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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 15:38

 

Présentation de l'éditeur

Laurel est une jeune lycéenne comme les autres, à quelques exceptions près. Elle ne supporte pas le soleil, elle n'a jamais froid et préfère vivre en plein air. Mais le plus étrange, c'est cette fleur dont les pétales ressemblent à des ailes et qui pousse... dans son dos! Laurel n'est pas humaine, et son extraordinaire métamorphose est inévitable. Elle devra désormais se partager entre deux mondes...
et deux natures. Tout ce que vous pensiez savoir sur les fées sera à jamais bouleversé.

 

Mon avis

Les premières pages de ce livre ont été un peu compliquées.

 

Si, au premier abord, j'appréciais cette héroïne se nourrissant exclusivement de végétaux tentant (l'héroïne, pas les végétaux) de s'acclimater à son nouveau lycée, j'ai vite eu l'impression qu'elle était âgée de 12 ans à peine alors qu'elle en a 16 (si je ne m'abuse). Ses conversations et ses relations avec les autres, les dialogues, et même l'histoire en général, sonnaient trop "gaga" par rapport à ce que le livre promettait.

 

De plus, on se rend compte assez vite (en fait dès qu'on pose les yeux sur le livre) de ce que Laurel est réellement. Et on se fait plutôt bien à l'idée. Son pote David se fait plutôt vite à l'idée. Mais Laurel, la principale intéressée, non. C'est du déni, oui, j'ai vu ça à l'école, mais bref. J'avais juste envie de secouer cette fille (enfin, cette plante, plutôt, selon le microscope de David).

 

Il faut donc assez longtemps avant que les choses n'avancent. Pourquoi l'auteur nous impose-t-elle deux examens des cellules de Laurel au microscope ? Laurel n'aime pas la bio, moi non plus. Tout cela manque cruellement de rythme.

 

Ensuite, Laurel rencontre Tamani, et là, les choses deviennent plus intéressantes. (Pour la petite histoire, les passages dans la forêt ont bien enrichi mon vocabulaire. Je savais en voyant le mot bark qu'il voulait dire écorce et trunk tronc, mais dans l'autre sens, je n'aurais peut-être pas pu les sortir. Et mousse se dit presque comme en français : moss. Kate Mousse hahahaha) Laurel devient maîtresse de la destinée des autres fées puisqu'elle doit sauver le terrain de son ancienne maison, que ses parents sont sur le point de vendre, faute de revenus suffisants.

 

Ce livre a quelques côtés Twilight, notamment pour l'ambiance de la forêt et du lycée de Laurel qui est la petite nouvelle comme Bella l'est à Forks. Je ne suis pas étonnée que Stephenie Meyer encense ce livre. Mais je trouve ça intéressant de voir l'histoire d'amour dans l'autre sens, puisque l'héroïne elle-même est la créature magique.

 

On a également droit à un triangle amoureux, qui est plutôt justifiable, je comprends que Laurel hésite entre les deux, même si Tamani a l'air bien plus fun.

 

La deuxième partie du livre est bien meilleure. Des rebondissements en cascade, et moins de passages cheesy même s'il en reste quelques uns. Ce n'est pas déplaisant puisqu'il y a de l'action et que les personnages sont mignons. Laurel se comporte parfois en andouille mais c'est rare, louée soit elle. Tamani est très chouette.

 

Il y a des aspects un peu faciles, mais ce roman est original pour le choix de sa mythologie et pour l'enchaînement de la fin. On sent que l'auteur a fait pas mal de recherches sur l'univers des fées, même si Wings reste un roman très orienté jeunesse, avec un univers qui mérite d'être plus abouti. Il me reste pas mal de tomes à lire...

 

Je le verrais bien adapté en film à condition qu'on rabote le début, ce que des scénaristes feraient avec joie sans aucun doute !

 

Mon ressenti

7,75/10

 

Wings, tome 1, d'Aprilynne Pike, éditions PKJ (17,75€)

 

La couverture du paperback UK (mon exemplaire) :

 

wings.jpg

 

(Il n'est malheureusement plus disponible neuf avec cette belle couverture brillante.)

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 20:38

 

Présentation de l'éditeur

Félix a un peu plus de quinze ans. Le foot, les voyages, les livres, les amis, le cinéma, la télé, la musique, les études : le monde entier s'offre à lui. La seule chose qui l'intéresse, ce sont les filles. Toutes les filles. Leurs cheveux, leurs yeux, leur emploi du temps, leurs trajets, leur voix, leur parfum. Son cerveau est comme un ordinateur bourré de données, en éveil permanent, qui crépite. En réalité, Félix ne s'intéresse qu'à lui-même. Un jour, une fille le lui dit. En face. Froidement. Elle s'appelle Chira, alors tout ce que Félix trouve à faire, c'est se moquer de son nom. Mais il sait qu'elle a raison. Et c'est plus fort que lui, Félix se met à désirer qu'elle lui parle encore, qu'elle le regarde encore, qu'elle l'engueule encore. Qu'elle le fasse exister.

 

Mon avis

Félix, presque 15 ans est obsédé par les filles. Il est prêt, pour croiser telle serveuse ou telle joueuse de tennis, à faire d'énormes détours, à alterner tous les moyens de transport imaginables, à suivre des cours qui ne l'intéresse pas... Pour s'y retrouver, il  est extrêmement organisé et tient la liste de toutes ses manigances sur son ordinateur.

 

Ainsi, il constitue un jeune homme assez atypique que pour être le principal protagoniste du roman.

Mais en même temps, il est aussi extrêmement proche des autres jeunes de son âge. Je pense qu'aussi bien les garçons que les filles se reconnaîtront dans ses réflexions, ses réactions, ses relations et ses conversations avec sa sœur, par exemple. Et rassurez-vous, son côté "stalker" le rend attachant, pas effrayant.

 

Pour retenir l'attention des lecteurs, l'histoire est, à l'image de son héros, réaliste mais pas complètement banale. L'histoire est inscrite dans un univers quotidien mais il se passe des choses, notamment avec une certaine Farida qui a trouvé l'agenda de Félix, ou lorsque la sœur de celui-ci rencontre un garçon.

 

Le thème des relations amoureuses est présent à chaque page. On devine aisément la conclusion du livre mais l'auteur n'essaye pas de faire du suspense inutile, elle ne prend pas ses personnages pour des imbéciles qui ne voient pas ce qui est sous leur nez, et c'est plutôt agréable en tant que lecteur/lectrice.

 

J'ai beaucoup aimé cette histoire, elle a sonné très juste pour moi. Ce livre se lit rapidement mais j'en ai savouré chaque ligne. Acheté sur un coup de tête, c'est presque un coup de cœur...

 

Mon ressenti

9/10

 

Le garçon qui ne s'intéressait qu'aux filles, d'Ellen Willer, éditions L'école des loisirs (9,70€)

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 19:52

Tant que nous sommes vivants

Une couverture qui prend tout son sens en lisant le livre...

 

Présentation de l'éditeur

"Nous avions connu des siècles de grandeur, de fortune et de pouvoir. Des temps héroïques où nos usines produisaient à plein régime, et où nos richesses débordaient de nos maisons.
Mais un jour, les vents tournèrent, emportant avec eux nos anciennes gloires. Une époque nouvelle commença. Sans rêve, sans désir.
Nous ne vivions plus qu'à moitié, lorsque Bo entra, un matin d'hiver, dans la salle des machines."


Folle amoureuse de Bo, l'étranger, Hama est contrainte de fuir avec lui. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus. Leur amour survivra-t-il à cette épreuve ? Parviendront-ils un jour à trouver leur place dans ce monde ?

 

Mon avis

Indescriptible. Voilà le premier mot qui me vient à l'esprit pour parler de Tant que nous sommes vivants.

 

Si vous cherchez quelque chose de nouveau, ce roman apportera un vent de fraîcheur à votre bibliothèque. Par contre, cette histoire est parfois si sombre qu'il ne faut pas la réserver pour des moments de coup de blues.

 

Il y a une histoire d'amour qui le rend intemporel, mais à mille lieues de celles auxquelles j'étais habituée à lire. Une telle intensité entre Hama et Bo la place un cran au-dessus de beaucoup d'autres. Si, comme je vous l'ai déjà dit, ce roman est à éviter quand on n'a pas le moral, c'est bien parce que cette histoire a de merveilleux hauts mais aussi des bas profonds qui, en fait, la rendent tellement plus plausible et humaine que ce livre est d'autant plus puissant. C'est l'amour dans ce qu'il y a de plus lumineux et de plus sombre.

 

Mais ce qui se dégage surtout de ce texte est une très grande poésie. Tant que nous sommes vivants est une fable de nos jours. On reconnaîtra dans la catastrophe qui frappe l'usine et la guerre sur la presqu'île des thématiques très actuelles. Et pourtant, l'ambiance est assez désuète et profondément nostalgique. En fait, ce roman est hors du temps et impossible à situer aussi bien géographiquement que sur la carte des genres littéraires.

 

Si ce roman est aussi indescriptible c'est également parce qu'il est plein de contradictions et de contrastes, jusque dans les titres des chapitres. Entre ce réalisme presque fataliste et une certaine magie, il remue tous les sens du lecteur et retourne ses habitudes sans dessus-dessous.

 

Au niveau de l'écriture, les décors de l'action et les atmosphères s'en dégageant sont palpables grâce à la plume à la fois précise et pleine d'émotions d'Anne-Laure Bondoux.

 

La narration mérite un paragraphe à elle tout seule. Le récit démarre à la première personne du... pluriel. Ensuite, on revient au singulier. Vous comprendrez pourquoi en le lisant. Quand la forme est au service du fond, ça fait des étincelles.

 

Chose importante pour moi, ce roman m'a surprise, c'est à dire que je ne m'attendais jamais à ce qui suivait. La narration oscille entre pensées intimes et phrases qui semblent détachées, extérieures à ce qu'il se passe, comme une narration des souvenirs d'un autre (vous comprendrez pourquoi en lisant...). Ce contraste fait que certaines phrases, d'une catégorie ou de l'autre, frappent forcément en plein cœur. Pourtant, ce n'est pas un roman à suspense au départ. Mais en ne visant aucun genre particulier, l'auteur a créé un roman singulier.

 

Malgré tous ces points positifs, il faudra pourtant accepter de rester sur sa "fin". Et pourtant, en un sens, la boucle est bouclée. Comment envisager une autre conclusion ? Le roman continue de toute façon après lecture en poursuivant le lecteur qui ne lira peut-être plus rien de pareil.

 

J'ai beau dire que ce livre est atypique, pour être honnête, il m'a rappelé Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Je me demande donc s'il a vraiment un sens que beaucoup n'ont pas trouvé. Je ne déroge pas, j'ai du mal à mettre le doigt sur le message de l'auteur. J'ai l'impression que cela a un lien avec la phrase "Faut-il toujours perdre une part de soi pour que la vie continue?" , toutefois ça reste assez flou, et ça ne me plaît pas à 100%... mais ça fait partie du charme du livre. En tout cas, je peux vous dire qu'il s'agit d'un excellent roman sur la vie et sur l'amour qui continue tant que nous sommes vivants, peu importe comment.

 

Mon ressenti

8,75/10

 

Tant que nous sommes vivants, d'Anne-Laure Bondoux, éditions Gallimard Jeunesse (17€)

 

Sortie le 15 septembre.

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 18:30

Le souffle des pierres (Terre-Dragon, #1)

 

Présentation de l'éditeur

Sur un territoire déchiré par les vents vivent d'étranges tribus soumises au règne d'un invisible roi-dragon. Le jour où Ægir, l'enfant à la peau d'ours, échappe aux guerriers qui le gardent en cage, le destin du royaume bascule. Traqué sans relâche, Ægir croise la route de Sheylis, une apprentie sorcière chassée de son village. Un sortilège puissant va bientôt unir les deux adolescents contre leur volonté.

 

Mon avis

Quand j'ai trouvé ce livre dans ma boîte aux lettres, c'était pas la joie. Parce qu'un livre d'heroic-fantasy, pour moi c'est :

 

* Une longue expédition à travers les bois

* Des prénoms compliqués

* Une carte en début du livre

 

(Je déteste les cartes. Je préfère me perdre.)

 

Effectivement, les 250 pages du livre se déroulent entre montagnes, fleuve et... bois.

 

Effectivement, le héros s'appelle Ægir et l'héroïne Sheylis. Il y a aussi Gaan, Doom, Ishkar et Sahr'sâ (ok, pour les derniers, j'ai été rechercher dans le bouquin pour l'orthographe). Il y a les Naatfarirs, les Kaafris... et notamment les Dakans, dont fait partie Ægir Peau d'Ours, jeune garçon que différents clans se disputent. Sheylis, elle, est une jeune sorcière prometteuse qui fuit son village dont les habitants l'accusent d'avoir le "mauvais œil".

 

Effectivement, il y a une carte en début du livre. Et comme d'habitude, je l'ai trouvée très bien dessinée, et j'ai essayé de suivre dessus désespérément... non, j'exagère, il n'y avait pas énormément de déplacements cette fois, donc je n'ai pas trop eu à l'utiliser.

 

Ce premier tome d'une trilogie se laisse en fait lire plutôt agréablement. J'ai été surprise dans le bon sens du terme. Ne comptez pas sur moi pour retenir tous les clans et tous les noms, d'ici quelques jours, j'aurai tout oublié. Mais sur le moment, j'ai passé un bon moment, assez rythmé. Les chapitres très courts et l'aération du texte favorisent l'intégration de la "matière", les explications et les descriptions, puisque ce livre vise les enfants qui devraient y trouver leur compte. J'ai également apprécié les petites touches d'humour et l'aspect religieux d'un clan qui rappelle une secte. C'est un peu flippant mais ça rend très bien. On a droit aussi à des créatures terrifiantes et des scènes un peu gore, même si ça reste lisible pour des enfants, mais aussi, avec Sheylis, à des histoires de magie qui plaisent généralement beaucoup.

 

Peut-être en fait suis-je davantage réceptive à l'heroic-fantasy pour enfants, plus légère dans la forme même si le fond reste riche ! De ce genre, je n'ai lu que Bilbo le hobbit, Eragon (j'ai aimé le premier, moins le deuxième) et Beyonders auquel Terre-Dragon m'a fait penser pour le jeune âge de ses personnages et le duo fille/garçon. (Même si j'ai préféré le premier tome de Beyonders à ce livre - pour les autres tomes, c'est une autre histoire).

 

Pour moi, le premier tome de Terre-Dragon, sans me réconcilier définitivement avec le genre, fut un bon divertissement. Vu mes faibles connaissances en la matière, ne comptez pas sur moi pour vous faire une analyse de la qualité de ce livre et de son univers ! Mais la plume est très belle, les personnages sympathiques et il me semble que l'auteur a une certaine réputation dans la blogosphère. D'ailleurs, si vous lisez cet avis car le livre vous attire, je ne vous apprends sûrement rien...  Je ne sais pas si je lirai la suite. Mais dans tous les cas, j'ai un gros soupçon sur un personnage et je n'hésiterai pas à venir harceler qui aura lu la suite pour savoir si j'avais vu juste...

 

Mon ressenti

7/10

 

Terre-Dragon, tome 1 : Le souffle des pierres, d'Erik L'Homme, éditions Gallimard Jeunesse (10,90€)

 

Sortie le 18 août.

 

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 20:05

Polar : Les notes de Jimi H. - Tous droits réservés ©

 

Présentation de l'éditeur

Woodstock, 1969. Manuel, un jeune guitariste surdoué, disparaît après avoir reçu une photo de Jimi Hendrix avec, en dédicace, les notes du fameu x Star Spangled Banner.

Bruxelles, 2013. Sa cousine Roxane affronte, épouvantée, la disparition de son propre fils Neil, dix-huit ans, dans des circonstances troublantes et similaires.
Pourquoi Neil a-t-il fait semblant de déchirer et brûler la photo de Hendrix avant de partir ? Pourquoi ses copains protègent-ils farouchement sa « fugue » ? Jusqu’où ces jeunes sont-ils prêts à aller pour le couvrir ? Quel rôle les réseaux sociaux jouent-ils dans cette disparition ?
Roxane, désemparée et confrontée à l’inertie de la police, va engager un détective privé et fouiller dans le passé de Manuel. Son adoration pour lui l’a toujours empêchée de voir la réalité en face et a entravé toute possibilité de dialogue avec Neil.

 

Mon avis

Le titre, Les notes de Jimi H., fait référence à ces notes dessinées par Jimi Hendrix sur la photo qu'il a dédicacée à Manuel, le cousin disparu de Roxanne, la narratrice du livre. Sa disparition a beau remonter à 40 ans, elle ne peut l'oublier. Manuel est partout dans sa maison et, comme beaucoup de personnes en deuil, elle l'idéalise. Son deuil se fait difficilement, et cela a des répercussions sur sa famille.

 

Roxanne vit avec son fils, Neil, l'adolescent en crise dans toute sa splendeur. On crispe les poings et on serre les dents à lire son insolence. Roxanne n'en peut plus. Et un jour, Neil n'en peut plus non plus et prend la porte...

 

Cette disparition fait écho à celle de Manu pour Roxanne.

 

Mais la police ne veut rien entendre - Neil est majeur... Roxanne va donc devoir mettre des moyens de son côté pour le retrouver.

 

Ce livre a des airs de thriller psychologique car la tension est palpable, mais aussi de polar compte tenu du mystère entourant la disparition de Neil (même si j'ai rapidement deviné la fin - on ne se refait pas - le livre réserve quelques belles surprises tout de même).

 

De toute façon, je ne pense pas que le suspense soit le plus important pour aimer ce livre. J'ai beaucoup aimé cette histoire dans laquelle on a un pied plongé dans les années 60/70 et Woodstock et l'autre dans 2013 et les réseaux sociaux. Un roman entre deux époques, avec de la musique et des secrets de famille. Il se lit rapidement et est servi par une plume impeccable.

 

Dommage que l'un des éléments qui m'attiraient beaucoup au départ - le cadre de Bruxelles - ne soit pas du tout exploité. À ne pas lire pour ça donc, mais il y a plein de très bonnes choses dans ce roman étonnant qui est passé relativement inaperçu sur la blogosphère !

 

Mon ressenti

8,5/10

 

Lire les premières lignes

 

Les notes de Jimi H., de Thilde Barboni, éditions Luce Wilquin (20€)

 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 17:50

 

Présentation de l'éditeur

Pour sauver sa famille, Maggie renfile sa tenue d'espionne !

 

Fini les missions ultra-secrètes ! Pour la première fois de sa vie, Maggie Silver prend des vacances. Elle va passer un été normal de lycéenne normale, avec son petit copain Jesse et sa meilleure amie Roux. Mais voilà, elle et ses parents sont accusés de trahison ! Elle doit reprendre du service...

 

Son objectif : empêcher le Collectif de détruire sa vie et celle de ses proches.

Sa méthode : prendre l'ennemi à son propre piège.

Le hic : elle doit faire équipe avec deux espions amateurs, Jesse et Roux !

 

Mon avis

Des romans d'espionnage pour jeunes, il y en a plein, sans parler des films, alors pourquoi jeter le grappin sur celui-ci plutôt qu'un autre ?

 

1) Parce qu'il ne se prend pas au sérieux.

2) Parce que les personnages sont adorables.

3) Parce qu'une partie de l'action se déroule à Paris.

4) Parce que ce second tome introduit plein de personnages secondaires prometteurs.

 

En plus, on a droit à un résumé super efficace du tome précédent. Merci Robin Benway de penser aux lecteurs qui laissent s'écouler plein de livres entre deux tomes d'une même série !

 

Ce deuxième tome ne réussit pas cependant là où le premier avait pour moi échoué : certaines blagues continuent de tomber à plat. Problème de traduction, de références, de manque de vocabulaire de ma part ? Je ne sais pas, mais encore une fois, je m'attendais à rire davantage même si cette série a pour mérite de vider la tête du lecteur de tous ses soucis. Même quand il y a des enjeux derrière, le ton est frais, les personnages bien mignons.

 

Ce qui sera peut-être un peu too much pour certains. Ce tome laisse envisager un approfondissement de la relation Maggie/Jesse qui se comportent enfin comme des jeunes de leur âge mais ça continue à se gnangnatiser par moment. Bon, ce n'est pas trop grave, en tout cas, personnellement, je ne le considère pas comme tel. Et puis il y a Roux, qui est sans doute mon personnage préféré, avec sa personnalité folle et attachante, ses débordements, ses coups d'éclats toujours gentils.

 

Car ce roman le reste, "gentil", du début à la fin, les bons sentiments suintent de chaque page, même si l'auteur essaye d'insuffler un peu de machiavélisme avec des méchants un peu pâles. Un livre doudou dans le plus pur sens du terme. Mais Maggie est quand même ballotée dans tous les sens. En effet, elle ne peut plus se fier au Collectif et elle va devoir se mettre en danger pour sauver sa famille.

 

C'est le début du livre qui m'a le plus emportée, posant les bases du problème, la fin manquant selon moi de rythme, trop dans les discussions stratégiques. Le passage à Paris est peu exploité et l'auteur réussit malgré tout à nous placer un cliché (les grèves).

 

Mais il y a de bons éléments dans cette série, et de toute façon, je la prends comme un formidable divertissement, un livre qui me vide la tête et qui se dévore avec plaisir.

 

J'ai particulièrement apprécié le fait qu'on en sache enfin plus sur le passé de certains personnages, la virée dans les souterrains de Paris, une visite (quoique brève) au Louvre.

 

Je suppose qu'il y aura une suite... Je pense que La pire mission de ma vie ne peut que se bonifier avec le temps ! Quand on aura tous les tomes dans les mains on pourra encore plus apprécier les premiers et suivre l'évolution de la série et de ses personnages.

 

Mon ressenti

8/10

 

La pire mission de ma vie n'est pas finie, de Robin Benway, éditions Nathan (15,90€)

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 08:52

 

Présentation de l'éditeur

Maddie a un mois pour séduire Braden, le faire tomber amoureux d'elle, coucher avec lui et le jeter comme une vieille chaussette, comme lui le fait avec toutes ses conquêtes. Braden a un mois pour séduire Maddie et la faire tomber amoureuse de lui pour l'attirer dans son lit. Chacun décide de relever le défi lancé par ses amis. Les jeux de la séduction et du désir sont ouverts, attention à ne pas se brûler.

 

Mon avis

Avant-propos : j'ai voulu lire ce livre par expérience, pour découvrir le "new adult" et ces romans qui ne se basent pas vraiment sur un scénario mais plutôt sur un petit élément de scénario avant un enchaînement de scènes intimes. J'ai pris Le défi comme un livre 100% détente... et je pense que c'est comme ça qu'il faut le prendre.

 

En quelques mots, c'est l'histoire de Maddie et Braden, étudiants à l'université de Berkeley (détail pas si inutile que ça, vous savez, étant donné que vu ce qu'on y fait vous aurez peut-être envie de vous y inscrire dès que vous aurez fini de lire cet article). Maddie a une magnifique crinière rousse, est hyper bien roulée mais n'a que peu d'expérience avec les mecs. Braden a tout du surfeur californien typique (même s'il ne surfe pas, il a au moins un talent exceptionnel : à chaque fois qu'il voit une fille, elle se tournicote une mèche de cheveux autour du doigt. Vous avez déjà vu des vraies filles faire ça honnêtement ?) et saute sur tout ce qui bouge. Amen.

 

Un jour, Maddie et ses copines décident de le remettre à sa place et d'inverser la tendance : pour une fois, c'est lui qui va se faire larguer. Quant à Braden, ses copains le défient de séduire cette bombe qu'est Maddie. Aucun n'a conscience du jeu dans lequel s'est embarqué l'autre, et pour chacun, le défi est le même : faire tomber l'autre amoureux, le mettre dans son lit, et puis basta.

 

C'est ce qui constitue le piment de l'histoire : Maddie et Braden se tournant autour sans sauter le pas pour ne pas perdre leur défi. C'est une torture pour ces pauvres jeunes gens et le lecteur peut aussi être mis au supplice, en théorie. Bon, c'est vrai que c'est agaçant. Mais quand les scènes de sexe, plutôt explicites, il est vrai, comme l'indique la quatrième de couverture, arrivent, elles sont répétitives. Et il y en a au final bien peu.

 

Car ensuite, il y a toute une pseudo-dimension psychologique qui m'a royalement barbée. Maddie fait une fixette sur le fait que son frère, Pearce, est comme Braden, le mec dont elle n'est pas censée tombée amoureuse mais dont on sait que ce sera le cas dès la page 3 (qui est la page de titre). Enfin, c'est ce qu'elle dit. Parce que je ne vois pas trop le parallèle entre un toxico qui frappe une fille (la meilleure amie de sa sœur) et la pousse à faire une tentative de suicide et un coureur de jupons obsédé par le sexe et capable de vous sortir des répliques digne de la comédie romantique la plus guimauve qui ait jamais existé. Mais bon, voilà, ça la turlupine, cette pauvre Maddie...

 

Il faut tout de même dire que sa mère est morte en étant aller lui acheter de la barbe à papa (pourquoi donner une circonstance de mort aussi ridicule si ce n'est décrédibiliser encore davantage le livre ? C'est en tout cas bien culpabilisant pour la pauvre Maddie qui n'en voulait même pas, de cette barbe à papa. Sans oublier qu'on ne sait absolument pas ce qui est advenu de la personne qui a tiré dans la mère de Maddie), histoire de bien enfoncer le clou et montrer qu'elle est malheureuse. Et puis, son père est dépressif et (lui aussi !) au bord du suicide, ce qui "n'est pas totalement négatif puisque cela prouve que son cœur est encore capable de ressentir des émotions" (pour la vérité sur la dépression et sur la véritable fonction de cet organe qu'est le cœur, je ne vous surprendrai pas, en vous recommandant un autre livre).

 

Mention spéciale pour le discours du père de Maddie sur l'importance de l'amour dans le vie, que j'ai chanté en rap pour faire rire mon frère. Ce jeu du chat et de la souris, ces petites disputes sur la question de si oui ou non Maddie appartient à Braden en étant sa petite amie, cette relative absence de devoirs et d'examens pour tous ces étudiants universitaires, ces matchs de foot qui durent 5 minutes chrono en main qui consistent à retirer son t-shirt et faire semblant de se battre devant les filles, cette impression qu'il y a 10 étudiants à tout casser dans toute l'université, ce contraste entre un goût pour les métaphores sexuelles et un autre pour les batailles de nourriture chez ces jeunes filles de 19 ans ont, en tout cas, eu le mérite de me divertir pendant quelques heures. Car il ne m'aura pas fallu plus pour venir à bout de ce livre dont je suis en train de relever toutes les faiblesses puisque, je ne vais pas bouder mon plaisir, je me suis quand même fort bien amusée... et c'est ce que j'escomptais au départ.

 

Note : on peut lire ce livre de plusieurs manières. On peut, je suppose, le lire sérieusement et se prendre de passion pour ses personnages. Mais on peut aussi le prendre au second degré comme je l'ai fait et donc soit le lire en rigolant, soit en levant les yeux au ciel toutes les demi-pages. A vous de voir dans quel clan vous vous situeriez après lecture de cette chronique !

 

Mon ressenti

Pour le côté réaliste, le livre serait en échec à mon examen.

Pour l'aspect détente, sans hésiter, je lui mets 8/10

 

D'autres avis : Les livres de Marie, Crok'Lecture

 

Jeux dangereux, tome 1 : Le défi, d'Emma Hart, éditions Black Moon, collection Romance (15,90€)

 

Sortie le 16 juillet.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 14:56

 

Présentation de l'éditeur

Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan, en 1899. Dans un monde d'ostentation et d'artifices, où l'apparence compte plus que tout, où le fait de briser les codes sociaux entraîne le risque de devenir un exclu, cinq adolescents rebelles mènent des vies dangereusement scandaleuses.
Un voyage dans le monde du temps de l'innocence qui mène à tout, sauf à celle-ci.

 

Mon avis

Les cinq adolescents dont parle la quatrième de couverture pourraient plutôt être comptés au nombre de six : Elizabeth, Penelope, Lina, Diana, Henry et Will.

 

(Attention accrochez-vous :) Elizabeth et Will s'aiment. Mais Elizabeth est fiancée à Henry, qui lui ne jure que par Diana (la sœur d'Elizabeth), qui le lui rend bien. Lina, la servante d'Elizabeth est, elle amoureuse de Will le cocher. On peut enfin ajouter à cette équation Penelope, meilleure amie d'Elizabeth, amoureuse d'Henry elle aussi.

 

Cela semble un peu compliqué, mais on s'y fait vite ! Les personnages sont très différents les uns des autres et plutôt bien construits. Certains ont des motifs scandaleux et tous sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins.

 

Les mariages arrangés constituent un thème qui m'attire dans les romans, et celui-ci est particulièrement explicite sur les ravages qu'ils peuvent causer, le mariage sans amour entre Elizabeth et Henry étant le point de départ aux problèmes et déceptions de tous les personnages. Même si je garde à l'esprit qu'il s'agit d'un roman, bien sûr. ;-)

 

Il y a ainsi quelques rebondissements et plus on connaît les personnages, plus on prend de plaisir à les suivre. Je trouve ça juste dommage que le personnage autour de qui toute l'action tourne (Elizabeth) soit le plus effacé de tous. Peut-être parce qu'elle est la plus douce et la plus gentille. Mais je préfère sa sœur par exemple, moins parfaite mais loin d'être odieuse. Mais peu importe, tant qu'on s'attache à au moins l'un des personnages, notre intérêt pour l'histoire suit. J'apprécie également le fait qu'aucun des personnages ne soit complètement tout noir ou tout blanc (à part peut-être Elizabeth). Même leurs pires actions ont un fondement, même si ça ne les excuse pas tout à fait.

 

Pour finir, j'aimerais insister sur la construction du roman. Comme pour Tout ce qui brille, de la même auteur, on sait d'emblée ce qui va se passer. Certains détestent, mais personnellement ce genre de procédé capte toujours mon attention, peut-être plus que les romans qui tentent d'entretenir le mystère. En effet, je cherche alors tellement à connaître la fin que je finis souvent par y parvenir (je lis peu de thrillers ou de polars, il faut dire). Même si ici aussi, j'avais deviné certaines choses dont une grosse comme une maison. Mais ce roman ne vise pas à être plein de suspense. Il nous conte une histoire d'une superbe façon, alternant entre différents points de vue et chaque court chapitre débutant par un article de journal, un extrait de journal, etc.

 

Grâce à la description des tenues et des mœurs de l'époque, le lecteur se trouve bien vite plongé dans l'ambiance de l'aube du XXème siècle. Dû à ces mœurs justement, les sorties des héroïnes se résument pour l'essentiel à des balades dans le parc ou à des fêtes dans leur salon. On repassera donc pour le côté palpitant. Mais si vous aimez les histoires de quiproquos, trahisons et autres amours contrariées, vous serez au comble de la joie avec cette série prometteuse maintenant en poche (et avec les belles couvertures originales) !

 

Mon ressenti

8/10

 

Luxe, tome 1 : Rebelles, d'Anna Godbersen, éditions Le Livre de Poche Jeunesse (6,90€)

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 18:01

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Présentation de l'éditeur

Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n'est jamais allé à l'école. Aujourd'hui, pour la première fois, ses parents l'envoient au collège... Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux ? 

 

Mon avis

Wonder  est l'histoire d'August (et non pas Augustus comme j'en fait chaque fois le lapsus, on se demande pourquoi), un jeune garçon de 10 ans souffrant d'une malformation faciale.

 

Bon, après vous avoir dit ça, je peux vous rassurer sur deux points.

 

Tout d'abord, malgré le jeune âge de son narrateur, ce livre ne se lit pas différemment d'un autre. August a le même impact sur le lecteur plus âgé qu'un héros de l'âge de celui qui lit. Car non seulement est-il très mature, par la force des choses, mais en plus son jeune âge permet-il de dénoncer la cruauté des enfants entre eux. Même s'il ne faut pas stigmatiser, les adultes aussi peuvent se comporter de façon horrible face à un enfant "différent" et ce livre le dénonce également, ce que j'ai apprécié.

 

Ensuite, malgré son thème difficile, le livre est plutôt léger à lire, grâce à son style simple, à la longueur des chapitres et à l'alternance des points de vue. On est à chaque fois triste de quitter le narrateur précédent (rassurez vous c'est tout de même August le plus présent) et on les différencie d'autant plus que le style de l'auteur s'adapte à chaque fois. Ce choix de la part de R.J. Palacio permet d'envisager la malformation d'August de manière plus objective, c'est intéressant de voir comment son entourage le perçoit, et c'est aussi plus honnête. Par contre, on est que du côté du "bien", cet aspect aurait donc pu être plus approfondi. Mais peut-être cela aurait-il rendu le livre moins "tout public" ? En tout cas, le livre ne verse jamais dans le voyeurisme même si le lecteur, au moment de se créer une "adaptation cinématographique dans sa tête", peut logiquement se demander à quoi ressemble August. Les narrateurs externes  à August répondent à ses questions sans satisfaire de curiosité malsaine. Le livre est pudique sur ce thème sans en faire un tabou.

 

Il y a d'autres éléments qui rendent le livre attractif et facile à lire : les références actuelles, les citations, les préceptes demandés aux personnages par leur professeur d'anglais à la fin du livre... Les illustrations (uniquement présentes en en-tête de parties) servent complètement le livre. Je pense que certains n'aiment pas trop la couverture, personnellement, je l'adore, elle est super symbolique je trouve (même si cette symbolique semble assez évidente !).

 

Dommage que la fin tourne un peu au pathos. Selon moi, ce qui est offert à August met plus sa différence en lumière qu'autre chose. [SPOILER] J'aurais préféré qu'il reçoive un prix de sciences plutôt qu'on lui crée spécialement une médaille parce que sa malformation a chamboulé les mentalités à l'école. August n'en est pas responsable et j'aurais trouvé plus logique qu'il préfère ne pas avoir à recevoir cette récompense, pas pour ces circonstances. D'un autre côté, on pourrait aussi dire qu'elle constitue la preuve qu'il reconnaît sa malformation et le regard des gens sur elle. Mais je pense que dès le début du livre August se montre particulièrement fort sur ce point. [FIN DU SPOILER] C'est dommage car ce livre faisait tout dans la mesure et j'appréciais pour une fois le fait d'être émue par un livre sans forcément pour cela qu'un événement tragique survienne à la fin. Mais ce "happy end" à 200%, conjugué au thème qu'il aborde, fait de ce livre un livre à faire lire à tous. Non seulement parce qu'il s'y prête en ménageant les jeunes lecteurs mais aussi parce qu'il aborde un sujet peu évoqué dans la littérature jeunesse. Cela n'enlève rien à l'émotion provoquée par ce récit.

 

Mon ressenti

8/10

 

Wonder, de R.J. Palacio, éditions Pocket Jeunesse (7,90€)

Aussi disponible en grand format (17,90€)

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 20:11

 

Présentation de l'éditeur

Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l'adorait. Et qu'il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger...

À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d'écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cour, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s'est vraiment passé la nuit où May est décédée.

 

Mon avis

Un titre mystérieux, une sublime couverture sur fond de galaxie et le nom d'Emma Watson cité sur la quatrième de couverture, il n'en fallait pas plus pour me convaincre de lire ce livre...

 

Le titre ne trompe pas sur la marchandise, l'intégralité du roman est composé de lettres que Laurel a écrit à des personnalités disparues. Mais pas tant des lettres d'amour que des lettres qui montrent l'admiration qu'elle porte à ses personnes et à quel point elle peut s'identifier à elles dans la douloureuse épreuve qu'elle traverse depuis la mort de sa sœur, May.

 

Beaucoup de romans démarrent sur la même base et exploitent un sentiment de culpabilité de la part du survivant. C'est normal car c'est courant de ressentir ça quand on fait son deuil, et le fait qu'on puisse se reconnaître dans cette situation, ou tout du moins la trouver logique ne fait qu'ajouter à notre empathie pour la narratrice. Ce roman se distingue des autres ayant la même trame par l'originalité de sa construction et ce qu'elle apporte à l'histoire.

 

J'ai été touchée par la plume de Laurel (ou plutôt d'Ava Dellaira) et, contrairement à l'héroïne de L'été des secondes chances par exemple, je n'ai pas eu envie de la secouer. Tout ce qu'elle fait, dit et pense me semble justifié, pas forcément bien puisque Laurel se fait beaucoup de mal, mais il est aisé de comprendre pourquoi elle fait ça. Et on a envie de la voir se détacher de cette histoire et pouvoir aller de l'avant. Je pense que ce système de lettres était parfait pour dresser le plus fidèle portrait de l'héroïne et de son histoire et c'est ce qui fait vraiment le charme du livre et son pouvoir.

 

En fait, c'est comme si on lisait un journal intime, avec une dimension à la fois moins privée puisqu'elle inclut d'autres personnes que celle qui écrit, et pourtant un ton très intimiste puisque que l'héroïne se livre complètement. Et il ne s'agit pas d'utiliser les noms de Kurt Cobain, Amy Winehouse ou Heath Ledger pour appâter le chaland, Laurel leur écrit vraiment et fait référence à leurs vies.

 

En plus de ce sentiment de culpabilité de la part de Laurel, et même si on est tout le temps dans sa tête à elle, on peut aussi appréhender les différentes manières de réagir face au deuil de sa mère, son père, sa tante et les gens qui l'entourent. Mais ce roman est aussi l'occasion de découvrir différentes histoires d'amour : celle de Laurel et Sky, compromise par tous les silences entre eux, celle de Tristan et Kristen qui semble si évidente et pourtant sur le point de finir, celle d'Hannah et Natalie, qui n'a pas encore démarré de manière officielle, et qui, pourtant, crève les yeux.

 

Pouce levé pour les personnages secondaires très construits et qui ont un impact important sur le livre. Du coup, Laurel est parfois un peu effacée, en retrait par rapport  à eux. Mais son empreinte reste forte grâce à l'originalité de la narration. Même si elle se fait parfois dépasser lorsqu'elle se renferme sur elle-même.

 

Je dois tout de même dire que, parfois, c'était un peu trop guimauve pour moi, ces histoires de fées, tout ça (et pourtant c'est le genre de truc qui peut me faire fondre et me rendre folle d'un livre). A contrario, je trouve que le malheur s'acharne beaucoup sur Laurel et ça, par contre, c'est un peu lourd. Etait-ce bien nécessaire ? J'avais parfois l'impression que l'auteur voulait lui faire porter tout le malheur du monde. Mais, en définitive,  l'auteur nous a conté l'histoire qu'elle avait dans sa tête. Et elle fait cela joliment, c'est à la fois très triste et très beau. Trop de livres comme ça, ça me tuerait le moral. Mais cette histoire mêlant amour, fraternité, amitié, littérature et musique m'a beaucoup touchée.

 

J'ai lu ce livre graduellement, au début je lisais quelques pages puis je m'arrêtais et puis j'ai lu de plus en plus de pages d'une traite jusqu'à ne plus pouvoir le lâcher. La toute fin du livre m'a semblée un peu brusque et sans vouloir vous spoiler je trouve que la famille de May a beaucoup de facilité à revenir sur les lieux du drame et à faire ce qu'ils y font à la fin du livre. Même si cela donne une fin qui termine sur une sorte de métaphore, je m'en serais personnellement abstenue. Heureusement, la dernière page du roman  est très belle et rattrape cela. Elle est à l'image du roman : triste, belle, poétique et bouleversante.

 

Note sur l'édition française : elle est très soignée, du toucher "peau de pêche" à la mise en page des lettres (par exemple, chaque lettre à Kurt Cobain commence par le smiley symbole du groupe Nirvana) en passant par les pages de titre qui rappellent la couverture. Et contrairement à la version américaine, il y a le nom d'Emma Watson au dos. (^-^) C'est ce qui m'a décidée parce qu'au départ je voulais le lire en VO tant le style de l'auteur était loué ! La traduction rend très bien, même si je n'ai pas comparé...

 

Mon ressenti

9/10

 

Love Letters to the Dead, d'Ava Dellaira, éditions Michel Lafon (16,95€)

 

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