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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 23:25

La mafia du chocolat (La mafia du chocolat , #1)

 

Présentation de l’éditeur

Le chocolat et le café sont illégaux.

Le crime et la corruption font rage à New York.

Et Anya Balanchine aurait dû se méfier de son ex-petit ami.

 

La fille chérie du défunt parrain du chocolat n’a que faire de son héritage. Pour elle, la vie doit être une routine absolue. Aller au lycée, prendre soin de son frère adoré et de sa grand-mère mourante. Et surtout, éviter Gable, parfait loser et ex-petit ami. Oui, tout allait bien jusqu’à ce que cet imbécile de Gable soit empoisonné par le chocolat issu de la fabrique illégale des Balanchine. Que la police la croie coupable, passe encore. Qu’elle se retrouve à la une des journaux télévisés, inévitable. Qu’on la harcèle au lycée en la traitant de criminelle, d’accord. Mais voir revenir dans sa vie sa famille mafieuse au complet est le pire des châtiments. Anya se demande si elle ne va pas devoir renoncer aux cours et sortir son revolver, histoire de mettre de l’ordre dans les affaires…

 

Mon avis

Ce roman bouscule tous les codes. Souvent présenté comme une dystopie, il n’en a pourtant que l’aspect futuriste. Certes, l’action prend place dans un avenir pas franchement radieux, à New York où le chocolat, le café et le papier sont interdits. Brrrrrr.

 

Mais il n’y a pas de guerres où de conflits violents comme on en trouve dans la plupart des dystopies. De plus, l’aspect politique n’est pas hyper développé (même si ça aurait pu être intéressant et que je pense que ça viendra dans les tomes à venir) et il n’y pas de passages qui retournent l’estomac comme on en trouve bien souvent dans le genre. Par contre, il y a des « luttes intestines » (si vous ne savez pas ce que ça veut dire, Anya non plus n’en savait rien, moi non plus, et ça n’a rien à voir avec une indigestion de chocolat, on en découvre le sens dans le bouquin – ou grâce à un dico, bien sûr) car Anya est l’héritière de la famille Balanchine. À cause du caractère illégal du chocolat, l’industrie familiale baigne dans les affaires douteuses. Il n’est donc pas étonnant qu’Anya cherche à se tenir le plus éloignée possible de ce rôle, d’autant plus que c’est suite à ça que son père a été assassiné. Des années auparavant, c’était sa mère qui avait succombé à un accident visant son père. Cet attentat a également laissé des séquelles à son frère, Leo.

 

Anya s’occupe de sa famille, soit Natty, sa sœur, et Leo cité ci-dessus. Galina, sa grand-mère, est mourante et uniquement tenue en vie en attendant la majorité d’Anya, afin que celle-ci puisse devenir la tutrice légale de sa petite sœur. Leo a beau être plus âgé, apte à se débrouiller et une vraie crème, les conséquences de l’accident pourraient jouer en sa défaveur si les services sociaux se penchaient sur le cas de la famille Balanchine.

 

Anya est très dure envers elle-même, souvent prise de culpabilité. Elle prend son rôle de sœur très à cœur et est prête à tout sacrifier pour Natty et Leo. Elle est aussi une catholique fervente, cela pourrait rebuter certains lecteurs, mais sa foi fait partie du personnage et de sa personnalité. Je n’imagine pas le livre sans cet aspect, qui n’est par ailleurs ni une ode à la religion ni un prétexte pour la démonter. Anya est aussi très intègre, honnête, franche, et digne, même dans les pires moments. Vous l’aurez compris, je fais partie du fan-club d’Anya. Ce n’est pas le genre d’héroïne kick-ass hyper douée au combat – même si elle sait se servir d’une arme si besoin – elle est surtout forte mentalement, et le reste suit. Il est agréable de l’avoir pour narratrice et pour guide dans ce New York de 2083.

 

Je vous ai parlé de la grand-mère mourante d’Anya. Et bien, l’auteur a eu la bonne idée de donner son année de naissance, ni vu ni connu : 1995. Ahem. Ca fait réfléchir. Surtout quand elle explique à Anya la signification de « OMG » parce que « de son temps, on s’exprimait par abréviations »… J’ai eu un petit choc en lisant ce passage-là. :-)

 

On n’est pas entièrement dans l’enquête policière ni dans le thriller, mais il y a tout de même une vraie intrigue et des rebondissements. Le tout accompagné d’une bonne louche de romance à la sauce « amour interdit », la mièvrerie en moins car on comprend les enjeux derrière l’interdit de cette relation.

 

Si Scarlet, la meilleure amie d’Anya (j’ai aimé la manière dont l’auteur joue avec le cliché de la blonde écervelée, parce que Scarlet est tellement plus que ça) tient le rôle féminin principal dans la pièce du lycée « Hamlet », je vois parfaitement bien Win (qui semble incarner le petit ami parfait mais dont on sent qu’il est plus que ça, sous l’aura de mystère qui l’entoure) et Anya en Roméo et Juliette.

 

J’ai aimé l’esprit très pragmatique d’Anya, tout ce que lui a appris son père et qu’elle met en application. Elle ne se comporte presque pas en jeune fille écervelée. Presque parce que, quand il est question d’être amoureuses, les héroïnes des livres jeunesse (et elles ne sont peut-être pas les seules, en fait) ont tendance à devenir un peu bêbêtes parfois, n’est-ce pas ? Mais elle est la première à s’en moquer et, jusqu’au bout, elle reste un personnage cohérent. J’ai beaucoup apprécié ce livre construit comme un roman contemporain mais se déroulant dans le futur (et un futur pas si éloigné que ça). Seul bémol : il s’agit d’un premier tome qui laisse vraiment, vraiment… sur sa faim.

 

Mon ressenti

9/10


La mafia du chocolat, tome 1, de Gabrielle Zevin, éditions Albin Michel, collection Wiz (16€)  

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 18:55

La Grâce des brigands

 

Présentation de l’éditeur

Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l'ordre qu'elle avait cru installer dans sa vie s'en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l'adopter Peeleete, le fils de sa sœur. Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu’elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l'esprit libertaire de la Californie des années 70.
Elle n'est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d'un père, à la folie d'une mère et à la jalousie d'une sœur. Elle n'est plus non plus l'amante de Rafael Claramunt, un écrivain/mentor qu'elle voit de temps à autre et qui est toujours escorté par un homme au nom d'emprunt, Judy Garland. Encouragée par le succès de son premier roman, elle est déterminée à placer l'écriture au cœur de son existence, être une écrivaine et une femme libre.
Quitte à composer avec la grâce des brigands.

 

Mon avis

Ce qui m’a attirée vers ce livre, ce n’est pas sa couverture ni particulièrement belle, ni tout à fait moche. Banale, en somme. Ce n’est pas non plus son titre, vaguement intrigant mais pas du tout révélateur de ce que l’on s’apprête à lire. C’est tout simplement son résumé, ce qui est censé (et j’insiste sur le censé) vraiment retenir notre attention lorsqu’on choisit un livre.

 

Ce ne sont donc pas non plus les divers avis que j’aurais pu lire ce livre – j’en ai en fait lu après l’avoir choisi pour les matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister – tout simplement parce que son résumé m’avait vraiment tapé dans l’œil et que, même si plusieurs titres m’attiraient, c’était vers celui que mon cœur penchait finalement…

 

Mais voilà deux paragraphes que je jacasse pour ne rien dire. Vous suivez toujours ? Bref, ce résumé est vraiment très bien fait car ce livre était tout ce que j’attendais, et même plus.

 

Tout y est : le monde des écrivains dans lequel Maria Cristina plonge très jeune. La fuite du Canada vers la Californie ; d’un climat étouffant à un climat libéré. Le personnage excentrique de Claramunt qui m’intriguait, tout comme le titre en fait, ce qui n’est pas anodin…

 

Je sais qu’il y a pas mal de personnes allergiques aux flashbacks alors que je les adore (j’ai l’impression d’en savoir plus sur l’histoire que je suis en train de lire que je n’aurais dû – même si l’auteur avait très probablement tout planifié, laissez-moi dans mon trip SVP). Il y en a dans ce livre… mais ne partez pas trop vite ! Le livre ne suit pas l’ordre chronologique mais est découpé très clairement en quatre parties ; chacune évoquant soit le passé soit le présent mais pas les deux, du coup, pas de risque de s’emmêler les pinceaux.

 

Je ne vais pas dire que le personnage de Maria Cristina soit particulièrement attachant, cela dépendra du lecteur et de sa capacité à s’identifier à elle. D’emblée, ce qui peut placer une barrière entre le lecteur et elle, c’est l’environnement dans lequel elle a grandi et les conséquences que cela a eu sur son caractère.

 

À cause de ses parents étouffants (un père transparent et une mère bigote qui écrase ce dernier et ses filles), Maria Cristina est éduquée dans la culpabilité. Les romans qu’elle lit et ceux qu’elle écrit en cachette lui donnent des rêves d’émancipation. C’est ainsi (en gros hein, je vous passe les détails, tout est dans le livre) qu’elle se retrouve à partager un appartement avec Joanna à Santa Monica, pleine de culpabilité (encore ce mot) envers sa sœur, et ayant des difficultés à s’intégrer et à voir autrement qu’à travers le filtre de la religion qui lui a toujours été imposé. Ce qui donne à Maria Cristina de l’inspiration pour son roman « La Vilaine Sœur ». Va s’ensuivre une rupture définitive avec sa famille, jusqu’à ce coup de fil de la mère…

 

Maria Cristina est un personnage lourd à porter, mélancolique… mais elle est en tout cas crédible de A à Z, comme tous les personnages. La plupart paraissent antipathiques ou étranges, ce qui confère au livre une ambiance particulière. Véronique Ovaldé a établi un portrait des précis de ses personnages et en nous distillant des petits détails sur eux, elle éveille des choses en nous pour qu’on puisse les rattacher à nous-mêmes ou à des personnes qui nous sont proches. Ce qui fait qu’on y croit, peu importe qu’ils nous plaisent ou non.

 

« Qu’y a-t-il de plus agaçant que les gens qui vous offrent des choses inacceptables, pense Maria Cristina, et qui portent chacun de vos refus systématiquement à votre passif, ces gens qui comptent sur votre politesse  ou votre docilité pour vous faire accepter ce que vous n’avez jamais réclamé. Et accepter fera de vous leur obligé. De quelque côté que votre regard se pose, quelque soit la position que vous adoptez vous voilà piégé. »

 

La fin est jouée d’avance, le narrateur si mystérieux (est-ce l’auteur elle-même ?) nous avait laissé des indices. Mais jusqu’au bout, on est porté par le style à la sonorité si spéciale de l’auteur. Je ne suis pas fan des phrases trop longues. Généralement, elles décrivent le même objet ou paysage pendant des lustres et je suis trop paresseuse que pour imaginer l’objet ou paysage en question aussi fidèlement (laissez-moi rêver, crotte de bique). Ou alors, elles ne veulent tout simplement rien dire. Dans le cas de ce livre, non, ça ne m’a pas semblé être le cas, elles ont beau parfois faire une page entière (!), leur construction colle au mieux aux méandres des pensées du narrateur ou de Maria Cristina. Il y a rarement des dialogues à part entière, généralement ils sont incrustés dans la phrase, ce qui peut paraître déroutant au début mais ne m’a personnellement pas dérangée du tout. Il faut dire que j’ai beaucoup apprécié la manière d’écrire de Véronique Ovaldé, qui sert tout à fait une histoire qu’elle relate (« relate » car on la croirait réelle) d’une plume de maître.

 

« Il dit que le but de toutes ces histoires c'est de satisfaire le désir ardent de celui qui les lit. Pour ce faire il te faut obéir aux lois idéales de la rêverie, aux coïncidences et à l'appétit de correspondance mystérieuse. L'appétit de correspondance mystérieuse. Stevenson disait les choses bien mieux que moi mais je suis sûr que tu comprends de quoi il retourne, ma truite. »

 

Ce roman très intimiste parle des personnes qui sucent la liberté voire la vie de ceux qui les entourent. Ces derniers s’en rendant parfois compte, parfois non ; certains réussissant à échapper à cette emprise, d’autres non. Si le livre est souvent dur, les descriptions ne sont pas crues et jouent davantage sur les sensations que sur les faits. L’auteur privilégie davantage l’odorat et l’ouïe, ainsi que les émotions, par rapport à la vue. Ce qui donne un roman vibrant de sensibilité.

 

Livre lu dans le cadre de l’opération « Les matchs de la rentrée littéraire » organisée par Price Minister.

 

Mon ressenti

16/20

 

La grâce des brigands, de Véronique Ovaldé, éditions de l’Olivier (19,50€)  

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 22:49

Action ou vérité (The Lying Game, #3)

 

Présentation de l’éditeur [ATTENTION SPOILERS] Cliquez ici pour lire ma chronique du tome 1 ; ici pour celle du tome 2.

« Qui a tué ma sœur Sutton ? Le beau Thayer, soudain de retour parmi nous ? Laurel, notre petite sœur, si sage en apparence ? Ma nouvelle vie est une énigme. Les reines du mensonge poursuivent leur jeu. Mais je peux compter sur Ethan, toujours à mes côtés. Enfin, je crois... » 

 

Mon avis

L’étau se resserre autour d’Emma alors que, côté suspects, elle patauge presque dans la semoule. Presque, car son enquête avance un peu… mais on piétine quand même pendant une bonne partie du livre.

 

En effet, Sara Shepard nous présente un coupable parfait. Or, avec un peu de jugeote et zieutant déjà sur le prochain tome, le lecteur ne peut que se douter que ce « coupable parfait » est un leurre. Dès lors, je me suis ennuyée, même à des moments qui devraient être plein de suspense, je n’avais pas tellement de mal à reposer mon livre si besoin (oui, dans le cas contraire, je privilégie la lecture de la fin de mon chapitre à toute autre activité, au grand dam de mon entourage).

 

Mais, comme je le disais, l’enquête avance un peu, moult points d’exclamation !!! Et il y a dans ce tome une nouvelle dimension : l’émotion, notamment car Sutton (la narratrice et la jumelle morte, dans un ordre aléatoire, rappelez-vous) sait des choses qu’Emma ignore et se sent impuissante, ce qui est assez intéressant et perturbant à lire… presqu’aussi perturbant que les premiers tomes qui m’avaient totalement chamboulée.

 

J’avoue que j’ai peur de tourner en rond par la suite. Et que les réactions des personnages, d’Emma surtout, commencent à parfois titiller mes nerfs, ce qui est dommage (pour mes nerfs, mais aussi pour le livre en général qui jusqu’ici avait échappé à cette malédiction des héroïnes y-a qui ne peuvent pas s’empêcher de devenir lourdingues et particulièrement quand un petit ami est en jeu) (mais ce n’est pas encore trop grave, ça n’arrive qu’une ou deux fois, donc je lui pardonne, je l’aime bien cette Emma qui se trouve, je l’admets, dans une situation périlleuse dans laquelle je ne souhaiterais me trouver pour rien au monde).

 

Sinon, j’ai deux suspects, un en particulier et je veux, que dis-je ? J’EXIGE de savoir le fin mot de cette affaire. Ces romans se lisent très facilement et rapidement ; il s’y passe plein de choses – même si ça implique parfois de revenir quelques pas en arrière – alors ça reste une lecture plus qu’agréable. J’ai remarqué que, plus j’avance dans une série (ce qui n’est pas courant car je les finis rarement, shame on me), plus je chicane au fur et à mesure des chroniques. C’est un peu normal. L’attrait de la nouveauté laisse place à la recherche et découverte de toutes les petites failles du récit. Donc j’ai beau avoir l’air de râler, j’ai beaucoup aimé ce livre, et j’adore cette série en général. Je lirai donc la suite avec plaisir. :-)))

 

Mon ressenti

9/10

 

The Lying Game, tome 3 : Action ou vérité, de Sara Shepard, éditions Fleuve Noir, collection Territoires (16,50€) 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 15:02

Les plus belles légendes d'Egypte

 

Présentation de l’éditeur

Retrouvez les plus célèbres légendes d'Egypte !
Treize légendes racontent le monde des dieux de la plus fascinante civilisation antique, de la création de l'univers par Rê aux luttes de pouvoir de Seth et Horus. Thot lui-même, le dieu des scribes, nous envoûte avec ses récits de combats spectaculaires contre des monstres terrifiants, ses histoires de complots, de trahisons et d'amours passionnés des dieux et pharaons d'Égypte. 

 

Mon avis

Tout d’abord, je dois dire qu’il s’agit d’un beau livre en tant qu’objet ! J’apprécie particulièrement le dos doré de l’ouvrage, rappelant les parures des dieux égyptiens…

 

En le feuilletant pour la première fois, j’ai trouvé les illustrations de l’intérieur nettement moins convaincantes que celle de la couverture. Même si je les trouve toujours moins belles, une fois que j’ai eu commencé ma lecture, elles me semblaient tout à fait adaptées et intégrées aux récits, représentatives de leur contenu, et tout à coup beaucoup plus jolies. Allez savoir pourquoi.

 

Les légendes d’Egypte ne sont pas livrées au lecteur tout simplement les unes à la suite des autres, non : il y a une véritable trame, même si elle est secondaire. Thot raconte en effet ces histoires à la jeune Majda. J’ai trouvé cette façon de procéder originale et attrayante pour les enfants.

 

Et puis, chacun des récits est également intéressant pour qui s’intéresse un tant soit peu aux légendes et/ou à l’Egypte. Quelques trucs m’ont quand même fait tiquer étant donné que le livre est destiné à des enfants, c’est pour ça que je le conseillerais pour des lecteurs à partir de10/12 ans. Et plutôt matures, parce qu’il est question à un moment d’un homme qu’on a découpé en morceaux disséminés aux quatre coins du monde, avant de les retrouver tous sauf un : le sexe de l’homme qui a été mangé par un poisson… En plus, il faut être un lecteur « accroché » pour suivre les méandres des noms des nombreux dieux égyptiens.

 

 Je regrette qu’il n’y ait pas plus d’illustrations ! À part cela, ce fut un beau voyage en Egypte pour moi.


Les plus belles légendes d’Egypte racontées par Thot, de Gérard Moncomble, illustrations de Yann Tisseron, éditions Nathan (17,50€) 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 14:33

 Moka - Ailleurs - Trilogie : Ailleurs, rien n'est tout blanc ou tout noir ; Le puits d'amour ; A nous la belle vie.

 

Présentation de l’éditeur

Signalement : Francès Avalon, dite Frankie. 1m80, 8 ans de judo. Biceps partout et autres muscles. 15 ans, bientôt 16. Cheveux blond roux, longs, souvent roulés sous une casquette.

Tenue préférée : un jean maculé de taches de colle à maquette. Caractère de cochon. Culot monstre. Energie débordante. Facilité d'élocution.

Mensonges proférés au cours de sa vie : zéro.

Projets avoués : ne jamais se marier. Devenir pilote de chasse.

Spécialités : idées folles. Défense de la veuve et de l'orphelin. Claquage de portes. Cassage de figures. Bousculade d'idées reçues.

Fréquentations : parents, séparément d'abord, puis ensemble. Sœur, Constance. Voisins de diverses origines sociales ou raciales, à Seattle, Saint-Tropez, Las Vegas. Inconnus croisés dans la rue, les trains (particulièrement le Transaméricain), les bases aériennes.

Nota bene : unique personne capable de lui couper les jambes et de lui enlever son sens de la repartie légendaire : Major David King. Officier d'aviation, la quarantaine. Vit seul avec son fils depuis son veuvage.

 

Mon avis

Ailleurs c’est…

 

  • Seattle, où Frankie et sa sœur Constance emménagent avec leur père. Là, les deux sœurs découvrent une ville dans laquelle les tensions raciales sont omniprésentes
  • Saint Tropez, où les deux sœurs passent leurs vacances d’été avec leur mère
  • Las Vegas, où Frankie va se retrouver pour un laps de temps… indéterminé…

 

Pour lire ce livre, il ne faut pas avoir peur des points d’exclamation car Frankie s’emporte souvent, avec un peu tout le monde. Avec ses 8 ans de judo au compteur, elle défend la veuve et l’orphelin avec ses poings en plus de son verbe acéré. Son sens de la répartie est décoiffant et m’a laissée admirative. Je devrais en prendre un peu de la graine.

 

J’aime les personnages aux caractères aussi trempés. Frankie est une tête de linotte ajoutée à un caractère de cochon mais elle est avant tout généreuse. Elle est aussi très mature, et elle montre que irresponsable et débrouillarde ne sont pas incompatibles.

 

Ce livre touche à pas mal de sujet mais essentiellement celui du racisme, Frankie luttant souvent contre cette forme d’injustice. « Ailleurs » m’a passionnée du début à la fin. Je le trouve vraiment « mûr » pour cette collection, je le conseillerais à partir de 15 ans car je pense que certaines choses m’auraient échappée ou dérangée plus jeune, notamment la relation ambigüe entre Frankie et le major King.

 

Il y a une foule de personnages qui gravitent autour de notre héroïne et, s’ils sont plus ou moins attachants, ils sont en tout cas faciles à imaginer et à resituer. Certains sont là dans chacune des trois parties du livre (en fait auparavant édité sous forme de trois livres à part entière), d’autres font leur apparition au gré des rebondissements…

 

« Ailleurs » est un voyage dans une Amérique tour à tour violente et solidaire coupé par un intermède estival à Saint Tropez. J’ai dévoré ce voyage incroyable et palpitant ; riche en rencontres ! Il s’agit d’une aventure à vivre et d’une héroïne à rencontrer : Frankie est folle et il lui arrive des choses encore plus folles, vous auriez tort de vous en priver. Un roman comme je les aime : puisant dans la réalité, mais au final très romanesque.

 

Mon ressenti

9/10


Ailleurs, de Moka, éditions l’Ecole des loisirs (11,20€)

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 20:53

septembre octobre

 

Bonsoir !

 

Hum, visiblement, je déteste tellement le mois de septembre que j’ai omis de faire mon bilan littéraire du mois…

 

En plus, je n’ai vraiment pas fait exprès mais, pour mon bilan du mois d’août, j’avais écrit :

 

« Allez, plus que quelques mois et je devrais publier mon bilan du mois écoulé au 31 du suivant ! »

 

Ahem, et bien, comment dire… ?

 

Trêve de bavardage, je vais éviter de traîner encore plus !


~

 

SEPTEMBRE

 

[Lecture VO] 1. Speak, de Laurie Halse Anderson  (4/5)

2. Mon Américain, de Jean-Paul Nozière (3/5)

3. La vie compliquée de Léa Olivier, tome 3 : Chantage, de Catherine Girard-Audet (4/5)

4. Alexandre le Grand - Jusqu'au bout du monde, de Hélène Montardre  (2,5/5)

5. Cœur de pierre - Camille Claudel et Rodin, de Marie Sellier  (3,75/5)

[Version abrégée] 6. Les Misérables, de Victor Hugo  (5/5)

7. Le Magasin des Suicides, de Jean Teulé  (4/5)

8. Ma vie a changé, de Marie-Aude Murail (4/5)

9. Héros de l'Olympe, tome 1 : Le Héros perdu, de Rick Riordan (2/5)

10. Réseau(x), tome 1, de Vincent Villeminot (2,5/5)

[Lecture scolaire] 11. Novecento: Pianiste, d’Alessandro Baricco (3/5)

[Lecture scolaire de mon frère] 12. Pour tout l'or du monde, de Jean-Marie Defossez  (3/5)

[BD] 13-14. Valentine, tomes 1 et 2, de Vanyda (4/5)

15. Never Sky, tome 2 : Ever Dark, de Veronica Rossi (4/5)

16. Time Riders, tome 6 : Les brumes de Londres, d’Alex Scarrow (4,5/5)

 

Côté albums...

 

Au secours, un ogre glouton !

La Maison hantée

Le carnet secret de Timothey Fusée

Le petit chevalier qui n'aimait pas la pluie

Edmond la fête sous la lune

 

~

 

OCTOBRE

 

1. Icônes, tome 1, de Margaret Stohl (2,5/5)

2. Attachiante, de Sarra Manning  (4,5/5)

3. Big Easy, de Ruta Sepetys (5/5) ♥

4. Ta gueule ! On tourne, de Jade-Rose Parker (3,75/5)

5. Le cri du petit chaperon rouge, de Beate Teresa Hanika (4/5)

6. Comment (bien) rater ses vacances, d’Anne Percin (4/5)

[Lecture VO] 7. The Teashop Girls, de Laura Schaefer (3,75/5)

8. Le Sabotage amoureux, d’Amélie Nothomb (1/5)

9. Accords Imparfaits, de Rose Darcy (3,5/5)

[Poèmes] 10. Yôsei : dans le secret des fées, d’Alice Brière-Haquet, illustrations de Shiitake  (4,5/5)

11. Hérétiques : Le mystère Isolde, de Philippa Gregory (2,5/5)

[Poèmes] 12. Yosei, le cadeau des fées, d’Alice Brière-Haquet, illustrations de Shiitake  (4,5/5)

13. La fille qui n'aimait pas les fins, de Yaël Hassan et Mat7hieu Radenac (4/5)

[Chronique à venir] 14. Ailleurs, de Moka (4,5/5)

[Lecture VO] 15. Just One Year, de Gayle Forman (6/5) ♥

 

Côté albums...

 

C'est quoi l'idée, tomes 1 et 2 ; Animaux ; La vérité vraie sur les pirates


~


J'ai rajouté les albums par la suite parce que, étant donné qu'ils n'apparaissent pas dans mon challenge Goodreads, je n'avais pas les dates de lectures précises. ;-)

 

Pas de coup de cœur en septembre mais deux en octobre (le mois du Salon du livre de Charleroi, en plus) pour rattraper ça, ça me va ! :-) Et je suis plutôt contente du rythme que j’ai trouvé et de mes lectures VO. Deux jolis mois de lecture en somme, j’espère que pour vous aussi.

 

Bon mois de novembre (bientôt Catching Fire !!!!!) et bonnes lectures !

 

HanaPouletta


PS : qui a fêté Halloween ?

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 11:00

La fille qui n'aimait pas les fins

 

Présentation de l’éditeur

Maya est une amoureuse des livres. Elle en a déjà cent trente-quatre* ! Sa mère, qui ne peut pas lui acheter tous les livres de la terre, l'inscrit contre son gré à la bibliothèque. Dans ce lieu paisible et studieux, Maya va faire la rencontre d'un vieux monsieur plein de fantaisie, qui l'intrigue beaucoup et dont elle se sent proche. Qui est réellement le mystérieux Manuelo ? La plus belle des surprises est au bout de l'histoire.

 

*trois cent trente-quatre, en fait [NDLW] 

 

Mon avis

Ce livre est à la fois un très beau portrait de lecteurs, une invitation à la lecture et une histoire de secret de famille… autour de la lecture.

 

Il n’y a pas de grand suspense, mais ce n’est pas vraiment recherché. L’alternance judicieuse des points de vue nous offre deux versants de l’histoire qui se complètent parfaitement et qui font qu’on connaît l’issue de l’histoire. Pour autant, il paraît logique que ce ne soit pas le cas de l’héroïne, donc on ne s’arrache pas les cheveux à avoir envie de lui hurler la vérité dans les oreilles. (Oui, je parle en connaissance de cause, mais je suis à peu près certaine que vous aussi vous avez pensé à des noms de personnages.) Et la fin offre un petit quelque chose, je vous laisse découvrir le livre pour comprendre ce que je veux dire par là… En plus, le mélange des deux plumes des auteurs est parfaitement homogène, pas moyen de faire la différence.

 

Le fait que le livre soit écrit et mis en page dans un style très jeunesse empêchera sans doute un certain public de partager une histoire et une héroïne à laquelle, pourtant, tout lecteur pourrait s’identifier. Il est vrai que l’héroïne fait très jeune, que le livre est court et les « lettres » grandes… mais « La fille qui n’aimait pas les fins » touchera néanmoins un large public d’enfants, voire les plus grands que le style jeunesse ne dérange pas. Il y a en effet de très beaux passages sur la passion de la lecture et les dialogues sont on ne peut plus vivants.

 

Le seul truc qui différenciait vraiment mon rapport à la lecture de celui de Maya est le suivant : elle ne lit pas les fins des livres. Non, ce n’est pas seulement qu’elle ne les aime pas, ces fins, elle les zappe complètement. Bizarre, non ? Mais je vous laisse découvrir pourquoi…

 

« La fille qui n’aimait pas les fins » plaira avant tout aux jeunes lecteurs, mais les plus grands trouveront dans ce livre une mine de citations pour les amoureux de la lecture. Un livre qui donne envie d’en lire des milliers d’autres… du début à la fin !

 

Mon ressenti

8/10

 

La fille qui n’aimait pas les fins, de Yaël Hassan & Matt7ieu Radenac, éditions Syros, collection tempo (6,50€)

 

 

« - Tu ne peux tout de même pas acheter tous les livres de la Terre ! a décrété cette semaine ma mère, excédée.

Eh bien si, justement ! Je les veux tous. Je veux tous les livres de la Terre !

-         Nous irons t’inscrire à la bibliothèque cet après-midi. On ne peut plus suivre financièrement.

-         Maman, je ne demande rien d’autre, moi, comme cadeaux, que des livres !

-         C’est vrai, Maya. Mais tu n’as plus de place dans ta chambre. » 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 10:14

 

Présentation de l’éditeur

Rome, 1453 : Luca Vero, dix-sept ans, est arraché de son monastère par le représentant d’un Ordre mystérieux, qui agit au nom du pape. L’homme lui confie une mission cruciale : repérer dans le monde chrétien l’hérésie et la sorcellerie. Accompagné d’un serviteur drôle et dévoué, Luca se rend dans un couvent près de Rome où se passent des phénomènes étranges depuis l’arrivée d’Isolde, la nouvelle abbesse : les sœurs semblent frappées de folie et portent des stigmates. Tout semble accuser Isolde et sa servante maure. Les deux jeunes filles risquent le bûcher…

 

Mon avis

Ce livre est un premier tome d’une série mais le lecteur a deux épisodes pour le prix d’un. Je dis « épisode » car, je ne sais pas pourquoi, je l’ai particulièrement bien imaginé être adapté en série TV… « Hérétiques : Le mystère Isolde » contient deux récits que l’on pourrait distinctement séparer, mais se suivant dans l’ordre chronologique et mettant en scène les mêmes personnages.

 

Le personnage m’ayant le plus touchée est Ishraq, l’amie d’Isolde et sa dame de compagnie « libre » ; Maura se trouvant bien loin d’être une esclave. Mais il m’a fallu du temps pour qu’elle sorte du lot, tout comme Freize, qui accompagne Luca. Les deux personnages principaux (Isolde et Luca, donc) ne m’ont pas du tout convaincue, et particulièrement Luca. J’ai trouvé que les personnages étaient un vrai flop et particulièrement dans la première moitié du livre. Les émotions sont survolées et ils m’ont semblé vraiment fades, sans caractère.

 

Pourtant, il y avait matière à faire, notamment par rapport à la situation des femmes à cette époque et la manière dont est traitée la jeune Isolde, contrainte de s’engager dans l’abbaye suite aux dernières volontés de son père. Mais cet aspect n’est pas assez abouti du point de vue du ressenti des personnages.

 

Le style aussi m’a paru assez impersonnel, il n’y avait de « patte » particulière. La deuxième histoire m’a davantage plu même si j’en avais deviné la fin quelques pages avant qu’elle n’arrive.

 

Mis à part cela, le mystère est au creux du livre. On pourrait parler de « thriller historique », en un sens. L’ambiance et la précision de l’aspect historique sont ce que j’ai préféré, et si la quatrième de couverture vous botte vraiment, vous trouverez sans doute votre compte dans ce roman. La quête de Luca pour enquêter sur les affaires portant atteinte à la chrétienté est prenante et constitue une idée originale et pleine de possibilités, qui m’a probablement conduite à penser à une série télévisée.

 

Malgré des débuts laborieux, mon intérêt a cru vers la fin car la deuxième histoire était selon moi plus intéressante, et parce que je commençais à m’habituer aux héros. Mais ce ne sera clairement pas un coup de cœur. L’ambiance sombre n’est pour moi pas poussée au maximum de son potentiel, et il y a un creux certain point de vue personnages qui m’a dérangée.

 

L’histoire aurait pourtant pu être riche d’émotion et vécue de façon intense par les héros dont on ne se rend pas compte qu’ils sont très jeunes, pas tellement parce qu’ils sont matures (ce qu’ils sont effectivement) mais parce qu’on a l’impression de les connaître mal. Dommage, j’aurais aimé adorer ce livre, vraiment !

 

Mon ressenti

5,5/10


Hérétiques : Le mystère Isolde, de Philippa Gregory, éditions Gallimard jeunesse (16,90€) 

 

L'avis de Stéphy qui a quant à elle préféré la première intrigue !


Le livre sortira le 8 novembre.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 17:45

Just One Year (Just One Day, #2)

 

Présentation de l’éditeur

The heartrending conclusion—from Willem’s POV—to the romantic duet of novels that began with Allyson’s story in Just One Day.

After spending an amazing day and night together in Paris, Just One Year is Willem’s story, picking up where Just One Day ended. His story of their year of quiet longing and near misses is a perfect counterpoint to Allyson’s own as Willem undergoes a transformative journey, questioning his path, finding love, and ultimately, redefining himself.

 

Traduction (réalisée par mes soins)

La déchirante conclusion, du point de vue de Willem, du diptyque romantique qui avait démarré avec « Just One Day/Pour un jour avec toi » et l’histoire d’Allyson.

Après avoir passé une journée et une nuit magnifiques à Paris, voici l’histoire de Willem, « Just One Year » reprenant là où « Just One Day/Pour un jour avec toi » s’était arrêté. Il s’agit de l’histoire d’une année faite de désir refoulé et d’occasions manquées de peu, et le parfait contrepoint à celle d’Allyson, comme Willem traverse une épopée qui le transformera, le fera s’interroger sur le chemin à prendre, lui permettra de trouver l’amour et, au final, de se redécouvrir…

 

Spoilers pour qui n'a pas lu le premier tome duquel vous pouvez lire ma chronique ici.

 

Mon avis

J'ai souvenir (c'est-à-dire que je ne le parierais tout de même pas) d'avoir lu quelque part qu'il valait mieux lire les deux tomes du diptyque l’un à la suite de l’autre, mais au moment de recevoir le deuxième je n’avais pas relu le premier et je n’ai pas pu me résoudre à reporter ma lecture. Comme vous avez pu le constater, je n’avais déjà pas eu le courage d’attendre la VF. De même, j’ai essayé de ne pas lire le livre trop tôt – ni trop vite – mais je n’y suis pas tout à fait parvenue.

 

 Et maintenant que j’ai fini « Just One Year », comme à chaque fois (la 5ème aujourd’hui si j’oublie les relectures) que je referme un livre de Gayle Forman, je me sens comme orpheline. Même si la fin de ce diptyque me laisse en quelque sorte soulagée car tout est bien à sa place, toutes mes questions ayant trouvé réponse. (C’est comme être déchirée à la fois par la tristesse et par le soulagement, l’un me tirant vers le bas et l’autre vers le haut… Pardon, en fait, je cite le livre, là, j’ai toujours un pied dedans.) Et même si je compte sur Gayle Forman pour me pondre une nouvelle merveille dans les mois – soyons optimistes – à venir. :-)

 

Ce que j’aime énormément dans ses livres, c’est qu’il y a plein de situations et citations qui nous permettent de nous identifier et/ou nous font réfléchir… mais sans que le livre soit un traité de philosophie pour autant. Je suis souvent éberluée par la manière dont Gayle arrive à concilier plusieurs éléments – parfois des pages ou un livre plus loin –comme si toutes les pièces du puzzle trouvaient leur place. Ce que je dis me semble légèrement confus sur les bords, mais si vous avez lu/ allez lire ce livre (vous allez le faire, hein ???), je vous donne l’exemple le plus frappant : le Double Happiness (Double Bonheur).

 

Soyez attentifs, un détail (une parole, un proverbe, un mot, un symbole…) peut prendre toute son importance par la suite quand on lit un livre de Gayle Forman. Pas dans le style « roman policier », dans le style « Gayle Forman », tout simplement.

 

J’avais un peu peur de ne pas réussir à m’identifier au narrateur mais, même s’il y a sans doute en moi plus d’Allyson que de Willem, j’ai eu de l’affection pour lui jusque dans ses failles, qui le rendent hypra-réaliste. Lui qui a l’habitude de parcourir le monde entreprend là un voyage particulier. On apprend pourquoi il est parti ce matin-là, dans un concours circonstances qu’il regrette maintenant, laissant seule Lulu, qu’il ne connaît désormais plus que sous ce nom. Dès lors, autant chercher une aiguille dans une botte de foin… Tandis que Willem tour à tour cherche et cherche à oublier Lulu, il nous emporte dans sa quête initiatique.

 

J’ai aussi aimé découvrir l’histoire de Bram et Yael. J’ai aimé toutes les références à Shakespeare, présent de l’épigraphe jusqu’au cœur du récit. Le clin d’œil à « Si je reste » (mon livre chéri ♥) de la fin m’a rendue toute chose et j’ai dû respirer un grand coup avant de reprendre (je suis faible, me direz-vous).

 

J’ai également apprécié les parallèles entre l’histoire de Lulu et celle de Willem. Pas besoin d’avoir relu « Pour un jour avec toi » avant, c’est comme si je venais de le quitter. Mais je suis d’accord avec le conseil dont j'ai parlé au début dans la mesure où avoir lu un des deux livres éclaire la lecture de l’autre. Je compte donc le relire prochainement. :-)

 

Le livre est réaliste du début à la fin. Parfois, un scénario a besoin pour exister de détours un peu fous qui ne desservent pas l’histoire pour autant. Ici, selon moi, il n’en fallait surtout pas, pour que le livre conserve toute sa magie et son pouvoir… et il n’y en a eu aucun.

 

Bien entendu, on connaît l’issue du livre en ayant lu le premier tome. Mais l’histoire est incomplète sans « Just One Year », ce dernier est indispensable. Chaque livre tel un des deux couplets de l’histoire du Double Happiness, en somme.

 

Ce diptyque m’a énormément touchée ; mélange parfait de romance, de voyage, de découverte de soi, de Shakespeare… Un parcours initiatique qui fourmille de rencontres ; si crédible qu’il en devient tangible et, comme le premier tome, donne envie de sauter dans le premier avion venu. Gayle Forman aborde toujours des thématiques qui me touchent. Mais est-ce que son livre me touche parce qu’il aborde des thématiques qui m’interpellent ? Ou bien ces thématiques me touchent-elles parce qu’elles se retrouvent au cœur des livres de Gayle Forman ? That is the question.

 

[Je vous tiens au courant pour ce qui est de la publication VF du livre, et j'en profite pour vous donner le lien du très intéressant article de Mirrorcle World à l'attention de ceux qui souhaitent débuter en lecture VO !]

 

Mon ressenti

9,5/10


Just One Year, Gayle Forman, Dutton Juvenile (17.99$) 

 

Mon exemplaire du livre, précommandé via le site internet de la librairie WORD :

 

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♥♥♥


“Sometimes fate or life or whatever you want to call it, leaves a door a little open and you walk through it. But sometimes it locks the door and you have to find the key, or pick the lock, or knock the damn thing down. And sometimes, it doesn’t even show you the door, and you have to build it yourself. But if you keep waiting for the doors to be opened for you... I think you’ll have a hard time finding single happiness, let alone that double portion.”

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 18:48

Accords Imparfaits

 

Présentation de l’éditeur

Quand Derrick rencontre Laura, cela fait des étincelles. Toutes sortes d’étincelles, de toutes les couleurs. Les deux jeunes gens savent qu’ils sont faits l’un pour l’autre, mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils pourront s’entendre car pour eux, se disputer devient tout un art. Ni l’un ni l’autre ne savent s’ils auront un avenir ensemble ni même s’ils devraient s’y essayer.
Pourtant, ils vont s’efforcer d’abattre un à un les obstacles qu’ils se sont eux-mêmes employés à dresser pour découvrir ce qu’aimer veut dire…

 

Mon avis

Selon moi, il y a deux manières de lire ce livre.

 

La première est la version « scrutatrice ». Certaines choses pas logiques sautent aux yeux et ensuite on se braque tellement qu’on scrute le texte à la recherche du moindre détail invraisemblable. C’est épuisant, et au final, ça donne un avis incisif et super négatif

 

La deuxième est la version « spectatrice ». On prend le livre comme un film romantique, ce qui le décrit plutôt bien je trouve (je me lance des fleurs, yeah). On s’installe, un bol de pop-corn (au caramel ;-)) à la main et on laisse Laura et Derrick entrer en scène. Il y a dans « Accord imparfaits » les ingrédients habituels des comédies romantiques à succès : deux personnages charismatiques (les acteurs de ce genre de films sont rarement moches), des dialogues « ping-pong », certaines situations un peu « grossies », un rythme soutenu et beaucoup, beaucoup de romantisme.

 

J’ai commencé par le premier mode avant de me laisser lentement glisser vers le deuxième. Ça n’a pas été facile au début car je suis habituée à chercher la petite bête (et à commenter mes trouvailles à voix haute, voire à corps et à cris, au plus grand déplaisir des personnes partageant la même pièce que moi mais pas mon entrain étant donné qu’ils n’ont pas lu le livre dont je fais question). Mais la deuxième partie du livre est plus « émotionnelle » et je trouve que Rose Darcy est très douée pour ces passages-là, j’espère qu’à l’avenir elle en utilisera plus.

 

Le livre est bien écrit, même s’il y a quelques petits accrocs : des phrases auxquelles j’aurais retiré/ajouté une virgule, des inversions futur/conditionnel, etc. mais c’est plutôt rare et c’est de nouveau mon TOC qui parle (oui, je sais, j’étudie les TOCS à l’école et ça ne s’applique pas 100% à ce cas mais whatever). Et les « notes de l’auteur », souvent décriées dans les chroniques que j’ai pu lire avant de me plonger dans le roman, ne m’ont personnellement pas dérangée du tout.

 

Je vois vraiment bien « Accords imparfaits » en film. Pour son rythme, et avec l’idée des post-it que j’ai trouvé génialissime. Elle apporte une « empreinte » au livre, un signe qui distingue cette romance des autres. Coup de cœur aussi pour les titres des chapitres – des titres de romans d’amour en l’occurrence – et particulièrement le treizième (ce qui me prouve encore une fois que le chiffre 13 me poursuit mais, de nouveau, ça pourrait s’approcher d’un TOC et je digresse complètement alors je crois que je vais fermer cette parenthèse et barrer son contenu).

 

En fait, j’aime les jeux du chat et de la souris comme celui entre Laura et Derrick, et s’il m’a par moment agacée il aurait pu ne pas le faire du tout. La seule chose qui m’a perturbée, c’est qu’il s’étale sur 4 ans. À part ça, j’ai aimé le point de départ plein d’humour et leurs taquineries récurrentes. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui réclamaient plus d’indications temporelles. (Sur le même thème, la quasi absence de descriptions des lieux ne m’a pas dérangée non plus, le livre est vraiment centré sur l’histoire Laura/Derrick et pour moi ça lui suffit, c’est aussi une de ses particularités originales.) J’aurais personnellement préféré qu’il n’y en ait pas du tout (je parle des indications temporelles), car je ne peux pas changer l’histoire que l’auteur a créée, mais j’aurais mieux aimé pouvoir imaginer moi-même de quand à quand l’histoire se déroulait, et pouvoir me dire que cela ne dépassait pas un an. Car se tourner autour pendant 4 ans sans rien tenter, en étant adulte mais totalement aveugle… Ça me paraît impossible.

 

Maintenant, c’est sûr que c’est mignon tout plein et il reste qu’en refermant le livre j’avais le sourire aux lèvres et la chanson « Impossible » de James Arthur en tête, alors, à bon entendeur…

 

Mon ressenti

8/10

 

Accords imparfaits, de Rose Darcy, éditions Artalys (14,90€)

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