Chroniques sincères, rarement méchantes et souvent pleines de digressions de livres ados et enfants (principalement). J'adore recevoir du courrier par mail et par commentaires ! Et je suis un peu trop présente sur Facebook...
Présentation de l'éditeur
Alors que le domaine de Rêverie s’est effondré, Sédentaires et Sauvages tentent tant bien que mal de cohabiter dans les grottes où ils se sont réfugiés. Mais les ressources s'épuisent et le départ devient inéluctable, même si les tempêtes font rage au dehors. S’ils veulent survivre, il leur faut rejoindre le Calme Bleu, un lieu encore épargné par les ravages de l’Ether. Pour cela, Perry et Aria, plus unis que jamais, doivent délivrer Cinder, un mystérieux garçon qui peut contrôler l’Ether. Il est retenu prisonnier par Sable, le cruel chef de la tribu des Cornans…
Mon avis
Terminer une saga, ça fait toujours quelque chose. J'avais beaucoup aimé Never Sky puis Ever Dark et Always Blue est une bonne conclusion à cette dystopie originale.
Cependant, comme pour le tome précédent, je regrette une chose : d'un tome à l'autre, j'oublie presque tout. Pas tellement l'univers particulier, les Sauvages et les Sédentaires, les capsules, le Calme Bleu... mais plutôt l'avancement de l'intrigue et, surtout , les personnages que je me mettais à confondre tous les uns avec les autres. Je ne me rappelais plus qui étaient les Six, sans parler de l'existence de Rune et Jupiter. Willow et Molly, pour moi, c'était chou vert et vert chou. Je trouve que les prénoms des personnages sont trop proches les uns des autres.
Je me répète par rapport à mes chroniques des tomes précédents, mais cette trilogie a une très bonne intrigue de base. Elle pose une réflexion intéressante avec ces deux "castes" qui ne peuvent pas s'encadrer, le côté "Roméo et Juliette" de la relation entre Aria et Perry (qui devient malheureusement ici assez ennuyeuse), les tactiques, la politique, la place de la science, etc.
Mais le fait que les personnages ne soient pas tous assez identifiables crée, selon moi, de la confusion qui égratigne un peu le scénario au passage. Aria m'a parue plus effacée que dans les autres tomes, assez vide d'émotion par rapport à ce qui lui arrive. Je préfère le personnage de Roar, par exemple.
Du fait de ces moments où je me sentais perdue, je me assez souvent suis ennuyée. Il y a un décalage entre le rythme soutenu de l'enchaînement des actions, la verve des personnages (malgré quelques dialogues sonnant bizarrement), les coups qui partent facilement, les disparitions tragiques, et une trame plus plate que dans les tomes précédents.
Une conclusion assez "bosselée", en forme, avec des hauts et des bas mais une fin satisfaisante pour les fans. L'histoire est servie par une plume agréable, davantage dans les descriptions que les dialogues.
Mon ressenti
7/10
Never Sky, tome 3 : Always Blue, de Veronica Rossi, éditions Nathan (16,90€)
