois absolument lire... N'hésite pas à laisser une trace de ton passage ! Et pour m'envoyer un mail, clique sur "Contact" en-dessous de ma bannière.

 

Copie-de-Hana_pouletta.gif

 

Mes Teams :

 

 

ReReading-HP---Team-Hermione-fond-logo.jpg  team-adam-gayle.jpg  211627298_team20peeta_answer_1_xlarge.jpeg

 

 

WPF ! Wild PAL Forever !

 

http://1.bp.blogspot.com/-qbPZxHOoRLU/TYPArrZhY3I/AAAAAAAABAg/UpVMF4wJSfg/s1600/wildpal10.png

 

Parce que je laisse ma PAL (Pile A Lire) librement suivre son cours... Et que j'assume sa longueur. :-)

Si toi aussi, rejoins le mouvement et affiche ce logo ! Clique ici.

Retrouvez-moi sur...

Latest interview

interview

Photo du moment

Dossier2-8199.JPG

Les BB Brunes et votre serviteur