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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 15:21

 

Présentation de l'éditeur

Les vacances, enfin ! Léa jubile à l’idée de passer deux mois loin des Nunuches et du lycée. Même si elle appréhende un peu la vie au camp "cauchemar", avec les mouches et une horde d’enfants en délire, elle est loin de se douter des épreuves que cet été lui réserve ! Une Marilou en détresse, une voisine de chalet indésirable, des ateliers d’écriture, où elle fera une rencontre pour le moins… intéressante, et un couple inattendu vont se charger de pimenter ces huit semaines de congé, qui se vont de révéler finalement bien plus angoissantes que relaxantes ! Tout compte fait, Léa n’est pas si triste de voir l’été tirer à sa fin… Vivement la rentrée !

 

Page Facebook de l'auteur

 

Mon avis

J'adore cette série mais je vois vous avouer que j'ai eu peur au fil des tomes précédents de finir par me lasser du concept épistolaire 2.0. (sous forme de mails) et des histoires d'amours compliquées de la gang de Léa. Il y a au moins 9 tomes de prévu, tout de même ! Et voilà que j'en suis au 4ème.

 

Justement, ce 4ème est important dans la série. Il change des précédents. Donc je peux respirer. Ouf !

 

D'une part, il y a du changement parce que, comme annoncé dans ma chronique du tome 3, Léa et sa best, Marilou, participent à un camp. Je me demandais vraiment comment ça allait se passer vu que les livres sont surtout composés des échanges de mails de Léa et Marilou et que le camp dure tout de même un mois ! Et j'avais un peu peur que le camp Soleil passe à la trappe pour un empêchement de dernière minute, ce qui m'aurait déçue. Mais non, et ce qui est génial c'est qu'on découvre non seulement les échanges de Léa avec ses amis restés à Montréal mais aussi ceux de Marilou avec ses amis de Québec, et comme j'aime beaucoup ce personnage, c'était très agréable de se rapprocher encore plus d'elle.

 

Et si j'avais peur que Léa et ses turpitudes amoureuses ne finissent par me la rendre antipathique, j'ai trouvé que dans ce tome particulièrement, on la sentait mûrir. Elle se pose plus de questions, elle fait de nouvelles expériences. Bien sûr, elle continue à faire des erreurs, mais comme tout le monde. On sent que Léa grandit, mais à un rythme crédible.

 

Petite parenthèse, c'est assez marrant d'essayer de se détacher du personnage de la couverture et d'imaginer Léa en "vraie fille". On se rend alors vraiment compte que le personnage est crédible. Mais je suis attachée à la Léa de la couverture et, la plupart du temps j'avoue que je m'imagine un peu un dessin animé dans ma tête, ça dépend des personnages en fait, et ça donne un mélange étonnant sous mon crâne. :-)

 

Avec ce tome, une boucle est bouclée : l'année scolaire se termine, ce sont les vacances, la rentrée se profile à l'horizon... et ça fait un an que Léa a déménagé. Je suis contente d'avoir un repère temporel parce que, certes, chaque mail, conversation Skype ou échange SMS est daté, mais il se passe tellement de choses dans la vie de Léa, et sa vie est étalée sur tellement de tomes que je m'y perdais un peu. En fait, c'est simple : un tome = une saison. (Et oui, c'est la première fois que je le remarque ! Je ne suis pas un as des maths, et à partir de 4 saisons, vous voyez, ça commence à coincer.)

 

Mais ce tome c'est aussi l'apparition d'un nouveau couple et de nouveaux thèmes chers aux jeunes. Bref, beaucoup de nouveauté ! En tout cas, quand j'ai refermé le livre je n'avais qu'une envie : ouvrir le tome suivant ! "La vie compliquée de Léa Olivier" crée vraiment une sorte d'addiction...

 

Pour finir, comme dit dans mes chroniques précédentes, cette série fait passer un bon moment et détend mais, en même temps, on peut sentir qu'il y a une intention de guider les jeunes derrière, même si ça reste subtil. Ce n'est pas un livre moralisateur. Léa fait des erreurs. Mais, comme elle, on a apprend de celles-ci ! En quelques mots, ce tome change des précédents tout en étant proche de ce qui a fait le succès des autres.

 

Mon ressenti

9/10

 

Mes chroniques des tomes précédents : tome 1 / tome 2 / tome 3

Ma chronique du hors-série "L'avis de Léa Olivier sur les garçons"

Mon interview de Catherine Girard-Audet

 

La vie compliquée de Léa Olivier, tome 4 : Angoisses, de Catherine Girard-Audet, Kennes Editions (14,20€) 

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 14:14

 

A mi-chemin entre l'album et l'imagier, les "Kididoc" sont des livres avec des volets à déplier, des roues à tourner, des tirettes... et, toujours, le vocabulaire propre au thème de chaque livre. Un vrai plaisir pour les yeux aussi, avec les détails brillants, pailletés, etc.

 

Kididoc pour les 2-4 ans, éditions Nathan, 9,90€ le tome (ici les tomes 14 et 15)

 

 

Les deux albums sont sympas, mais je suis gaga du deuxième. x) Pourtant, je ne suis pas fan de chevaux ou de poneys à la base, mais ce que vous ne pouvez pas voir sur ce visuel, c'est que sur la couverture le poney a une véritable CRINIERE ! Je suis faible, je sais. Mis à part cela, les deux livres sont agréables à parcourir, il y a quand même une petite histoire à suivre en plus d'avoir à chaque page l'occasion de découvrir par le toucher. Petit bémol technique pour Super Tracteur : impossible de lui attribuer sa médaille à la fin du livre, elle ne rentre pas dans l'encoche...

 

Mes histoires toutes douces, éditions Nathan, 12,95€ le tome

 

En résumé : la première collection propose des histoires pleines de volets à déplier la deuxième de détails à toucher. Deux collections interactives et ludiques.

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:35

 

Présentation de l'éditeur

La toute première préoccupation des filles est, sans aucun doute, de comprendre les garçons ! Amour, amitié, premier baiser, peine d'amour, ce guide te donne toutes les clés pour entrer dans l'univers des "chums". Parce que, lorsqu'on est préado, on cherche toujours une copine à qui poser ses questions intimes, Léa te répond en toute franchise et te propose un cocktail de lecture idéal : une nouvelle inédite, des conseils avisés et l'ABC de l'amour. Sans oublier les tests de personnalité qui te permettront de t'amuser et de savoir où tu en es avec les garçons !

 

Mon avis

En France, il y a "Le Dico des filles" (Fleurus), "L'encyclo des filles" (Gründ) et l'ABC des filles" (Hachette) qui se disputent l'intérêt des jeunes filles...

 

Au Québec, il y a un ABC des filles qui existe depuis plus longtemps que son homologue français. Et Catherine Girard-Audet, la créatrice de Léa Olivier, est entièrement aux manettes de la version 2014 !

 

Il est maintenant possible de lire l'ABC des filles québécois en Belgique et en France grâce aux éditions Kennes. Un changement a toutefois été apporté : le livre est scindé en plusieurs tomes. Ce genre de décision n'est pas toujours justifiée mais j'y vois ici un intérêt : ne pas bêtement concurrencer les gros pavés disponibles sur le marché en en jetant un énième (de pavé) dans la mare, et permettre aux lectrices de cibler vraiment ce qu'elles veulent lire, les thèmes qui les intéressent.

 

Le thème de ce premier tome est l'amour, et même "les garçons" comme nous l'annonce la couverture, mais je trouve le titre un peu réducteur. "Guide de l'émotion" (d'ailleurs en en-tête de plusieurs pages, était-ce le nom d'une subdivision de l'édition originale ?) ou "ABC des émotions" m'aurait davantage plu dans la mesure où Léa ne se contente pas d'aider les lectrices par rapport au thème des garçons (même si elle en parle beaucoup). Il est aussi question d'amitié, de jalousie, d'honnêteté, de timidité... ce qui rend le livre d'autant plus intéressant.

 

Ce qui est très agréable et qui différencie ce livre des autres du même type, c'est que tests et courrier des lectrices sont proposés en alternance avec les entrées de l'ABC. Difficile de se lasser donc. Et la nouvelle inédite en début du livre (d'une vingtaine de pages) peut avoir un effet boule de neige : constituer un chouette bonus pour les fans de Léa et donner l'envie (d'avoir envie, ok, je sors) de lire la série à ceux qui découvrent Léa à travers ce livre.

 

Je pense aussi que l'intérêt de "L'avis de Léa Olivier sur les garçons" est qu'il s'adresse à un public un plus jeune que les livres cités en tout début de chronique (d'ailleurs la quatrième de couverture parle de "préados" et non pas d'"ados"). Même si, en fait, ces conseils sont universels et qu'il n'y a pas de tabou. C'est vrai que certains sujet auraient pu être vus plus en profondeur mais que cela aurait davantage constitué un intérêt pour les jeunes filles ayant quelques années de plus. En plus, le format dictionnaire qui pourrait rebuter certaines lectrices plus jeunes (pas toutes :-)) est ici abandonné. Le livre reste tout de même un bel objet, imprimé sur du beau papier, à couverture rigide, joliment illustré. Bref, il donne envie de s'y plonger. Et puis, il ne faut pas oublier que c'est l'avatar de Léa qui distille ses conseils, et je pense que ce point de vue plaira aux jeunes lectrices, même en sachant que c'est l'auteur qui se cache derrière le personnage, ça met en quelque sorte en confiance.

 

Un petit mot sur les polémiques que ce genre a tendance à susciter (c'est en tout cas vrai pour le Dico et l'Encyclo) : cela m'a fait lire ce livre plus attentivement, sans que je puisse vraiment le contrôler. Je suppose que ceux qui ont envie de trouver la petite bête la trouveront. Mais rien ne m'a personnellement choquée. Certains sujet plus délicats (je pense notamment à l'avortement) ne sont pas évoqués ou peu, sans que cela constitue pour autant une fuite, c'est plus probablement pour des raisons d'âge du lectorat visé. Par contre, il est vrai que les personnages représentés sur les illustrations sont un peu tous pareils, ce qui est un peu contradictoire pour un livre qui prône l'importance de rester soi-même. Mais le contenu-même du livre, les conseils apportés, sont de bon ton, et l'auteur, à travers Léa, s'exprime comme une confidente (parfois même à la 1ère personne du singulier), tout en restant sérieuse. On a tout simplement envie lui faire confiance et de suivre ses conseils !

 

Mon ressenti

8,5/10

 

L'avis de Léa Olivier et les garçons, de Catherine Girard-Audet, Kennes éditions (10,90€)

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 18:02

A quelle heure meurent les enfants?

 

Présentation de l'éditeur

C'était une de ces dernières belles journées de septembre. L'été commençait à lâcher prise, tentant de s'accrocher au moindre soupçon de douceur, à la plus infime parcelle de ciel bleu.
Je roulais depuis une bonne heure quand je l'aperçus au détour du dernier lacet que la route esquissait avant le domaine. Recouverte de vigne vierge, rousse déjà, elle semblait vouloir se dissimuler aux regards indiscrets, au poids du passé. La maison de mon père.
En descendant de voiture pour ouvrir le portail, les odeurs de mon enfance m'emplirent d'une étouffante mélancolie. Je me mis en pilote automatique pour tenir le coup. Seule l'indifférence pouvait me permettre d'avancer.

 

Mon avis

Bon, autant être franche, j'ai reçu ce livre en service presse et je peux vous dire que c'était mal parti entre lui et moi : du titre à la photo de couverture en passant par le genre (policier), rien ne m'attirait, que du contraire.

 

Mais je lui ai donné une chance et je ne suis pas déçue. Je qualifierais plus ce livre de thriller, en fait, je trouve que le mot lui convient mieux tout en sachant que la frontière entre les deux est ténue (n'hésitez pas à éclairer ma lanterne dans un commentaire). En tout cas, l'accent est plus mis sur l'histoire que sur l'enquête, même si cette dernière est très présente grâce à un des personnages principaux.

 

A la mort de son père, Yves retourne dans la maison familiale. Mais il y trouve un étrange carnet contenant une liste de noms... ce qui va complètement bouleverser sa vie. Je n'en dirai pas plus, étant donné que j'ai commencé le livre en en sachant très peu et qu'il me semble que c'est préférable pour profiter de sa lecture au maximum. Le mystère qui plane sur le roman participe à son charme.

 

Je peux par contre vous dire que le roman mêle une bonne intrigue policière, la tension d'un thriller et des événements historiques. Alors, certes, il n'est pas excessivement original, ses personnages ne sont pas extrêmement développés, mais le style est soigné et l'histoire prenante, tout simplement. Je pense que malgré un pan de l'histoire plus émouvant, ce roman n'a pas pour vocation de marquer les esprits,  j'en retiendrai en tout cas sa lecture rythmée et agréable. J'ai passé un bon moment de lecture aux accents télévisuels car le scénario de "A quelle heure meurent les enfants ?"  pourrait selon moi être celui d'un épisode de série. Du coup, je me suis laissée prendre au jeu comme si j'étais devant ma TV un soir.

 

Lire un extrait

 

Mon ressenti

7/10

 

A quelle heure meurent les enfants ?, de Jean-Pierre Chiron, éditions Publibook, collection Policier (17€)

Egalement disponible au format PDF (8,50€).

 

Acheter ce livre

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:26

 

Présentation de l'éditeur

Leila a 7 ans. Toute petite odalisque, elle glisse sur ses babouches dans les couloirs ailés du palais. Elle rencontre le Sultan. Il tombe amoureux. Paf ! Tomber amoureux d'une odalisque minuscule à cause de ses oreilles, cela vous semble surprenant ? Leila a 15 ans. Le Sultan reçoit un cadeau. Le plus énorme, le plus puissant, le plus sage, le plus courageux, le plus rond, le plus rare de tous les cadeaux.


Leïla tombe amoureuse du cadeau du Sultan. Cela vous paraît troublant ? Approchez-vous. Je vais vous raconter des histoires impossibles, des histoires dont vous avez rêvé, des histoires que vous avez oubliées. Lisez, regardez, souvenez-vous. L'odalisque et l'éléphant est une histoire qui rend toutes les histoires d'amour impossibles possibles.

 

Mon avis

Je ne sais pas d'où me vient cet attrait, mais j'ai toujours eu un faible pour les contes des Mille et une nuits... Du coup, ce livre, mettant en scène une odalisque, un éléphant et un sultan au sein d'un palais, et l'esprit des magnifiques illustrations m'ont d'emblée attirée.

 

Ce à quoi je ne m'attendais pas - et qui m'a enchantée - c'est le côté très actuel du livre. Rassurez-vous, si vous cherchez l'ambiance des mille et une nuits, vous serez servi. Mais la touche de modernité vient des multiples allusions à la culture populaire. Exemple :

 

"Pourquoi faut-il qu'on s'attache et qu'on s'empoisonne ? murmura-t-elle", page 165, à propos de l'histoire de Roméo et Juliette...

 

Ce mélange produit inévitablement un effet comique sans pour autant décrédibiliser le livre. C'est un tel plaisir de se prendre au jeu de la recherche des clins d'œil et cela m'a arraché tellement de sourires que je me contenterai d'un seul exemple. Mais il y en a tant, en témoignent les remerciements de l'auteur à toutes ses sources d'inspiration ! Je n'ai pas tout repéré et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'aimerais relire ce livre...

 

Mais ce qui m'a ensorcelée en premier, c'est le style de Pauline Alphen. Wahou ! Je vais sûrement sonner très "cliché", mais que dire à part que j'ai été soufflée par la beauté de sa plume ? Il m'a rarement été donné de lire d'aussi belles choses. Encore une fois, un exemple vaut mieux qu'un long discours, mais ne sélectionner que quelques extraits est un crève-cœur.

 

"Le temps qui ne renonce jamais continua à passer. Il passa tellement qu'il repassa au même endroit et trouva Leila dans sa tour, près de la fenêtre, plongée dans un livre rouge. Un nuage d'oiseaux minuscules, la voyant si immobile, jouait au toboggan dans les vagues parfumées de ses cheveux noirs."


"Les jours de pluie, en admirant la lumière sur la trame ouvragée de l'incroyable parquet de la tour, elle s'entraîna longuement à dessiner le monde comme il est. Jusqu'à ce qu'elle découvre que c'était beaucoup plus drôle de dessiner le monde comme il pourrait être, tout effacer et recommencer."


"Leila regardait et fermait les yeux, regardait et fermait les yeux. Quand elle regardait, elle ressentait de la surprise, de la peur, rien, un interrogation, de l'admiration. Lorsqu'elle fermait les yeux, la main droite sur l'estomac, elle se sentait vertigineuse, contente, palpitante, grande, grande, toute petite. Quand elle regardait, elle avait envie de hausser les épaules, quand elle fermait les yeux, son cœur faisait une pirouette."


Et puis, si vous trouvez que les livres pour enfants ont tendance à relater des histoires simplifiées, sachez qu'ici elle ne prend tout son sens et ne dévoile son incroyable puissance poétique qu'à la fin du livre mais que, dès le début, on comprend que l'on est face à une œuvre spéciale. Ce livre parle de l'amour, de l'amitié, de toutes les histoires du monde, de l'inspiration, et le mélange qui en résulte touchera tous les lecteurs.

 

Cette superbe idée est magnifiée par les illustrations de Charlotte Gastaut.  Ce parfait accord de mots et d'illustrations constitue une idée cadeau pour soi ou pour les autres. Il faut dire que l'ouvrage est particulièrement soigné : dorures, papier glacé, format à mi-chemin entre l'album et le livre de poche et pesant un certain poids... Un très bel objet qui met en valeur le contenu du livre.

 

Quelques illustrations (provenant du blog de Charlotte Gastaut) :

 

 

Mon ressenti

9,5/10


Pour info : ce livre a été initialement publié en portugais brésilien puisque Pauline Alphen, née d'un père français et d'une mère brésilienne, écrit dans les deux langues. C'est donc elle-même qui a traduit son livre vers le français, ce qui ne le rend que plus authentique. Je me sens chanceuse de pouvoir lire la superbe édition française du livre. Plus sur le blog de l'auteur.

 

 

L'odalisque et l'éléphant, de Pauline Alphen, illustrations de Charlotte Gastaut, éditions Hachette romans (15,90€)

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 15:35

 

Présentation de l'éditeur

Issues d'origines diverses et avec des conceptions sur la vie, les mecs, l'amour et les parents différentes, ces cinq "filles" vont, ensemble, rentrer petit à petit dans l'antichambre du monde des adultes. Période où l'on quitte le cocon familial et on s'installe avec son mec, on cherche des petits boulots, on balise sur les résultats des exams, sans oublier les corvées ménagères, le fric à gérer et la grognasse d'à côté...

 

Quand les filles refusent de faire tapisserie !

 

La vie continue après la pyjama party. Anna emménage avec son mec et découvre les joies de la vie en couple. Bénédicte essayer d'oublier son ex en exerçant différents petits boulots. Chloé désespère de mettre de l'ordre dans sa vie amoureuse. Leila aimerait bien retrouver un semblant de séduction. Muriel voit sa vie sentimentale tourner en ménage à trois.


Site officiel / Facebook / Twitter / Pinterest

Mon avis sur le tome 1

 

Mon avis

Dans ce deuxième tome des "Filles" on quitte la sphère très privée de la soirée pyjama. Les filles prennent l'air, le décor change, et alors, ça fonctionne ou ça fonctionne pas ? Et bien, passées les premières pages où j'ai dû resituer les noms des personnages (autant je me rappelais très bien de leurs personnalités, autant les prénoms, ça coinçait, mais ça m'arrive souvent en lisant...), j'ai beaucoup aimé cette nouvelle balade en compagnie d'Anna, Mumu, Leila, Béné et Chloé !

 

Je dirais même que ça a mieux marché pour moi qu'avec le premier tome. Même si j'avais beaucoup aimé "Soirée pyjama", le changement de décor permet aux différentes histoires de mieux se développer. On découvre encore plus les vies et les personnalités des Filles... et il devient de plus en plus difficile de dire laquelle est notre préférée. Chloé m'a semblé un peu plus effacée que les autres dans ce tome-ci, j'ai hâte d'en savoir plus sur elle.

 

Et puis, comparé au premier tome j'ai beaucoup plus souri. Quasi à chaque page, en fait. Mention spéciale pour la planche spéciale Star Wars, la malchance de Leila et pour les références aux Filles, à leur page Facebook et à Léa Olivier (autre publication des éditions Kennes) glissées au gré des pages. :-) A vous de chercher !

 

De nouveaux personnages très intéressants font leur apparition dans "Papier peint". Parlant du titre, on découvre sa signification dans ces pages. En plus, toutes les histoires qui forment la série sont à la fois très différentes et ni trop simples ni trop compliquées : on ne s'emmêle pas les pinceaux et notre intérêt est constamment relancé. Un bon équilibre, en somme. Une dernière chose : sous ses allures de simple comédie pour filles, cette BD à la fois drôle et pertinente n'est pas du tout interdite aux garçons !

 

Mon ressenti

8,5/10

 

Les Filles, tome 2 : Papier peint, de Christopher, Kennes éditions (12,90€)

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 14:14

Tatouage (Tatouage, #1)

 

Présentation de l'éditeur

Quand Alex entre pour la première fois chez Jana, dont il est fou amoureux depuis longtemps, un monde nouveau s’ouvre à lui. Pour subvenir à leurs besoins, Jana et son frère David font commerce de tatouages magiques, une manière rituelle de révéler les gens à eux-mêmes. David dessine à Alex un tatouage qui le lie à Jana à jamais, mais leur interdit tout contact physique : une terrible douleur fait s’évanouir Alex chaque fois qu’il la touche. Peu à peu, Alex va découvrir qu’il est lui-même doté d’un pouvoir et qu’il est en fait un medus. Ces magiciens inquiétants, qui ont longtemps vécu parmi les humains, se livrent à une perpétuelle lutte entre clans. Mais ils savent désormais qu’il est nécessaire de s’unir contre leur plus terrible adversaire, le Gardien Ultime, déterminé à tous les anéantir…

 

Mon avis

Ce que j'attendais de ce livre, c'était une romance paranormale avec un peu de fantasy. Un truc sympa et pas prise de tête. Et "Tatouage" est en fait un roman beaucoup plus ambitieux que ça... Sauf qu'avec moi, la sauce n'a pas pris.

 

L'univers créé par Ana Alonso et Javier Pelegrin est inédit. Certes, pas complètement, les magiciens sont plutôt monnaie courante en littérature jeunesse. Mais ils leur ont donné de nouveaux noms (les médous) et créé des histoires de clans qui se déchirent. Bref, un monde plutôt dense, dont l'histoire est assez bien distillée dans ce premier tome, ce qui est agréable pour qui est intéressé par l'histoire et cherche des réponses. Ce qui n'a pas été mon cas.

 

Certains passages partaient trop dans tous les sens. Un exemple qui vient à me l'esprit : un personnage tient l'épée à l'horizontale, la caresse du regard, puis la place contre son tatouage, puis verticalement, frappe le sol, frappe le sol une nouvelle fois, et puis il y a des rainures qui deviennent rouges et qui explosent en fragments qui se décomposent puis se recomposent et se décomposent à nouveau, et puis ils se trouvent tous téléportés je ne sais où et moi je me dis 1) WHAT THE FUCK? 2) Je respire où ? Et c'était comme ça à chaque page !

 

Quand on passait à l'explication de l'histoire des médous, je m'emmêlais dans tous les noms de clans trop compliqués pour moi et je n'avais pas envie de faire l'effort de tout saisir à la perfection. Ou alors, dans le même paragraphe pouvaient être évoqués 5 personnages différents aux noms bizarres, plus 2 clans aux noms encore plus bizarres, plus 5 événements des chapitres précédents. Une vraie gymnastique du cerveau que j'ai eu du mal à réaliser, pardonnez-moi.

 

Ce livre était trop éloigné de ce que j'imaginais. En fait, plus je grandis, moins la fantasy me parle. Ou plutôt, elle continue à le faire mais je deviens de plus en plus critique et il faut vraiment que l'univers m'accroche (attention, je ne dis pas que c'est parce que l'univers m'accroche le livre est meilleur qu'un autre). Si c'est le cas, le livre peut facilement devenir un coup de cœur, mais si ce n'est pas le cas, le lire peut être une torture.

 

En parlant de torture tiens, ces quelques passages à tendance masochistes m'ont tout simplement dégoûtée. Les livres un peu trash ne me dérangent pas tant que ce n'est pas gratuit. J'aime qu'un roman me bouscule et s'il est original en frôlant parfois la limite, sans la dépasser (ou en tout cas pas de mon point de vue) j'admire l'exploit. (Je pense au "Prince d'été" et à "Rouge est l'océan".) Mais là j'étais vraiment atterrée. Il y a à tout casser cinq phrases dans tout le roman de presque 400 pages où les personnages prennent plaisir à, au choix, boire de la soupe brûlante où jeûner pendant 10 heures en faisant de l'activité physique intense (et je vous réserve le pire pour le paragraphe suivant, stay tuned) mais c'était déjà trop pour moi. Parce que si vous pensez qu'à la fin du livre le personnage se repent et qu'il y a une morale à ce sujet, détrompez-vous. Et ce n'est pas un spoiler mais un avertissement...

 

En plus de ça, j'ai eu du mal avec le style. Ok, c'est un bon point, je n'ai pas ressenti de différence entre les plumes des deux auteurs. Mais ça ne passait vraiment pas. Il y avait des paragraphes où toutes les phrases, relativement courtes, commençaient par "il". Cet enchaînement d'actions m'a agacée au plus haut point ! Les descriptions, elles, mettent en valeur des détails insignifiants comme des rideaux, ou une lampe, ou un fauteuil, et ce systématiquement. Et il ne suffit pas d'utiliser des mots compliqués pour écrire correctement. "Protubérances métalliques" pour désigner des piercings, ça me fait froid dans le dos. Enfin, il y a des phrases pour le moins bizarres, style "bon, je vais te laisser savourer ta douleur" (et ce n'est pas de l'ironie, j'insiste, c'est présenté comme un service rendu à quelqu'un) ou "il s'enfonçait des objets jusqu'à se faire saigner" (par plaisir, je précise), suivie deux lignes plus loin par "il avait vu par la fenêtre qu'un arbre était en fleur". Mais qui en a quelque chose à cirer de cet arbre, franchement ? Et surtout, quel type qui s'enfonce des objets jusqu'à se faire saigner en a quelque chose à cirer d'un arbre en fleur ?!

 

Tous les personnages m'ont paru froids, distants, insipides, interchangeables. Je ne comprends pas comment certains peuvent tomber amoureux d'autres dans la mesure ou aucun ne fait en sorte de sortir du lot. Comment peut-on aimer un gars dont on ne connaît rien et à qui on a adressé la parole pendant 30 minutes à tout casser dans sa vie ? Et ça ne semblait pas être de l'attirance physique vu qu'ils ne passent pas leur temps à vanter le physique de l'autre (je n'aurais jamais pensé utiliser ça comme argument négatif un jour). "Tatouage" a réussi l'exploit de faire pire qu'une histoire d'amour nunuche : une romance à laquelle on n'a même pas envie de croire une seconde.

 

Ce roman m'a par moment semblé vraiment ridicule. Je pense qu'une vidéo de moi en train de le lire aurait été plus parlant que 1000 chroniques. Et pourtant, il y a des éléments qui me plaisaient. Les tatouages, notamment. Les parties d'échec à la fin. Le côté "histoire d'amour impossible". Le fait que certains personnages veulent défendre leur droit aux mots et à la fiction. Mais ce livre est à mille lieu de l'univers riche, torride et captivant promis par la quatrième de couverture. Il ne faut pas lire ce livre pour l'histoire d'amour, et il ne faut pas avoir peur d'être balloté en tous sens par des éclairs, des tours de magie, des visions et des particules qui se décomposent et se recomposent... pour une histoire au final bien plate.

 

Afin de vous faire votre propre opinion sur le livre, je vous conseille de lire l'avis de Phebusa qui a eu un coup de coeur pour "Tatouage", mais aussi pourquoi pas de lire la première partie du roman gratuitement ici ! :-)

 

Tatouage, tome 1, d'Ana Alonso et Javier Pelegrin, éditions Hachette, collection Black Moon (16€)

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 15:55

 

Présentation de l'éditeur (traduite par mes soins)

Quand Disney rencontre Lena Dunham, cela donne ce livre illustré plein d'humour, mettant en scène vos personnages de contes de fées préférés, leurs histoires d'amour et leurs quêtes personnelles dans l'Amérique du 21ème siècle. 

Le Vilain Petit Canard s'est toujours senti plus laid que les autres, mais maintenant il a Instagram et ce filtre merveilleux... Cendrillon a échangé ses pantoufles de verre contre des Crocs... le Lièvre et la Tortue se harcèlent via Facebook... Boucles d'or suit un régime sans gluten... et Peter Pan a finalement dû grandir et se trouver un travail, ou du moins commencer à payer son loyer.

Voici plus d'une centaine de contes de fées illustrés et remis au goût du jour. A la place de Marraine la Bonne Fée, il y a Siri. Et à la place de grands méchants loups, des pervers terrifiants sur OkCupid. Dans notre monde fait de réseaux sociaux, Youtube et textos, les contes de fées peuvent encore une fois nous mener à un "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" - et nous faire rire tout au long du chemin.

 

Mon avis/My review

J'ai  remarqué "Alice in Tumblr-land" pour la première fois sur la page Facebook Eat Sleep Read. Je pansais qu'il s'agissait d'un livre fictionnel, je veux dire, créé de toutes pièces grâce à Photoshop... mais j'ai découvert que c'était un vrai livre et le titre aussi bien que la couverture m'avaient tapé dans l'œil  ! J'ai donc regardé sur Amazon - où on peut souvent lire les premières pages des livres) et j'ai su qu'il me le fallait. La plupart du temps, je passe beaucoup de temps à hésiter entre acheter un livre ou pas, mais cette fois-ci, je n'ai pas pu résister bien longtemps.

 

Et ensuite, il y a eu cette longue attente jusqu'à ce que le livre arrive chez moi... Une fois que je l'ai eu entre les mains, je n'ai pas pu m'empêcher de le lire dans son entièreté.

 

J'ai tout simplement A-DO-RÉ ce livre. Je me dois de préciser qu'il ne s'agit pas d'un livre pour enfants, il s'agit d'un autre genre de contes de fées, pour jeunes adultes et adultes. Le langage est parfois très, très familier (les histoires ont été initialement publiées sur le blog de l'auteur intitulé "Fairy tales for 20 somethings" - Contes de fées pour les 20 ans et quelques, ce qui me semble clair).

 

Mais il s'agit d'une des meilleures parodies que j'ai jamais lues. Ok, je n'en ai pas lu tant que ça en fait. Mais bref. Pour chaque conte, Tim Manley se concentre sur LE détail qui fait du conte ce qu'il est et le transforme pour le rendre moderne et sarcastique. Vous reconnaîtrez probablement des gens, voire vous-mêmes, dans certaines histoires. J'ai beaucoup, beaucoup ri. (Mais peut-être que le fait que je ressemble un peu au Peter Pan et à la Belle au bois dormant de ce livre n'est pas si drôle que ça finalement.)

 

La plupart des personnages de ce livre sont obsédés par la technologie. N'est-ce pas représentatif de la société d'aujourd'hui ? J'ai parfois eu à "googler" certains termes parce que quelques sites web évoqués étaient célèbres aux USA mais pas en Europe, mais c'était assez intéressant et ça m'a permis de rigoler encore plus.

 

Cerise sur le gâteau, les illustrations sont superbes. Regardez moi cette couverture ! Et les photos ci-dessous ! (Cliquez pour agrandir.)

 

En résumé, ce livre est original, créatif et bien exécuté, en plus d'être magnifique. Qu'attendez-vous ? Si j'étais éditrice, j'achèterais les droits de ce livre et le traduirais en français.

 

(From now on I've decided to review the books I've read in English in Shakespeare's language too!)

 

I first spotted "Alice in Tumblr-land" on the Eat Sleep Read Facebook page and I thought it was a fictionnal book. I mean, I thought it was something done with Photoshop. But I found out it was a real book!! And the title sounded awesome to me (so did the cover) therefore I looked on Amazon (where you can read the first pages of many books) and I knew I needed it. Most of the time, I spent a lot of time hesitating whether buying a book or not but this time I couldn't resist.

 

And then it was this long wait until it arrives at my house... Once I got it between my hands, I couldn't help but keep reading until the end.

I LOVED this book. I have to say it's not a children book, it's about another kind of fairy tales. It's for young adults and adults, the language can be very, very familiar (the stories were first published on the author blog and the title was "Fairy tales for 20 somethings" it's pretty obvious).

 

But it's one of the best parody I've ever read (ok, I haven't read so many, but well). For every tale, Tim Manley focuses on THE detail that makes the tale what it is and turns it into a modern, sarcastic thing. You will probably recognize people or even yourself in some of the stories. I laughed so many times. (But maybe the fact that I kind of look like the Peter Pan and the Sleeping Beauty of this book it's not that funny actually.)

 

Almost every character in this book is obssessed with technologies. Isn't it representative of today's society? I sometimes had to google some terms because the websites were famous in the USA but not in Europe... but it was pretty interesting and it helped me to laugh even more.

 

On top of it, the illustrations are wonderful. Just look at the cover and the pictures below! (Click to enlarge.)

 

This book is very original, creative and well executed. And it is absolutely beautiful. What are you waiting for? If I was a publisher, I would buy the rights of this book and translate it to French.

 

Ma note

9/10  

 

Alice in Tumblr-land and other fairy tales for a new generation, Tim Manley, Penguin Books (env. 14€)

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 15:58

 

Présentation de l'éditeur

Après Mes 10 premiers tableaux et 10 tableaux et un ballon rouge, découvrez le nouveau livre d'art pour les petits !

 

De page en page, l'enfant découvre dix tableaux très différents et mettant tous en scène un animal à observer à travers un jeu de découpes.

 

Mon avis

J'aime beaucoup les livres pour enfants qui abordent l'art, et Marie Sellier est une auteur phare dans ce domaine. Je la connaissais davantage pour ses romans (Le fils de Picasso, Cœur de Pierre...) mais elle a également quelques albums à son actif. La plupart sont disponibles dans ma bibliothèque et je comprends pourquoi... le dernier sorti ne tardera probablement pas à en être aussi !

 

Non seulement le livre est très beau, faisant la part belle aux tableaux et ne les réduisant pas à des miniatures, mais le texte pousse en plus les enfants à "participer" au livre : des détails d'une œuvre d'art sont révélés à travers des petits trous et l'auteur pousse les enfants à s'interroger sur ce qui se cache derrière la page... Elle fait aussi vivre les œuvres à travers une courte histoire.

 

La thématique de l'album sont les œuvres d'art mettant en scène des animaux, mais vous devez déjà vous en êtes rendu compte. :-) J'aime beaucoup l'idée !

 

Pour l'anecdote, j'ai un coup de cœur pour ce tableau de Renoir, "Madame Charpentier et ses enfants" :

 

http://www.renoirgallery.com/paintings/renoir-madame-charpentier-and-her-children.jpg

Source : Auguste Renoir Gallery

 

Le chien me rappelle ma puce. ♥

 

Bref, un très bel album que je vous conseille, pour vos enfants ou pour vous ; que vous aimiez l'art, les animaux ou les deux.

 

Mon ressenti

4,5/5

 

10 tableaux et des animaux, de Marie Sellier, éditions Nathan (14,90€)

 

Le livre sortira le 3 avril.

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 20:24

LA GRANDE GUERRE, SUJET DU NOUVEAU ROMAN DE JOHN BOYNE

 

Présentation de l'éditeur

Alfie Summerfield vient d'avoir cinq ans le jour où la Grande Guerre éclate. Son père a promis qu'il ne partirait pas mais s'engage dès le lendemain, persuadé que "tout sera fini à Noël". Quatre ans plus tard, la guerre fait rage et le jeune garçon ignore si son père est vraiment parti en mission ou s'il a disparu à jamais. Tout le monde semble savoir ce qui lui est arrivé mais le secret reste bien gardé. Devenu cireur de chaussures à la gare de King's Cross de Londres, Alfie va enfin découvrir la vérité au hasard d'une de ses rencontres et partir pour la mission la plus importante de sa vie...

 

Mon avis

Voici la description de mon état d'esprit avant de commencer le livre : je n'aime pas les livres de guerre. J'ai été obligée d'en lire quelques uns au sujet de la guerre 40-45 pour l'école mais, vraiment, quelle que soit la guerre concernée, je les évite. Si j'aime qu'un livre me bouleverse,  le fait qu'il s'agisse de quelque chose qui est vraiment arrivé (que le livre soit une fiction ou pas, on est d'accord qu'il s'inspire de la réalité) et d'aussi proche dans le temps me procure un sentiment de malaise permanent tout au long de ma lecture. Je ne suis pas fière d'appliquer la politique de l'autruche, mais bon...

 

Il serait peut-être temps que je change ? Que je dépasse mes appréhensions ? Je sais qu'il y a des pépites parmi tous ces livres ! Et commencer par les livres jeunesse est peut-être le meilleur plan à suivre.

 

C'est ce que j'ai envie de faire mais je ne peux pas dire que j'ai sauté de joie en trouvant ce livre dans ma boîte aux lettres. Vous savez pourquoi il y a si peu de chroniques négatives sur le blog ? Quand il y en a, c'est qu'il s'agit de services presse et que je me suis forcée à aller au bout par respect pour l'éditeur qui m'a envoyé le livre. Ou que le livre se lisait très facilement et que j'ai pu arriver à la fin sans peine. Dans les autres cas, si je n'aime pas un livre, je ne le termine pas... et donc chronique il y n'y a pas.

 

Et bien, il y a des années, j'avais commencé le célèbre roman de John Boyne "Le garçon au pyjama rayé" et je pense que je n'ai pas dépassé les 25 premières pages. Et, oui, "Mon père est parti à la guerre" a été écrit par le même auteur.

 

Il ne se déroule pas à la même époque que "Le garçon au pyjama rayé" mais d'après la quatrième de couverture, il semblait provoquer les mêmes émotions, ce qui m'a un peu effrayée. Mais je me suis lancée et, pour moi, deux choses ressortent.

 

1) Le style de l'auteur qui, s'il ne m'avait pas frappée lors de ma première tentative de lecture, m'a ici semblé fluide, soigné, et un vrai délice à lire.

 

2) Le livre décrit une perspective particulière de la guerre : il s'agit de la guerre du point de vue de ceux qui ne sont pas - ou plus - au front.

 

Le livre montre les conséquences que cela peut avoir pour les femmes, les mères, les enfants, les voisins, les amis... Les conditions dans lesquelles ils vivent ; la peur qui les étreint quand un camion de l'armée remonte leur rue, porteur de mauvaises nouvelles,  les difficultés à trouver de la nourriture...  La narration est touchante et prenante étant donné que le héros, Alfie, est un enfant. Il est très jeune et très courageux, je suis admirative de son personnage et, dans l'ensemble, tous les personnages sont très, très bien construits. Il s'agit aussi d'un livre sur les victimes de choc post-traumatique. Le livre possède son lot de malheur et de passages émouvants qui serrent la gorge mais il n'est pas non plus "dévastateur" point de vue émotions. Je trouve même la comparaison de la quatrième de couverture avec le journal d'Anne Frank exagérée, pour ce que j'en sais, car, vous vous en doutez, je n'ai pas encore passé le cap de lire ce livre, même si j'en ai envie (je compte y remédier).

 

J'ai été agréablement surprise par cette approche et j'ai finalement apprécié ma lecture. J'ai englouti le livre car je voulais à tout prix connaître la fin, l'auteur excelle en mêlant documentation appuyée et véritable intrigue. Le livre est touchant mais pas non plus mélodramatique. Je pense que c'était ce qu'il me fallait pour commencer à lire ce genre de livres, et je pense qu'on n'a pas forcément besoin de pleurer pour apprendre des choses sur la guerre.

 

Finalement, je n'ai pas grand chose à lui reprocher.  Je regretterai simplement le côté "fouillis" du livre, les nombreux flashbacks (d'habitude je les adore) m'ont un peu perdue. Mais j'ai aimé l'histoire et les personnages, et j'ai trouvé le livre intéressant pour le point de vue qu'il aborde.

 

Ce livre peut être lu à plusieurs niveaux, et donc aussi bien par des enfants (à partir de 10/11 ans) que par des adolescents et des adultes. Je suis décidée à reprendre "Le garçon au pyjama rayé", même si je pense que cette lecture me laissera moins indemne. (Je vous tiens au courant, et si vous l'avez lu et chroniqué, n'hésitez pas à m'envoyer un petit lien pour que j'aille voir ça.)

 

Mon ressenti

8/10

 

Mon père est parti à la guerre, de John Boyne, éditions Gallimard Jeunesse (13€)


Le livre sortira le 25 avril.

 

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